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SUCCION ET ASPIRATION DE LA CATARACTE

A côté de la discision et de l'extraction linéaire simple, nous devons placer une méthode mixte connue sous le nom de succion ou d'aspiration, applicable seulement aux cataractes molles et liquides.

Rhazès, d'après Antyllus, est le premier qui en fasse mention : « Et aliqui loco instrumenti potuerunt concilium vitreum et sugendo eam succerant albugineam cum eo. » D'autres auteurs arabes en parlent comme d'une opération nouvelle. C'est ainsi qu'Albucasis dit tenir d'un voyageur d'Irak, qu'en Perse on pratiquait la succion de la cataracte au moyen d'une aiguille creuse introduite dans l'œil. Isa Ben-Ali, cité par SichelV décrit l'aiguille et insiste sur les dangers de l'aspiration, qui peut entraîner, dit-il, l'évacuation des humeurs oculaires. Par contre, Omar Ben-Ali, d'après Leclerc2, affirme avoir toujours exécuté cette opération avec succès. Seulement, comme il avait constaté que la pénétration de l'aiguille à travers l'albuginée était difficile, il conseillait de ponctionner d'abord cette membrane avec la pointe d'un bistouri.

Dans le moyen âge, se trouvent parmi les arabistes Guido, qui s'en déclare peu satisfait, et Galéazzo. Ce dernier, commentateur de Bhazès, a eu le tort de s'attribuer la découverte de la méthode, qu'il avoue du reste n'avoir jamais pratiquée.

Guillemeau accuse l'opération d'être incapable d'aspirer autre chose que l'humeur aqueuse, et Barbette n'hésite même pas à la traiter d'invention ridicule.

Il faut arriver au commencement de notre siècle (1829), pour voir Pecchioli3 recommander à nouveau la succion. L'ophtalmologiste italien conseille de pratiquer d'abord la discision et d'introduire plus tard, non plus à travers la sclérotique mais par la cornée, une aiguille creuse

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