Sciiœbl, Arch. f. Augenh., XX, 1889, p
le tissu graisseux adjacent de l'orbite. Môme hyperplasie des procès ciliaires transformés en une masse granuleuse pourvue de gros vaisseaux néoformés. Cette masse se continue avec les mamelons épibulbaires signalés, plus haut. La rétine, décollée et dégénérée, constitue une colonne centrale, dont la base dirigée en avant aboutit à la couche cicatricielle remplaçant la cornée. L'espace compris entre la rétine et la choroïde est rempli par de la fibrine coagulée.
A l'examen histologique, toutes les membranes, principalement la sclérotique, sont infiltrées d'innombrables cellules rondes, dont plusieurs en voie de transformation fibro-plastique et conjonctive. Des couches externes de la sclérotique partent des travées constituées des mêmes éléments, qui envahissent le panicule graisseux de l'orbite.
L'auteur, se fondant sur l'analogie de ce tissu avec les bourgeons charnus, envisage l'affection comme une sclérite hyperplasique, se combinant avec une choroïdite et une rétinite de même nature.
A côté de ces faits d'hyperplasie totale, nous pouvons placer ceux plus nombreux d'épaississemcnt localisé à une partie de la sclérotique et d'autres où, à la place de la cornée devenue staphylomateuse, on voit naître des productions rappelant les fibromes.
Narkiewïcz Jodko1 mentionne une saillie scléroticale s'étendant du limbe à l'équateur. L'œil ayant été énucléé, il constata une hyperplasie fibreuse partielle de la sclérotique et de la portion attenante de la choroïde.
Saemisch2, dans un autre cas, croyant à un gliome, fit l'énucléation de l'oeil suspect, et trouva simplement un épaississement diffus de 10 millimètres de long sur 8 de large et 5 d'épaisseur, occupant la partie postérieure de la sclérotique. A ce niveau, la choroïde et la rétine, également épaissies, offraient une dégénérescence fibreuse.
Sous le nom de fibrome cicatriciel de la cornée, on a décrit des hyperplasies du tissu conjonctif qui se substitue à cette membrane. Lorsqu'on vient à exciser la masse, on voit qu'elle est composée de faisceaux fibreux, entremêlés ou non de cellules rondes et fusiformes, à quoi s'ajoutent des vaisseaux.
Nous pensons avec Schœbl que le jeune âge prédispose aux productions fibromateuses en général, ce qui tient sans doute à ce que, dans cette période de la vie, les tissus albuginés, tant normaux que pathologiques, ont une grande tendance à s'hyperplasier.
Nous ne citerons que pour mémoire l'ossification de la sclérotique, dont on ne connaît qu'un seul exemple, se rapportant à une plaque située dans l'épaisseur de cette membrane entre les tendons des muscles droits supérieur et interne.