‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 417 sur 547 · Wedl et Bock, Path. Anat. des Auges, p. 203, Wien, 1S · texte numérisé non relu

Wedl et Bock, Path. Anat. des Auges, p. 203, Wien, 1S

REUNITES. 6*3

contradiction avec l'opinion de Vossius1, d'après laquelle le pigment des tumeurs mélaniques dériverait d'extravasa sanguins.

Le siège principal des lésions est la région équatoriale; delà, les plaques pigmentaires gagnent de proche en proche le pôle postérieur et offrent cela de particulier qu'elles se relient par des prolongements à la façon des corpuscules osseux, ainsi qu'Arlt en a fait le premier la remarque. Étant donnés leurs rapports intimes avec les vaisseaux rétiniens de second et de troisième ordre, il s'ensuit qu'on peut les localiser dans la couche superficielle des fibres nerveuses; des adhérences anormales s'établissent entre la rétine et la choroïde au niveau de ces amas.

A la période ultime, la rétine augmentée d'épaisseur devient dense et se transforme en un tissu de cicatrice ; de son côté, le nerf optique dans sa partie terminale s'atrophie et la papille se décolore.

Les lésions débutent dans les couches des grains qui représentent un tissu aréolaire scléreux, infiltré de molécules pigmentaires immigrées. Au niveau des adhérences rétiniennes, les cônes et les bâtonnets font défaut; plus tard, le travail de sclérose gagne la couche des cellules cérébrales et les fibres optiques. Les vaisseaux, réduits de calibre, ont leur gaine conjonctive épaissie, infiltrée de pigment, et la membrane eudothéliale subit l'altération hyaline. Rien n'est plus fréquent que de rencontrer des saillies verruqueuses sur la lame élastique et des amas vitreux dans l'épaisseur de la papille. La choroïde, sauf la sclérose de certains de ses vaisseaux, ne participe guère à la maladie, tandis qu'il en est tout autrement pour les rétinites pigmentaires acquises, celles d'origine syphilitique en particulier. Disons toutefois que Wagenmann'2, se fondant sur les lésions rétiniennes consécutives à la section des vaisseaux ciliaires, ainsi que sur l'examen d'un œil atteint de rétinite pigmentaire, affirme que les vaisseaux choroïdiens sont en grande partie sclérosés : ce qui le conduit à soutenir que la choroïde est le point de départ de l'affection.

Le vitré offre, dans ses couches superficielles condensées et adhérentes par places à la rétine, une infiltration de cellules migratrices; rarement on a signalé sa fluidification. Dans les cas où il devient librillaire, les fibrilles se colorent fortement par la nigrosine, qui, d'après AYagenmann, constitue un excellent réactif pour toutes les membranes basâtes.

Les lésions du nerf optique consistent en une atrophie par sclérose s'accompagnant parfois, d'après Conheim. d'amas pigmentaires. Dans les cas invétérés, on peut poursuivre ces altérations jusqu'au chiasma;

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