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Kaplan, Thèse de Paris

6. Panas, Contribution à l'étude des troubles circulatoires visibles à l'ophtalmoscopc dans les lésions traumatiques de l'encéphale (Bulletin de l'Académie de Médecine, 1876, t. Y, p. 182).

NÉVRITES OPTIQUES. 687

qui met en communication le plexus ptérygo-amygdalien avec le sinus caverneux à travers le trou ovale. Cette anastomose, entrevue par Nuhn1, fut confirmée par Trollard* et plus récemment par notre ancien interne Festal3. 11 est à remarquer que, dans tous ces cas, il y a coexistence de méningite suppurée de la base, et que c'est à cette dernière autant qu'à la thrombose qu'il faut rattacher la névrite.

L'hydrocéphalie chronique ne provoque qu'exceptionnellement la papillite, et agirait, suivant Turk\ en comprimant le chiasma par suite d'une forte distension du troisième ventricule. Le même auteur insiste à propos d'un néoplasme du sphénoïde sur la compression de la partie intra-crànienne du nerf entre la masse et l'artère cérébrale antérieure. Cette sorte d'étranglement a été notée 2 fois sur 58 tumeurs du corps pituitaire relevées par Rath5, et 1 fois sur 10 nouvelles observations recueillies par Sachs6. Un autre élément de compression, d'après ce dernier auteur, consisterait dans le coude que fait la portion intracrànienne du nerf contre le bord supérieur du trou optique.

Parmi les affections de l'orbite, nous signalerons certaines néoplasies ayant pour siège les parois ou le nerf lui-même, les périostites et les ostéites qui envahissent le tissu cellulo-graisseux. De même on a noté la ténonite traumatique succédant à une plaie pénétrante de l'orbite, plus rarement à l'opération du strabisme ou au cathétérisme forcé des voies lacrymales.

Les papillites périphériques sont rares et se compliquent habituellement d'amblyopie précoce, d'exophtalmie et de paralysie des nerfs moteurs sans signes ophtalmoscopiques prononcés; plus tard la papille se décolore, mais le rétablissement de la vision est possible. Pour de Grsefe7, il s'agirait là d'hémorrhagie des gaines; pour Baumeister8 de névrite descendante; et, pour Sattler9 et Gaine10, d'une suppuration du sinus maxillaire. Le cas de Jeaffreson relatif à une névrite par empyème du sinus frontal est douteux : en effet, comme le malade avait perdu l'odorat et offrait d'autres accidents cérébraux, on doit se demander s'il n'y avait pas eu propagation jusqu'aux méninges. Dans une observation qui nous est propre, et une autre de van Sou-

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