Bkaileï, Trans. of the Opht. Soc, U. li., III, p
avons vu précédemment qu'une diminution du volume du globe ne constitue pas un signe suffisant pour exclure le gliùme,et l'on peut en dire autant de l'intégrité prolongée du second œil. Grolman a vu, quatre ans après l'énucléation du premier, l'autre se prendre à son tour; de même Wetsch a observé trois ans après l'extirpation une récidive dans la parotide, et non dans l'orbite.
Iloscb' a publié une observation intéressante, en ce sens que le gliùme double affectait des caractères différents à droite et à gauche. Il s'agissait d'un garçon de trois ans et demi, dont l'œil droit présentait un léger hypohéma avec reflet jaunâtre profond, et le gauche des bosselures pigrnentaires disséminées sur la rétine. La vision totalement absente à droite subsista en partie à gauche jusqu'à la mort de l'enfant. A l'examen histologique, on trouva à droite un gliôme typique avec perforation de la sclérotique en arrière et envahissement du nerl optique, tandis qu'à gauche le néoplasme occupait la papille seule et son voisinage.
Une fois le fongus apparu au dehors, il ne pourrait plus y avoir de confusion qu'avec le sarcome de la choroïde. Mais si l'on songe que le gliùme est l'apanage de l'enfance jusqu'à l'âge de douze ans au plus, tandis que le sarcome affecte des adultes ou des vieillards, on ne saurait longtemps rester dans le doute.
L'étiologie du gliôme rétinien est loin d'être connue. Le fait que cette affection se montre parfois pendant la vie intra-utérine et toujours en bas âge, surtout de un à cinq ans, nous porte à croire à un trouble évolutif de la rétine, cela d'autant mieux que divers membres d'une même iamille peuvent être atteints, ainsi que Lèche, Sichel, v. Graefe, Wilson, Knapp, Thompson et Brown2 en ont cité des exemples. Un fait qui plaide encore en faveur de cette hypothèse est celui rapporté par Helfreich5 concernant une fillette microcéphale de dix-huit mois présentant un gliôme bilatéral, avec décollement complet des deux rétines, et chez laquelle on constata à l'autopsie l'absence des nerfs et des couches optiques.
Peut-être aussi pourrait-on incriminer l'hérédité cancéreuse. Chez un petit garçon de huit mois que nous avons énucléé, les commémoratifs nous ont appris que l'oncle maternel était mort d'épithélioma de la langue et du pharynx; le frère de la mère, d'ostéosarcome de l'épaule; la tante paternelle, de cancer de l'utérus; et l'oncle paternel, de paraplégie par cancer de la colonne vertébrale.
Quoi qu'il en soit, le sexe masculin semble y être plus prédisposé, llirschberg, dans sa statistique, compte 34 garçons contre 24 filles. La