‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 403 sur 547 · Masz, Festschrift de Helmhollz · texte numérisé non relu

Masz, Festschrift de Helmhollz

([liant aux vaisseaux, ils étaient vides ou renfermaient du sang, sans altérations notables de leurs parois.

Elschnig1, dans une dissection, signale la thrombose de la carotide interne gauche dans le sinus caverneux par suite d'alhérome, et la perméabilité de l'artère centrale jusqu'à sa bifurcation. Par contre, dans les deux branches terminales, il y avait un embolus, principalement dans l'artère rétinienne inférieure, avec signes d'endartérite et de phlébite proliférante allant jusqu'à l'oblitération. Atrophie des couches cérébrales, surtout au niveau de la macula, de la papille et du nerf optique.

11 est à noter que, dans tous les examens histologiques, seule la partie cérébrale de la rétine, fibres nerveuses, cellules ganglionnaires et grains internes, a été trouvée détruite, alors que le névro-épithélium, grains externes, cônes et bâtonnets, est resté intact. Nous avons vu que même chose a lieu pour le glaucome hémorrhagique et celui chronique simple, preuve que les deux processus dérivent de lésions vasculaires de même ordre.

L'étiologie de l'embolie de l'artère centrale se rattache surtout aux lésions organiques du cœur et des vaisseaux. Fischer, sur 129 observations où la cause est signalée, n'en trouve pas moins de 91 se rapportant à des cardiaques; encore est-il que souvent l'examen du cœur a été négligé. 11 se pourrait également que chez les individus jeunes, la syphilis vasculaire intervienne; aussi doit-on y songer. Diverses dyscrasies, telles que le rhumatisme articulaire aigu, la chorée, l'albuminurie, le diabète, semblent fournir leur contingent; nous en dirons autant pour la pneumonie, la scarlatine, l'angine phlegmoneuse, la puerpëralité et les oreillons. L'hémiplégie assez souvent notée doit être envisagée comme une complication due à une embolie concomitante de l'artère sylvienne; et il en est de même de la gangrène sèche des extrémités.

Nulle jusqu'à quinze ans, peu commune de quinze à vingt et relativement rare après soixante, l'embolie de la rétine devient surtout fréquente de trente à soixante ans. D'une façon générale, il y a une légère prédominance pour le sexe masculin, 76 contre 69; disons toutefois que le contraire est vrai entre quinze et vingt ans, où Fischer compte 18 filles contre 2 garçons.

En comparant l'embolie du tronc avec celle des branches, on trouve que la proportion par rapport à la première est de ff pour l'homme et de |f pour la femme.

Dans l'embolie totale l'amaurose définitive par atrophie est la règle, et dans celle partielle il subsiste un scotome souvent indélébile. Toute-

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