‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 400 sur 547 · Hock, Wien. Med. Presse · texte numérisé non relu

Hock, Wien. Med. Presse

miner dans leur intérieur par saccades. Même phénomène se passe du côté des artères, suivant Knapp', toutes les fois qu'on exerce sur l'œil une légère pression digitale. Le rétablissement de la vue est tellement insolite qu'il y a lieu de se demander s'il ne s'agissait point là d'une apoplexie des gaines plutôt que d'embolie véritable.

Exceptionnellement, on a signalé la persistance d'un degré de vision vers les parties périphériques, mais qui ne tarde pas à se perdre à mesure que l'atrophie progresse.

En supposant le recouvrement de la vue, il subsiste presque toujours, comme dans les cas de Sichel, Schnabel, Eales, Leber, Schœn, Uirschberg et Bull2, un scotome central rendant la lecture et l'écriture impossibles; rarement ce scotome affecte la forme annulaire avec perception au centre.

Tout au début de l'embolie, on a remarqué des obnubilations périodiques que Mauthner explique, sans preuves suffisantes, par l'arrêt successif de l'embolus sur les éperons de bifurcation de l'artère, avant de provoquer l'obstruction définitive. Toujours est-il que le siège habituel du caillot est la portion du vaisseau située derrière la lame criblée; de là partent des prolongements qu'on a pu suivre jusqu'à la bifurcation de l'artère.

Dans les premiers stades, les malades accusent souvent des phosphènes qui exceptionnellement persistent, comme dans les cas de v. Grsefe, Fischer et Uhthoff.

L'absence d'embolus, signalée par Popp3 et Loring', est loin d'être démontrée, attendu que l'examen n'a porté que sur un petit moignon du nerf optique. Tout au plus pourrait-on conclure qu'ici le caillot siégeait plus haut que d'habitude.

Un fait anatomique constant est que toujours derrière l'embolus, le tronc artériel se thrombose, ce qui constitue un nouvel obstacle au rétablissement de la circulation collatérale. Ajoutons l'oblitération de la veine centrale signalée par Wagenmann3 et Weinbaum6.

A côté de l'embolie totale, il nous reste à décrire deux formes caractérisées, la première, par l'obstruction d'une des branches terminales de l'artère centrale constituant Yembnlie partielle; la seconde, par une oblitération incomplète du tronc artériel, d'où ischémie relative.

Dans l'embolie partielle, la perte de la vision se traduit par un scotome qui occupe nécessairement la portion diamétralement opposée

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