‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 228 sur 547 · aIuxtprofit, Arch. d'Opht., 1885, p · texte numérisé non relu

aIuxtprofit, Arch. d'Opht., 1885, p

CHOROIDITE GENERALISEE OU DIFFUSE. 395

filiformes permettent de la distinguer, d'autant mieux que l'amblyopie précoce et l'héméralopie ne s'observent que dans la rétinite syphilitique.

Dans une forme rare, il se fait des exsudations plastiques ou sanguines entre la rétine et le vitré, partiellement décollé. Il en résulte des brides saillantes d'un blanc chatoyant ou légèrement verdàtre à bords frangés. Elles s'attachent à la périphérie de la papille et vont se fixer plus ou moins loin sur la rétine. Cette altération, qui n'est pas spéciale à la maladie, a été décrite par Manz sous le nom de rétinite proliférante.

La rétinite syphilitique sans participation notable de la choroïde existe et constitue un type commun, ainsi que Jacobson1 l'a établi le premier. L'examen histologique de Mauthrier2 et de Nettleship3 ne laisse aucun doute à cet égard.

Au début, elle se caractérise par la concentration du trouble poussiéreux au voisinage immédiat de la papille plus ou moins gonflée et hyperhémiée, alors que toute la partie équatoriale conserve son intégrité.

Sans être aussi commune que le veut Schnabel4, elle se rencontre, d'après Alexander dans les 7,7 pour 100 des cas. Elle apparaît un à deux ans après le chancre et s'accompagne de photopsie et de chromopsie prononcées. L'évolution en est lente et les récidives communes. Malgré cela, le traitement spécifique jouit d'une action marquée, sauf chez les vieux syphilitiques cachectisés, où le mal aboutit à une atrophie jaune de la papille avec rétrécissement extrême des artères. Le champ visuel s'obscurcit alors de la périphérie au centre et il s'ajoute la dyschromatopsie.

En fait de variétés rares de rétinite syphilitique, nous signalerons : la périvascitlite; les hémorrhagies le long des vaisseaux, dont on ne possède que six exemples et qui, suivant toute probabilité, se rattachent à une néphrite spécifique; enfin, la rétinite centrale récidivante de v. Grasfe.

Cette dernière a été observée depuis, par Mauthner (l. c), Wecker5, Reuss6,.Ewetsky7 et d'autres. Dans les premiers stades, on aperçoit au niveau de la macula un trouble grisâtre qui s'étend jusqu'à la papille. De là résulte un scotome central et de la métamorphopsie.

Ostwald8 appelle l'attention sur la fréquence d'une rétinite polaire.

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