Wilbrand, Arch. f. Opta., XXXI, 5, p
chaque côté, ce qui permettait aux malades, en apparence aveugles, de déchiffrer de très petits caractères d'imprimerie. Chez celui de Fôrster1, cinq ans plus tard, la cécité devint complète en deux jours, et chez celui de Schweigger2 elle se produisit un an après. Ce qui différencie les deux cas, c'est que dans le premier les couleurs n'étaient pas perçues au niveau de la partie voyante. Dans ce genre d'amaurose corticale, la réaction pupillaire, ainsi que cela a été noté par v. Grcefe, subsiste longtemps. Lorsque l'hémianopsie et la cécité sont d'origine sous-corticale, les symptômes restent les mêmes, sauf qu'il s'ajoute des hallucinations visuelles, des phénomènes migraineux, de l'épilepsie ou de l'hémiplégie.
A côté de l'hémianopsie classique, signalons celle où le trouble réside dans l'achromatopsie des deux demi-champs visuels correspondants. Nous en connaissons en tout sept observations appartenant à Charpentier3, Samelsohn', Swanzi3, Éperon0, Verrey7, Wilbrand8 et Bjerrum. D'après ce dernier auteur, en présentant au malade de très petits objets, on parvient à reconnaître une diminution de l'acuité visuelle périphérique dans la partie devenue achromatope. Même particularité a été notée dans les observations d'Éperon et de Verrey.
Wilbrand pense que l'hémiachromatopsie résulte de lésions de l'écorce occipitale, plus superficielles encore que celles donnant lieu à l'hémianopsie. L'adjonction d'un scotome central indique la participation du point de l'écorce où aboutit le faisceau maculaire. Dans le cas de Verrey, la lésion du cerveau consistait en un kyste hémorrhagique situé à la partie inférieure du lobe occipital.
Il faut se garder de confondre l'hémianopsie ayant son siège dans la sphère psycho-sensorielle, avec celle dépendant d'une lésion du chiasmaoudu nerf optique. Toutes les fois que le trouble chromatique se borne à un seul œil, ou qu'il occupe, comme dans le cas deGalezowski, les deux moitiés homonymes des rétines, il appartient à cette dernière catégorie, et la projection de la lumière sur la moitié anesthésique de la rétine ne révèle aucun réflexe du côté de la pupille.
Pour terminer ce qui a trait à l'hémianopsie homonyme, il nous reste à mentionner certains scotomes symétriques, pouvant occuper un ou plusieurs secteurs, mais ne dépassant jamais la ligne verticale de séparation de la fovea. Presque toujours il coexiste alors un rétrécis-