‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 326 sur 547 · Staderixi, Arch. f. Opht., XXXXII. 5, p. Ils · texte numérisé non relu

Staderixi, Arch. f. Opht., XXXXII. 5, p. Ils

efficacité réelle, à la condition de porter la dose à ^fô» au ueu ue ■~j. Ajoutons qu'ils ont l'avantage de moins s'altérer, de n'exercer aucune action irritante sur la conjonctive, et de ne pas provoquer, comme l'ésérine, des contractions douloureuses du muscle ciliaire ; surtout vives dans la forme aiguë du glaucome.

Étant donné l'effet peu prolongé des myotiques, il est indispensable de renouveler les instillations 4 et même 5 fois dans les vingt-quatre heures. La pilocarpine non irritante se prête mieux à ce mode d'administration. Pour permettre aux myotiques d'agir pendant la nuit, nous avons pris l'habitude de remplacer l'instillation du soir par l'application d'une certaine quantité de pommade à l'ésérine où à la pilocarpine dans le cul-de-sac inférieur.

A mesure que le tonus baisse, on espace les instillations pour ne les cesser progressivement qu'au bout de quelques mois, alors que tout symptôme glaucomateux a disparu. En procédant de la sorte, on parvient à ralentir la marche de l'affection et à éviter dans un certain nombre de cas les interventions opératoires.

On pourrait penser a priori que la cocaïne, dont l'action hypotonisante est des plus prononcées sur l'œil normal, devrait rendre de réels services. Malheureusement, les essais faits dans ce sens ont prouvé que, dans la majorité des glaucomes, son action est nulle ou à peu près. 11 en est même qui l'accusent d'aggraver l'affection par suite de son action mydriaque.

Tout le monde est d'accord pour condamner l'atropine, dont les mauvais effets ont été signalés pour la première fois par Wharton Jones', puis par de Grœfe2, H. Derby3 et bien d'autres. C'est là un point de pratique des plus importants que nul ne doit ignorer.

Lorsque les collyres myotiques doivent réussir, leur efficacité se fait sentir assez vite. Passé un court délai, il ne faut plus temporiser et intervenir chir urgicalement .

D'après Grsefe, l'iridectomie n'est salutaire qu'en la faisant large et aussi périphérique que possible. Pour cela, il conseillait d'introduire la pique triangulaire à 1 ou 1 { millimètre en dehors du bord de la cornée, et de donner au lambeau 6 à 8 millimètres de base.

Ce procédé est resté classique et les modifications qu'on y a apportées depuis sont peu importantes. Seul Bowman propose, une fois le lambeau d'iris taillé d'un côté, de l'arracher par dialyse avant de l'exciser définitivement. En procédant ainsi, l'auteur anglais avait pour but, non de dégager l'angle de filtration qu'il ne connaissait pas, mais d'enlever l'iris aussi périphériquement que possible. Dans les cas où la chambre

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