‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 462 sur 547 · Gaine, Bull. Med. Jouru · texte numérisé non relu

Gaine, Bull. Med. Jouru

ten \ la papillile avait succédé à un hématome spontané de l'or bite.

A côté de la papillo-névrite grave par érysipèle, Fron. Mùller* et Schmelcher ont décrit une forme atténuée avec amblyopic temporaire d'ordre probablement infectieux.

Signalons enfin, comme pouvant s'accompagner de papillite, diverses malformations, telles que : des exostoses ou des hypérostoses de la base évoluant au voisinage du canal optique, la microcéphalie et l'asymétrie du crâne.

Plusieurs théories ont été émises sur la pathogénie des papillonévrites.

Turck, ayant vu une tumeur du cerveau s'accompagner d'hémorrhagies rétiniennes, pensa que la compression du sinus caverneux était la cause de la stase des vaisseaux de l'œil. Toutefois, c'est à partir des travaux de v. Grsefe5 que la théorie mécanique fondée sur le tropplein de la cavité crânienne et la gêne de la circulation veineuse en retour prit corps. Cet auteur ajoutait que l'étranglement subi par les veines dans leur passage à travers l'anneau scierai jouait le rôle de multiplicateur, et avait pour effet d'exagérer la stase.

On a fait de nombreuses objections à cette manière de voir. Tout d'abord, si l'on songe qu'il n'existe point d'arête vive capable de comprimer les veines à l'endroit où précisément elles se montrent le plus élargies et où leurs parois offrent la plus grande épaisseur, le rôle de l'anneau scierai ne saurait être admis sans conteste. De son côté, Sessemann* fit remarquer que la compression et même l'oblitération complète du sinus caverneux ne sauraient à elles seules provoquer des phénomènes de stase, étant donnée l'anastomose à plein canal de la veine ophtalmique avec la faciale.

Schmidt5, partisan de la théorie du trop-plein, fit intervenir la communication de l'espace sus-arachnoïdien du cerveau avec le canal vaginal du nerf, fait anatomique découvert par Schwalb. Toute exagération de tension dans le crâne aurait suivant lui pour effet de chasser le liquide céphalo-rachidien dans la gaine optique, d'où compression de la partie terminale du nerf et stase veineuse de la papille.

Manz6, par des expériences et des autopsies, contribua beaucoup à faire adopter l'hydropisie des gaines.

Pour Parinaud7, il s'agirait de la propagation de l'œdème cérébral

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