Iwasoff, Arch. f. Opht., t. V
Pagenstàcher, le prince Charles, Auquier, Cassidonius et Milles sont arrivés à la même conclusion.
Une particularité importante consiste dans la présence de déchirures au niveau de la partie décollée ; v. Grsefe, Liebreich', Schweigger2 et d'autres les ont signalées ophtalmoscopiquement et ont noté leur rôle parfois curatif, en ce sens que le liquide sous-rétinien, venant à s'épancher en avant, permet à la partie soulevée de se réappliquer contre la choroïde. D'après Wecker', elles doivent être considérées comme la cause prochaine du décollement, par suite du passage brusque du liquide sous-vitréen entre la rétine et la choroïde. Quant à leur mécanisme, il admet que c'est la rétraction des parties périphériques du vitré qui en est l'agent.
Poncet* dit ne les avoir jamais rencontrées. Pour lui, l'altération colloïde des couches externes et l'épanchement séreux dans l'espace sous-rétinien constitueraient l'élément primordial, tandis que la rétraclion du vitré ne ferait que l'exagérer.
D'après Schnabel5, il s'agirait d'un trouble dystrophique en vertu duquel le vitré diminué de volume attirerait directement à lui la rétine sous-jacente. De son côté Rsehlmann6 admet que le vitré subit des modifications chimiques, d'où il résulte qus le courant d'osmose physiologique, ne se faisant plus à travers la rétine, produit une hydropisie qui soulève cette membrane. Pour justifier son hypothèse, il injecte en plein vitré une solution aqueuse de chlorure de sodium à 0 ou 10 pour 100, qui ne tarde pas à provoquer un décollement étendu. Si l'injection est faite au contraire avec de l'eau pure, rien de semblable ne se produit.
Leber, reprenant cette expérience, est parvenu à démontrer qu'on arrive au même résultat positif avec la solution physiologique de sel marin à 0,75 pour 100. Partant de là, il s'élève contre la théorie de l'osmose et soutient que l'irritation du vitré par le chlorure de sodium, jointe à sa rétraction, qui en est la conséquence, suffisent pour expliquer le détachement.
Scholer7, autre partisan de la théorie chimique, invoque la transformation de l'albumine vitréenne en un corps allotrope non difl'usible. et se rattache par là aux idées de Raelhmann.
Schneller8 revient à la choroïdile séreuse, la rétraction du vitré