Schleich, ibid., p
5. Schcltze, Arch. /'. Augenh., XXV, 1892, p. 208. 0. Axexfeld, ibid., XXVI, 1803, p. 225.
RET1NITE PONCTUEE ALBESCENTE. 6i9
doit admettre que quelque chose nous échappe au point de vue de la pathogénie de cette lésion, et que, sous le nom de rétinite proliférante, on a décrit des faits disparates, exemples : ceux de van der Laan\où l'on invoque la syphilis; de Prôbsting (/. c), où la rétinite albuminurique est soupçonnée; de Martinet'2, où l'on accuse le diabète.
RÉTINITE PONCTUÉE ALBESCENTE
Sous ce titre, Mooren" a décrit, le premier, l'observation d'un homme de trente ans, dont la rétine était le siège d'innombrables points blancs situés derrière le plan des vaisseaux. La papille était légèrement décolorée, le champ visuel conservé et la vision réduite à -^.
Déjà Hutchinson* avait insisté sur de pareilles altérations chez des individus âgés, probablement artério-sclérosiques, mais exempts de toute dyscrasie. Seule son observation X, concernant une femme de trente-huit ans, lui a permis de soupçonner la syphilis. Étant donnée la défectuosité visuelle, il pense que le semis blanc intéresse secondairement la rétine et qu'il s'agit peut-être d'excroissances verruqueuses de la choroïde, avec destruction du pigment rétinien correspondant. En terminant son travail, il résume les caractères de l'affection comme il suit :
Siège des lésions au pourtour de la macula et du disque optique l'esté à peu près normal ;
Vaisseaux rétiniens non réduits de volume et situés en avant;
Nul dépôt pigmentaire, sauf une coloration ardoisée de la tache jaune qu'il attribue à une hémorrhagie antérieure;
Parfois dysacousie, opacités cristalliniennes au début et déchéance sénile du système nerveux.
A côté de ces faits, nous devons mentionner ceux de Gayet3 et de Dor6. L'observation du premier auteur se rapporte à une famille de cinq enfants dont deux, le frère et la sœur, étaient héméralopes et dyschromatopes depuis l'enfance, avec rétrécissement assez prononcé du champ visuel. L'intelligence était bonne et l'état général parfait; pas de surdi-mutité ni de vices de conformation ; consanguinité directe du côté des parents. A l'ophlalmoscope, on constate au fond
•1. Van der Laax, Period. d. Ophl. Prat., V et VI.