‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 310 sur 547 · Magxus, Klin. MU., XXV, p · texte numérisé non relu

Magxus, Klin. MU., XXV, p

COLOBOME DU VITRE. <i89

toutefois constant, et il faut se garder de confondre de paieils reliquats avec des foyers de choroïdite intra-utérine, ainsi que Mackroki ' en fait la judicieuse remarque.

Hess2, dans les yeux microphtalmes, a rencontré un fort cordon hyaloïdien engainant l'artère, pourvue d'une tunique musculaire et ■d'une adventice très développée. Ce cordon, après avoir abandonné à la cristalloïde postérieure des branches vasculaires, se repliait en tas entre les lèvres d'un colobome irien, pour s'insérer finalement à la sclérotique et à la choroïde. Même disposition existait dans un cas ■de Gama Pinto3.

Masselon4, sous le titre de prolongement accidentel de la lame criblée, signale des productions blanchâtres recouvrant les vaisseaux centraux au niveau de leur émergence. Pareilles productions plus étendues encore ont été notées par de Beck dans sa monographie, et par Berger3, sauf que ce dernier les envisage comme d'origine inflammatoire. Bisons du reste que van Buyse n'est pas éloigné de penser qu'une phlegmasie intra-utérine, périvasculite ou névro-rétinite, est la cause de l'épaississement et de la sclérose définitive du système de l'artère hyaloïdienne. En supposant que l'inflammation envahisse le bourgeon mésodermique du vitré, il s'y ajoute des produits membraniformes qui recouvrent les vaisseaux centraux, et même une partie de la rétine.

COLOBOME DU VITRÉ

Le colobome du vitré est un arrêt de développement qu'il faut se .garder de confondre avec les vestiges de l'artère hyaloïdienne.

A l'examen ophtalmoscopique,on aperçoit, au bas du vitré, un reste de cloison à reflet blanc tendineux qui coexiste souvent avec d'autres malformations du côté de l'iris, de la choroïde, du cristallin et plus jaremcnl de la sclérotique.

Page 1