‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 369 sur 547 · Pecchioli, Gaz. Méd. de Paris, 1838, n°l · texte numérisé non relu

Pecchioli, Gaz. Méd. de Paris, 1838, n°l

munie d'une pompe aspirante, en vue d'extraire les masses cataractées qui encombrent la chambre antérieure.

Blachet1 propose une aiguille cannelée montée sur la seringue d'Anel, et comme Pecchioli il la fait pénétrer par la cornée. Ce n'est qu'un peu plus tard que Laugier2 fit confectionner sa seringue aspiratrice à pédale, munie d'une aiguille creuse qu'il introduisait à travers la sclérotique.

Desmarres, dans son traité des maladies des yeux, se déclare peu satisfait des résultats obtenus ; alors qu'en Angleterre la succion a continué à faire des prosélytes. Nous citerons Lawson3, Teale4, Bowman5 et Greenway6. Tout récemment, en Belgique et en France, ces tentatives ont été renouvelées par Coppez et Redard7.

Ayant eu l'occasion d'appliquer ce procédé un certain nombre de fois, nous pensons que l'instrument de Redard, peu différent de celui

Fig. 139. — Aspirateur de Redard.

des anciens, est le plus pratique. Il consiste en une curette creuse rappelant celle de Bowman et montée sur un tube de verre. A l'autre extrémité du tube, s'adapte un tuyau de caoutchouc pourvu d'un embout en os ou en ébonite, destiné à être placé dans la bouche de l'opérateur. Pour éviter qu'au moment de l'aspiration l'air expiré ne pénètre dans l'instrument et de là dans la chambre antérieure, le tube possède une soupape à anche s'ouvrant de dedans en dehors.

L'introduction de la curette est précédée de la ponction de la cornée, à l'aide de la pique triangulaire qu'on fait pénétrer d'emblée jusque dans la cristalloïde antérieure.

Une fois l'œil cocaïnisé et la pupille largement dilatée par l'atropine,

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