MOTRICITÉ INTRINSÈQUE DU GLOBE HE L'OEIL
dance directe de Yoculo-moteur, par le filet fourni au ganglion ophtalmique.
L'action du sympathique cervical est tout opposée : sa section ou l'arrachement du ganglion cervical supérieur resserre la pupille, alors que l'excitation galvanique du nerf la dilate, même quand on a eu soin de diviser au préalable la cinquième paire dans le crâne.
Tous ces faits portent à penser que l'iris doit posséder un système dilatateur innervé par le sympathique, et cela d'autant plus que l'instillation de l'atropine dans les cas de mydriase par paralysie de l'oculo-moteur a pour effet d'exagérer la dilatation, soit qu'elle agisse directement sur la tonicité du sphincter, soit qu'on lui suppose une propriété excitatrice sur le dilatateur.
Malheureusement jusqu'ici toutes les recherches histologiques ne sont pas parvenues à démontrer la présence dans l'iris humain de fibres musculaires rayonnées. Devant une pareille constatation, F. Franck admet une action inhibitoire du sympathique sur l'oculomoteur, analogue à celle qu'exercent les nerfs vaso-dilatateurs sur la musculature des vaisseaux, bien qu'en sens inverse.
D'après cet expérimentateur, les filets sympathiques destinés à l'iris suivent un trajet indépendant de celui des filets vaso-moteurs du même nerf. Au lieu de se rendre, comme on le dit, dans le plexus carolidien et de là à l'œil, après avoir traversé le ganglion ophtalmique, ils se détachent du ganglion cervical supérieur, et vont directement dans celui de Gasser. Il donne comme preuve de cette anastomose sympathico-gassérienne le resserrement de la pupille, lorsqu'on sectionne le susdit filet de communication, et la dilatation lorsqu'on l'excite.
Une fois ce filet anastomotique coupé, l'électrisation du sympathique cervical cesse d'influencer la pupille. Ajoutons que l'excitation directe de ce filet n'a aucun effet sur la circulation. D'après l'auteur, il s'agirait donc là d'un nerf irido-dilatatcur dissocié des nerfs vaso-moteurs.
Déjà Œhl, de Pavie1, avait noté que l'excitation électrique de la cinquième paire dans le crâne dilatait la pupille, alors que sa section la resserrait. Cette dilatation par excitation se produit, suivant Franck, alors môme qu'on arrache au préalable le ganglion cervical supérieur. Cela le conduit à conclure que le ganglion de Gasser est le centre de convergence de deux systèmes de fibres sympathiques, les unes spinales et les autres bulbaires.
Jessop2, de Londres, envisage les nerfs ciliaires courts, comme préposés à la contraction du sphincter pupillaire et du muscle accommodateur, alors que les ciliaires longs agiraient comme dilatateurs.