‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 486 sur 547 · Allbutt, Med. Times and Gaz., 186S · texte numérisé non relu

Allbutt, Med. Times and Gaz., 186S

3. Berger. Arch. f. Augenh., XIX, p. 391, 1SS0. A. Cowebs, Neurolog. Centralbl., 18XÔ.

prompte que la lésion se montre plus tôt. Pour Berger, c'est environ au bout de trois ans que l'amblyopie dégénère en ainaurose totale.

D'autres troubles oculaires précèdent l'atrophie ou l'accompagnent. On a signalé un léger myosis palpébral qui dégénère souvent en spasme de l'orbiculaire, chaque fois qu'on invite le malade à fermer les yeux. L'épiphora, sur lequel Petrolacci' a particulièrement insisté, est assez fréquent et ordinairement bilatéral ; il s'accentue avec les progrès de la maladie et peut être rattaché autant à une légère éversion de la paupière qu'à une hypersécrétion lacrymale. Le tonus serait, suivant Berger, généralement abaissé; ce qui tient sans doute à une diminution de la pression sanguine. D'après Charcot-, l'inégalité pupillaire est fréquente. La mydriase, commune au début et à la période paralytique, est rare, dans celle ataxique où le myosis se rencontre dans plus de la moitié des cas et se caractérise, d'après Berger, par la forme ellipsoïde de la pupille.

L'étude des réflexes pupillaires est des plus importantes. En général, celui lumineux disparait, alors que l'accommodateur subsiste, ainsi que Argyll-Robertson3 l'a établi le premier. Ce symptôme et le myosis sont communs dans la période préataxique, et s'observent rarement dans d'autres affections, telles que la syphilis cérébrale (Stolzenberg) et l'intoxication par le sulfure de carbone (Uhthoff). Des contractions avec dilatations alternatives de la pupille constituent le signe de Gowers, propre à la période initiale.

La paralysie accommodative, passée sous silence par beaucoup d'auteurs, a été rencontrée par Erb5, Gowers6, Galezowski7, Ilirschberg8 et Berger. Ce dernier l'envisage comme fréquente, surtout dans les phases ataxique et paralytique, où elle se lierait à la mydriase dans le tiers des cas.

Les secousses cloniques des muscles oculaires, sur lesquelles Friedreich a appelé l'attention, et qu'on a confondues à tort avec le nystagmus, sont communes; au contraire l'ataxie prononcée des muscles du globe (Charcot9 et Althaus10) est exceptionnelle.

Les paralysies oculaires sont fréquentes, et, en réunissant diverses statistiques, on les trouve mentionnées 55 fois sur 100. Il en est de

Page 1