Ostwald, Congrès int. de Heidclberg
laphotopsie, sous forme de scintillements et de sensations lumineuses colorées, surtout quand le sujet passe d'un lieu sombre dans un endroit éclairé, la micropsie, qui tient à l'assombrissement des images, par suite de la torpeur de la rétine et du trouble des milieux, enfin Yhéméralopie.
A l'examen ophtalmoscopique, on constate, ainsi que Fœrster l'a indiqué, Un trouble poussiéreux du vitré dans la région axiale du fond de l'œil, alors que les parties périphériques restent claires. Ultérieurement, le tout devient nuageux et l'on aperçoit de gros flocons mobiles, caractéristiques du synchisis simple. Ce trouble poussiéreux est d'une importance capitale pour le diagnostic, et doit être recherché avec attention.
Au début, la papille est congestionnée, parfois saillante et comme œdémateuse. D'après Fœrster, il existerait dans le tiers des cas des taches blanches rétiniennes autour de la macula, rappelant celle de la rétinite albuminurique. Nous n'avons observé cette lésion que chez un très petit nombre de sujets, outre qu'il reste à s'enquérir s'il n'y a pas coïncidence de néphrite syphilitique avec albuminurie. Des faits de Bader1, Galezowski2, Hutchinson3, Bergmeister4, Alexander5 et celui de Montprofit6, recueilli dans notre service, il résulte que la choroïdite maculaire est un accident tardif, apparaissant dix-huit mois à cinq ans après le chancre et toujours sur un seul œil. D'après Hutchinson, elle se lierait ordinairement à la kératite interstitielle héréditaire.
A la période de déclin, le vitré s'éclaircit, ce qui permet de voir, surtout vers la périphérie, des amas pigmentaires pourvus de prolongements anastomotiques qui rappellent ceux de la rétinite pigmentaire congénitale. Comme dans cette dernière, on constate le rétrécissement concentrique du champ visuel et Yhéméralopie. Aussi, pour établir le diagnostic différentiel, on doit tenir compte de l'intégrité de la vision avant l'apparition de la maladie oculaire et de la présence d'autres manifestations syphilitiques.
A la période finale, les foyers pigmentaires s'élargissent, se confondent, en même temps qu'ils s'atrophient et prennent un aspect blanc tendineux à leur centre, revêtant jusqu'à un certain point l'aspect de la choroïdite disséminée. Toutefois, l'existence d'une atrophie rose chamois de la papille et la petitesse des artères rétiniennes devenues