Dcssen Arch., I
céphalique de l'entozoaire ne possédant pas encore de mouvements propres.
Lorsque le cysticerque a pour siège la macula, ainsi qu'Ewers1 en cite deux exemples, la fovea revêt l'aspect d'une tache apoplectique, d'où la confusion possible avec une embolie de l'artère centrale.
' Les vaisseaux parcourent la surface de la saillie anormale en décrivant des crochets, surtout prononcés vers la périphérie. Cette disposition et le changement de niveau mesuré à l'ophthalmoscope indiquent le soulèvement de la rétine par une production pathologique. Malgré cela le diagnostic de cysticerque sous-rétinien n'est assuré qu'alors que le kyste possède des mouvements alternatifs de contraction et de dilatation.
Plus tard, la poche grossit, la rétine se décolle et offre un reflet variant du blanc au jaune or. A cette période, les couches attenantes du vitré se troublent par de fins exsudais membraneux disposés en réseaux qui se meuvent en bloc, chaque fois que l'œil se déplace. Ce signe est pathognomonique et sert à lui seul à dévoiler la présence du cysticerque.
Au moyen d'une forte lentille de -+- 18 à 20, on peut apercevoir entre les mailles du réseau exsudalif le reflet chatoyant propre au kyste. À une époque plus avancée, la rétine se perfore et le cou de l'animal muni de crochets se meut librement dans la cavité de l'œil.
Deux cas peuvent se présenter : l'entozoaire, comme il vient d'être dit, passe en entier dans le vitré, où, continuant à rester incapsulé sous la rétine, provoque un vaste décollement.
Lorsque le scolex abandonne son siège principal, la place occupée offre l'aspect d'une plaque gris blanchâtre parsemée de points laiteux et bordée parfois d'un liséré pigmentaire.
L'incapsulation par du tissu conjonctif néoformé étant commune au cysticerque sous-rétinien et à celui né primitivement dans le vitré, la différenciation devient alors très difficile.
Parmi les symptômes fonctionnels, on doit ranger en première ligne le déclin progressif et croissant de l'acuité visuelle. Toute chose égale, plus le siège du cysticerque est périphérique et plus la vision met de temps à se perdre.
Après une durée variable, ne dépassant pas quatre mois à un an, on voit survenir les phénomènes réactionnels précédemment décrits.
En général, on ne rencontre qu'un seul cysticerque. Le cas de 0. Becker, où il y avait à la fois un entozoaire dans le vitré et un autre sous la rétine, est unique dans la science.
On ne possède aucun exemple de cysticerque sur les deux yeux.
De Graefe, comparant la fréquence des cysticerques de la rétine et