‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 449 sur 547 · Raab, Arch- f. Opht., XXIV · texte numérisé non relu

Raab, Arch- f. Opht., XXIV

8. Wetsch, Arch. f. Aitgenheilk., XI, p. 413. ■9. Goluzieher, Klin. M. B., 1879, p. 45.

NEOPLASMES DE LA RETINE. 675

pourvue de vaisseaux propres, adhérente à la limitante interne de la rétine et formée d'un réseau conjonctif farci de cellules dégénérées: il envisage cette production comme un cylindrôme.

Pinto da Gaina1, en disséquant un prétendu gliôme caractérisé par la présence, en arrière du cristallin, d'une tumeur jaunâtre vascularisée et tremblotante, constata simplement le décollement total de la rétine avec organisation du vitré. Mêmes particularités dans les faits de Noyés2, Schiess-Gemuseus3 et Rumschewitsch*.

Trois fois nous avons observé chez des nouveau-nés des décollements rétiniens par cyclite plastique intra-utérine, simulant le gliôme. Derrière le cristallin resté transparent, on apercevait une masse blanche ou jaune, fixe et pourvue d'un réseau vasculaire propre; dans deux cas le tonus était élevé, et dans le troisième il s'ajoutait une injection épisclérale prononcée et des synéchies iritiques. La lésion occupait toujours un seul œil.

Ce n'est pas jusqu'à la tuberculose choroïdienne chronique qui ne puisse en imposer. Jung en signale un cas très net relatif à une fillette de trois ans, dont l'affection oculaire remontait à deux mois. La pupille adhérente était occupée par un reflet jaunâtre profond dépourvu de vascularité propre. Après énucléation, il trouva la choroïde partout épaissie, la rétine entièrement décollée par un exsudât sous-rétinien coagulable, et le vitré transformé en une masse contenant des cellule:

géantes; dans la rétine, il existait de rares bacilles de Koch au milieu de cellules rondes polynucléées. Le nerf optique augmenté de volume mesurait 5 millimètres de diamètre, et ses fibres, dégénérées çà et là, présentaient des nodules tuberculeux miliaires.

En opposition à ce fait, l'auteur décrit un gliôme bilatéral chez une fillette de quatre ans, où il y eut récidive dans l'orbite deux mois après l'énucléation. La présence d'un hypopyon avec nodules jaunâtres sur l'iris avait rendu le diagnostic incertain ; il en fut de même dans le cas de Grolman. Nous n'insisterons pas sur la coexistence du tubercule et du gliôme; seule une observation de Tinto parait s'y rapporter.

On le voit, les difficultés sont parfois insurmontables, cela d'autant plus que les comméinoratifs n'ont souvent aucune valeur, et que les symptômes cérébraux manquent ou ne diffèrent pas. La distension de la cornée, que Wetsch envisage comme pathognomonique, et l'élévation du tonus se rencontrent également dans les choroïdites plastiques et tuberculeuses, ainsi qu'en témoigne le fait observé par Brailey5. Nous

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