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GLAUCOME ET PHTISIE ESSENTIELLE

Par glaucome, les anciens avec Hippocrale entendaient la coloration verdàtre de la pupille dans certaines amauroscs. S'ils y insistent, c'est uniquement pour mettre en garde contre une confusion possible entre cet état et la cataracte, appelée par eux hypôchyme.

Les choses en restèrent là jusqu'à l'époque où Maréchal1, ayant disséqué les yeux de Bourdelot, médecin de Louis XPV, attribua la couleur glauque à l'intransparence du vitré. En même temps, Brisseau signala la dureté caractéristique du globe.

Mackenzie compléta le tableau clinique. Comme Maréchal, il place le siège de l'affection dans le vitré, qui pour lui était augmenté de volume et liquéfié. De là le conseil qu'il donne de recourir à des ponctions sclérales répétées, en vue de diminuer la compression produite par le liquide en excès. x\yant constaté que l'exagération de tension s'accompagnait ou non de signes inflammatoires, il réserva le nom de glaucome pour les cas à marche chronique, et envisagea les autres comme des types particuliers de choroïdite. Observateur sagace, il ne manqua pas de signaler la mydriase et les irrégularités de la pupille, les varicosités des vaisseaux de l'épisclère, le reflet verdàtre du champ pupillaire qu'il attribue à un trouble nutritif du cristallin, l'irisation autour des flammes, les spectres enflammés, la chroma topsie, les douleurs vives survenant par accès et le rétrécissement progressif du champ visuel, aboutissant à la perte totale de la vue.

Desmarres, supposant que l'origine de l'hydropisie intra-oculaire était la membrane de l'humeur aqueuse, préconisa les paracentèses de la cornée. Témoin de nombreux insuccès, ce fut alors que de Grsefe8

1. Maréchal, Brisseau, Traité de la cataracte et du glaucome, Paris, 1709.

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