‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 294 sur 547 · Baewster, Arch. /'. Augenh., X, p · texte numérisé non relu

Baewster, Arch. /'. Augenh., X, p

hémorrhagies vitréennes répétées, malgré tous les moyens mis en usage pour les combattre.

Ce qui nous paraît certain, c'est l'influence des troubles vaso-moteurs, qu'ils proviennent d'une irritation sexuelle ou de tout autre réflexe d'ordre pathologique. A cet égard, on peut citer les épistaxis si communes à la puberté et l'hématome spontané orbitaire, que nous avons observé chez un enfant de sept ans atteint de troubles gastriques avec dilatation d'estomac. Kries1 et Landsberg2 citent deux observations d'hémorrhagie brusque, à la suite d'accès de fièvre intermittente. Celle de Kries se rapporte à un homme de vingt-cinq ans; celle de Landsberg à une femme de trente-six. Chez le premier, l'épanchement se bornait à l'œil gauche; chez la seconde, il était bilatéral. Cognet3, à propos d'un jeune homme pale et de santé délicate, mais exempt de toute lésion cardiaque, a trouvé la constitution du sang normale ainsi que celle des urines.

Zieminski* relate quatre observations d'adolescents, dont trois sujets à des épistaxis. Il accuse la stercorémie dérivant de la constipation.

Le pronostic des hémorrhagies est sérieux. Si certains individus peuvent recouvrer la vision, d'autres, après des rémissions, finissent par devenir aveugles. C'est qu'en effet, la présence d'une grande quantité de sang dans le vitré a pour résultat de désorganiser l'œil, ainsi que cela ressort des expériences de Probsting (l. c.) sur les lapins. Cet auteur, en injectant du sang frais dans l'œil, a vu survenir rapidement un décollement vitréen et rétinien.

Le traitement doit s'opposer avant tout au retour des hémorrhagies. Pour cela, il faut chercher à prévenir et à combatre les raptus vasomoteurs, en s'adressant à l'organe qui en est le point de départ. Dans le même but, on recommandera les ablutions, suivies de frictions sèches.

En tant qu'agents médicamenteux, l'ergotine, la digitale et autres préparations du même ordre ne nous ont jamais réussi; nous en dirons autant du. bromure de potassium. Nieden s'est bien trouvé de l'administration de l'iodure de potassium, avec addition de biiodure d'hydrargyre.

Citons en passant l'observation de Maywegs, où il s'agissait d'une hémorrhagie récidivante bilatérale, ayant déterminé la cécité complète d'un œil et l'amblyopie prononcée de l'autre. L'auteur n'a pas craint de pratiquer la ligature de la carotide pour mettre fin aux hémorrhagies. Après un an, le vitré de l'œil amblyope redevint transparent

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