‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 259 sur 547 · Walther, Inaug. Diss. Wiirzburg · texte numérisé non relu

Walther, Inaug. Diss. Wiirzburg

comme ceux de Wecker1, Berger3, Hjort5, Hay\ Elschnigt3, on ne saurait les envisager sûrement comme tels, vu l'absence de preuve anatomique.

Berlin6, en contusionnant l'œil du lapin avec une baguette de caoutchouc, a toujours produit la rupture de la choroïde sur le point diamétralement opposé. Aussi se rattache-t-il nettement à la théorie du contre-coup.

Seidlitz7 se livra à des expériences analogues, avec cette différence qu'il se servait de décharges de pistolet. Ses conclusions se résument de la sorte :

« Le contre-coup n'entre véritablement en jeu que lorsque le corps contondant frappe un point limité de la cornée.

« La rupture est le résultat de l'aplatissement de celle-ci par distension des diamètres perpendiculaires, à cause de l'incompressibilité des milieux.

« Si la choroïde cède ordinairement au voisinage de la papille, cela tient à ce qu'elle y est plus solidement fixée à la sclérotique, et que l'effort se concentre dans la direction des méridiens. »

Au point de vue de la pathogénie de ces hématomes, on a invoqué la détente brusque de l'œil. Mais, outre que la perte du vitré n'est pas toujours nécessaire, témoin les deux faits de Grœnouw, il faut faire intervenir une lésion préexistante de la choroïde et de ses vaisseaux. Cela ressort de la seconde observation de l'auteur cité plus haut, où il s'agissait d'un œil cataracte, atteint depuis trente ans de choroïdite maculaire.

H. Hughes8, s'étant occupé du mécanisme des ruptures choroïdiennes postérieures, arrive à cette conclusion qu'elles proviennent d'une forte torsion de l'œil sur son axe et du contre-coup, par l'application de la force sur le pôle antérieur. Pour les déchirures horizontales, il admet une violence dirigée suivant le méridien vertical, de haut en bas ou de bas en haut.

Les déchirures multiples de la choroïde s'accompagnent presque toujours d'éclatement de la sclérotique et laissent peu d'espoir de conserver l'œil. Il s'agit de gros projectiles de guerre qu de corps contondants lancés avec violence, qui se compliquent de fractures concomitantes de l'orbite.

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