‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 401 sur 547 · Popp, Inang. dissert., Regensburg · texte numérisé non relu

Popp, Inang. dissert., Regensburg

4. Lobixg, Amer. Journ. of med. Science, 1874, vol. LXVII. p. 313.

5. Wagexmax.n, Arch, f. OphL, XXXVIII, 3, p. 113, 1892. G. Weinbaum, ibid., p. 191.

du champ visuel. Suivant que la circulation de la macula est intéressée ou non, le trouble fonctionnel devient plus ou moins marqué.

A l'examen ophtalmoscopique, on constate, outre les modifications précédemment indiquées dans l'embolie totale, une thrombose veineuse très prononcée et des apoplexies profuses bien décrites par Knapp1. Parfois les foyers hémorrhagiques font défaut; mais le rétrécissement filiforme des vaisseaux et la perte de transparence partielle de la rétine permettent d'établir le diagnostic.

L'obstruction incomplète du tronc de l'artère centrale est tout à fait exceptionnelle.

Dans les exemples rapportées par Knapp et quelques autres, il s'agissait d'une cécité brusque qui, après quelques jours de durée, s'amendait au point de disparaître en entier. On peut se demander si dans ces cas on n'avait pas plutôt affaire à un épanchement de la gaine qu'à la disparition d'un embolus.

Grâce aux signes caractéristiques que nous venons d'énumérer, le diagnostic d'embolie de l'artère centrale ne saurait être douteux. Seules, la compression du nerf optique par une tumeur, l'apoplexie vaginale, telle qu'elle a été établie par Magnus2, ou une névrite rétrobulbaire aiguë, pourraient en imposer. Mais en tenant compte que dans le premier cas il s'ajoute de l'exophtalmie et que dans les deux autres la cécité est habituellement bilatérale, on parviendra le plus souvent à la certitude. Dans le doute, on ne manquera pas de prendre en considération les lésions cardio-vasculaires qui, comme nous le verrons, accompagnent ordinairement toute embolie rétinienne.

Vu le petit nombre d'examens anatomiques, nous les mentionnerons brièvement, tout en faisant abstraction des faits qui n'offrent pas une authenticité suffisante, comme ceux de Sichel, Priestley-Smith et quelques autres.

Schweigger3 trouva un embolus déjà ancien dans le tronc de l'artère centrale, avant sa pénétration dans la lame criblée.

Schmidt-Rimpler*, chez un cardiaque âgé de quarante-huit ans, hémiplégique gauche, ayant présenté de l'irido-choroïdite et de la rétinite hémorrhagique, rencontra un bouchon jaunâtre hyalin occupant le tronc central et l'origine des deux branches de bifurcation. Entre l'embolus et la couche endothéliale, il subsistait un mince canal contenant des leucocytes et des globules rouges ; le reste des parois vasculaires était normal. Atrophie du nerf optique, de la papille, de

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