‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 55 sur 547 · DÉTERMINATION DE LA RÉFRACTION STATIQUE PAR L'IMAGE RENVERSÉE · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DE LA RÉFRACTION STATIQUE PAR L'IMAGE RENVERSÉE

Si devant un œil emmétrope on place à 15 millimètres de la cornée une forte lentille convexe que nous supposerons être de. 10 D, on obtient une image aérienne de la rétine. Cette image réelle, agrandie et renversée, est située entre la lentille et l'observateur. S'agit-il d'un oeil emmétrope, elle occupe le foyer même de la lentille, tandis que pour un œil myope elle se trouve entre ce foyer et la lentille et pour un œil hypermétrope entre le foyer de la lentille et l'infini. Au point de vue de la grandeur, elle reste invariable dans l'emmétropie, quelle que soit la dislance de la lentille. Cela résulte du parallélisme même des rayons émergents.

Lorsque le foyer de la lentille coïncide avec le foyer antérieur de l'œil, que celui-ci soit emmétrope, myope ou hypermétrope, la grandeur de l'image est la même dans les trois cas. Par contre, suivant que le foyer de la lentille se trouve en deçà ou au delà, l'image grandit dans l'hypermétropie et se rapetisse dans la myopie.

Partant de ces données, on a été conduit à utiliser l'œil muni d'un verre convexe comme un optomètre à une seule lentille, la rétine représentant la plaque porte-objet.

Loiseau3 a composé à cet effet un appareil formé d'une lentille de 10d qu'il place de façon à ce que son foyer coïncide avec le point

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