‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 239 sur 547 · Tiieitel, Arck. f. Opht., XXIX, 4, p · texte numérisé non relu

Tiieitel, Arck. f. Opht., XXIX, 4, p

En fait de leuco-sarcomes maculaires, nous n'avons que les deux observations de. Griffith1 et celle de Hirschberg2. Un scotome central dès le début constituait le symptôme dominant.

Le sarcome fusi-cellulaire est le plus commun, puis vient celui formé en grande partie de cellules rondes, de consistance molle et peu ou pas chargés de pigment. Il va sans dire que, dans certains cas, les deux variétés se confondent et constituent des types intermédiaires. Les éléments sont reliés par une substance amorphe grenue ou légèrement fibrillaire. Des travées conjonctives séparent les groupes de cellules, en donnant parfois au tissu morbide l'aspect adénoïde. Le pigment s'accumule dans le protoplasma, principalement autour des noyaux. On le rencontre aussi dans les cloisons et le long des vaisseaux. Ces derniers, plus ou moins nombreux, ont des parois minces, ce qui les expose à se rompre et à produire des infarctus. Exceptionnellement, on y trouve des cellules géantes (Hirschberg et Poncet3) et des cristaux d'hématoïdine (Vossius* et Weinbaum5).

Dans le sarcome dur, il existe du tissu conjonctif en grande quantité, plus rarement de la cholestérine, des noyaux de cartilage (Alt), des dépôts calcaires. L'ossification est rare et se réduit le plus souvent à de petits îlots. En faitd'ostéome étendu, nous ne saurions citer que les exemples de Gillet de Grandmont6, Rochon-Duvignaud7, Leber8 et Du camp 9.

Un myome pur n'a été constaté que par lwanoff. Ceux de Dreschfeld, Lagrange, Wecker, Goldzieher, Fieuzal-Hœnsell, contenaient plus ou moins des éléments sarcomateux. Il en était de même dans un cas que nous avons étudié anatomiquement.

Les altérations caséeuses sont tout à fait exceptionnelles, particularité importante qui sert à différencier le sarcome des gommes, des tubercules et de certaines cyclites suppurées.

Les leuco-sarcomes, composés de cellules rondes et d'éléments métalliques en petit nombre, revêtent plus que les autres la forme alvéolaire. Ducamp, Knapp et Alt, qui en ont rapporté des exemples, insistent sur la malignité et la tendance aux récidives de ce dernier type.

La transformation la plus commune des sarcomes mous est leur dégénérescence myxomateuse. La suppuration est peu fréquente.

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