Mules, Mcd. congress Washington, septembre
SARCOME. 405
NEOPLASMES DE LA CHOROÏDE
SARCOME
De tous les néoplasmes de la choroïde, le sarcome est incontestablement le plus fréquent et le plus grave. C'est ce qui justifie les longs développements dans lesquels nous devons entrer. Il ne faudrait pas croire toutefois qu'en elle-même cette affection soit très commune. D'après une statistique dressée par Fuchs1 dans son travail, il résulte que, sur un ensemble de 157 000 ophtalmiques, on ne rencontre ce néoplasme que 91 fois, ce qui donne approximativement la proportion de 6 pour 10000 malades. Hirschberg'2 trouve le chiffre de 5 et Freudenthal3 celui de 4.
Bien qu'à l'exception des deux premières années, on puisse observer le sarcome choroïdien à tout âge, c'est particulièrement entre 40 et 60 ans qu'il sévit. Cela ressort des statistiques de Lawford1, Martin5, Hirschberg6 et Fuchs7. Au point de vue du sexe, il y aurait prédominance chez l'homme dans la proportion d'un tiers. Disons toutefois que, d'après Pflûger8, le sarcome de l'iris paraît être deux fois plus fréquent chez la femme.
Le siège est presque toujours unilatéral. Sur 276 sarcomes, on en a relevé 142 pour l'œil droit et 154 pour le gauche. Le début oscille dans la majorité des cas entre 4 semaines et 5 ans. Une apparition éloignée de 17 ans (Freudenthal), 50 ans (Pflûger) est exceptionnelle.
Le rôle du traumatisme reste douteux, et nous en dirons autant d'une inflammation oculaire préexistante, qui presque toujours est l'effet et non la cause de la néoplasie.
Les sarcomes du tractus uvéal sont primitifs. Toutes les fois qu'il s'est agi de tumeurs métastatiques par cancer du sein, de l'estomac ou d'autres parties du corps, la lésion choroïdienne revêtait la structure épithéliale du vrai cancer. C'est tout au plus si l'on peut excepter les