Vasseaux, Arch. d'opht., VIII, p
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450 MALADIES DU TRAGTUS UVÉAL. — IRIS ET CHOROÏDE.
De son côté, l'anatomie pathologique démontre que, dans certains cas, les éléments rétiniens subsistent au niveau de la fente colobomateuse. Dans l'observation de Deutschmann1, et celle dont van Duyse nous a communiqué les préparations histologiques, les traces d'un processus inflammatoire intra-utérin étaient indéniables.
Pour expliquer la présence de la rétine au niveau du colobome, Manz admet la rétraction du tissu hétérogène intercalé; mais, s'il en était ainsi, on devrait trouver un raphé médian qui manque.
En tenant compte de tous ces arguments, nous sommes enclin à envisager les colobomes comme le résultat d'une lésion intra-utérine, ayant pour siège habituel le pôle postérieur. C'est également la conclusion à laquelle sont arrivés Deutschmann, Schweigger, Whiete et en partie Schmidt-Rimpler et van Duyse.
Ce qu'il faut accorder à la théorie classique, c'est que l'affection intra-utérine, dont nous ignorons la nature précise, évolue sur les confins de la fente oculaire, à une période où déjà la sclérotique et le vitré sont organisés. Nous savons que les deux extrémités de la fente, correspondant au corps ciliaire en avant et aux gaines optiques en arrière, se ferment les dernières; de là sans doute la plus grande fréquence des colobomes de l'iris et de la papille, par rapport à ceux de la choroïde et surtout de la macula.
Pour résoudre définitivement la pathogénie des colobomes, de nouvelles recherches anatomo-pathologiques sont nécessaires. C'est également l'avis de Manz, au moins pour les colobomes maculaires.
ALBINISME OU LEUCOSIS DE LA CHOROÏDE
L'albinisme réside dans une absence congénitale plus ou moins complète des grains pigmentaires contenus dans les cellules de la choroïdeet lestratum épithélial de la rétine. Presque toujours la peau, les cils et tout le système pileux participent à la décoloration.
Entre l'état normal et le manque absolu de pigment, il existe de nombreux échelons ; aussi peut-on diviser, avec Geoffroy Saint-Hilaire2, la leucose : en complète, imparfaite et partielle, ou, comme Mansfeld", en leucopalhie partielle et totale.
Les albinos supportent mal la lumière, marchent la tête penchée, tournent constamment le dos au jour et clignent des paupières d'une façon incessante. Certains ont une telle intolérance, qu'on a donné à cet