Waksatz, Animons Zeitschr. f. Opht.. V
lique de quarante ans, l'autre chez une femme arthritique de cinquante. Brettauer1 en donne trois, Lange2 un, INordmann3 un autre, à quoi nous ajouterons le nôtre précédemment cité.
Pour comprendre les faits rares d'éclaircissement et de résorption de la cataracte, il suffit de se rappeler que, d'après Becker et Magnus, dans toute opacification spontanée ou traumatique, il se produit un apport anormal de liquide, qui, s'interposant entre les fibres sous l'orme de gouttes myéliniques, en amène la dissolution. Dans la cataracte sénile, cette hydropisie débute 82 à 85 fois sur 100 par l'équateùr, 9 à 10 par les pôles et 7 à 8 autour du noyau. La même altération se retrouve dans les cataractes diabétiques, ainsi que dans celles produites expérimentalement par la naphtaline et le sel marin. 11 est à noter que la zone cataractée n'est pas immédiatement sous-capsulaire, mais qu'elle siège à une certaine distance de l'équateur, là où s'établit chez les vieillards l'arc sénile du cristallin; toujours l'opacification est plus prononcée en arrière qu'en avant. Ce début par la périphérie s'explique, d'après Magnus* et Wagenmann5, par la pénétration de la lymphe à travers l'équateur et le pôle postérieur; à quoi s'ajoute l'altération chimique des fibres cristalliniennes ayant pour conséquence la rétraction du noyau.
De tout temps l'intervention chirurgicale a été envisagée comme le moyen véritablement efficace pour restituer la vision aux individus atteints de cataracte. Les divers topiques prétendus éclaircissants ne méritent en effet aucune créance. Tous ceux proposés jusqu'ici n'ont donné que des insuccès, y compris, nous le craignons, le suc de la cinéraire maritime, préconisé récemment en Angleterre. Seuls les courants continus faibles, appliqués sur l'œil, peuvent exercer une action favorable sur les cataractes incipientes du jeune âge, résultant d'une simple transsudation de liquides dans les espaces interfibrillaires du cristallin.
Ce que nous venons de dire au sujet des topiques reste vrai pour les divers agents médicamenteux généraux. Le mercure, les iodures alcalins, l'ammoniaque, pas plus que l'huile phosphorée, n'ont donné de résultats réels.