HinscnBEBG, Arch. f. Opht., XVI, 1, p
8. ItasELL, Bull, de l'hospice des Quinze-Vingts, II, p. 170.
NEOPLASMES DE LA RETINE.
rétine est épaissie, souvent parsemée de noyaux gliomateux et constamment décollée.
Bien que tontes les parties rétiniennes puissent être primitivement affectées, le gliome nait le plus habituellement au pûle postérieur,
Fig. 154. — Masse gliomateuse de la rétine et du vitré; quelques fragments néoplasiques adhérents à la choroïde sur le côté droit de la figure. Épanchement plastique dans la chambre antérieure ; procès ciliaires dégénérés ; cristallin gonllé, cataracte et luxé vers la droite ; iris conservé ; papille envahie.
En A groupe de cellules gliomateuses avec gros noyau nucléole et simple liséré protoptasmique; deus d'entre elles, b et c, en voie de dégénérescence colloïde.
à l'inverse du sarcome de la choroïde, qui débute d'ordinaire par la région équatoriale ou ciliaire. La lésion se propage toujours par des nodules qui grossissent et deviennent confluents, ou bien par une infiltration en nappe dans les couches des grains.
A cette période, la rétine se décolle en entier, sauf au niveau du disque optique et des procès ciliaires. La choroïde, surtout dans la variété exophytique, est également envahie, par pénétration directe ou indirecte des cellules gliomateuses dans son stroma. Plus tard, toute la cavité de l'œil étant remplie, le cristallin et l'iris sont refoulés en avant, et la coque oculaire, cédant sur un ou plusieurs points, laisse échapper au dehors des masses champignonneuses.
Lorsqu'on examine des fragments dissociés, on y trouve presque exclusivement des petites cellules rondes très rapprochées les unes des autres, pourvues chacune d'un gros noyau et d'une mince couche de protoplasma. D'après Th. Leber, Golgi1, Virchow, Lemeke, Wetsch et Pinto, on aperçoit à un fort grossissement de fins prolongements cellulaires. Des petits vaisseaux préformés existent en grand nombre et sont entourés d'une sorte de gaine hyaline; particularité signalée par Baumgarten2, et envisagée par G. Pinto et A. Becker3 comme pathognomonique. Ce dernier auteur ajoute la transformation calcaire des parois, et admet la nature sarcomateuse des cellules; ce qui le conduit à considérer le gliome comme un angiosarcome tubulé.
En acceptant avec Virchow que la névroglie est le point de départ de la tumeur, on ne saurait y voir un sarcome mou à petites cellules, ce qui est également l'avis deSlraub4. En effet, la névroglie étant d'origine ectodermique, nous pensons que le gliome rentre dans la catégorie des productions épithéliales, autrement dit des vrais cancers.
C. Weigert3, grâce a de nouveaux colorants, a démontré dans le gliome du cerveau la présence de nombreuses fibres enveloppant comme toujours les cellules de Deiters, sans s'anastomoser avec elles.
Lorsque des éléments conjonctifs dérivant des gaines vasculaires prennent part à la prolifération de la névroglie, la tumeur offre, à côté de cellules gliomateuses petites, d'autres plus volumineuses, rondes ou fusiformes, caractéristiques du sarcome. A ces productions hybrides Virchow a réservé le nom de glio-sarcomes.
Plus que toute autre néoplasie, le gliome rétinien est pourvu de nombreux capillaires néoformés. Leurs parois sont tellement minces qu'au premier abord les globules semblent parcourir des canaux creusés dans le tissu morbide, d'où la fréquence des hémorrhagies.
Dans les portions ayant subi des transformations régressives, les cellules augmentées de volume renferment des gouttelettes de graisse et de la matière colorante jaune. Barement il s'y ajoute des grains pig-