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MOTRICITÉ INTRINSÈQUE DU GLOBE DE L'ŒIL

De toutes les parties constituantes du globe, seuls l'iris et le muscle ciliaire, grâce à la présence de fibres lisses, possèdent la propriété de se contracter sous l'influence des nerfs moteurs qu'ils reçoivent. Nous savons que ces nerfs proviennent de deux sources : de Yocido-moteiir ou troisième paire crânienne et du grand sympathique cervical. Nous verrons que la brandie ophtalmique de la cinquième paire ne reste pas non plus étrangère à la contractilité de l'iris.

Mouvements de l'iris. Le voile irien est animé de mouvements alternatifs de resserrement et de dilatation indépendants de la volonté. A. chaque excitation de la rétine par la lumière correspond un resserrement de la pupille, tandis que celle-ci se dilate à mesure que l'éclairage diminue. De même, la contraction du muscle ciliaire et celle des droits internes produisent une diminution de cet orifice. De là dérive cette notion que les mouvements de l'iris sont de nature réflexe. On les a divisés en sensilivo-moteurs et en moto-moteurs. Les premiers ont leur point de départ dans la rétine; les seconds sont provoqués par le muscle ciliaire et les muscles de la convergence.

Ces deux réflexes normalement distincts peuvent se dissocier dans certains états pathologiques, en particulier dans l'ataxie.

Un fait important, c'est que la mise en jeu d'un seul œil occasionne, dans les deux iris les mêmes phénomènes, d'où il découle que les centres encéphaliques réflecteurs droit et gauche doivent communiquer par un tractus commissural.

Lorsqu'on étudie expérimentalement les mouvements de l'iris, on constate que les vaisseaux nombreux qui pénètrent dans son tissu ne . jouent aucun rôle important. Donderset après lui Franck ont démontré que chez un animal décapité ou tué par hémorrhagie, l'excitation des nerfs continue à donner des changements dans le diamètre de la pupille.

Toute paralysie, aussi bien que la section expérimentale de l'oculomoteur, ont pour effet de dilater la pupille, autrement dit de paralyser le sphincter irien. Par contre, l'excitation de ce nerf produit la contraction. De là on a conclu que le sphincter de l'iris est sous la dépen-

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