‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 56 sur 547 · Eperon, Arch. d'opht., 1884, IV, p · texte numérisé non relu

Eperon, Arch. d'opht., 1884, IV, p

5. Loiseau, Arch. mêd. Belge, mai 1878, et Ann. d'ocul., t. LXXX, p. 66, 1878.

nodal de l'œil. Celle-ci est fixée sur une réglette de 50 centimètres sur laquelle glisse dans une coulissière une tige horizontale qui porte à son extrémité postérieure le miroir ophtalmoscopique. Ce miroir possède une longueur focale égale à celle de la tige mobile.

Pour l'éclairage, on place devant la flamme de la lampe une lentille collective dont le foyer doit se confondre avec la source lumineuse. On superpose à la lentille une plaque de verre sur laquelle se trouvent tracées des lignes noires parallèles de 1 millimètre de large, avec autant d'écartement. Les rayons sortis parallèles tombent sur le miroir dont le foyer reste ainsi invariable, quels que soient les déplacements antéro-postérieurs qu'on lui imprime.

On trace 0 au point de la réglette où le foyer du miroir et celui de

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l'œil emmétrope pourvu de la lentille -+- 10 se confondent. Ce point est déterminé par le fait que l'observateur aperçoit avec netteté l'image rétinienne du treillis lumineux. A partir de 0 jusqu'à 10 on marque des traits équidistants dont les uns placés dans le sens de la lentille objective correspondent à autant de D de myopie; les autres disposés du côté du miroir, aux mêmes valeurs d'hypermétropie. On n'a qu'à faire avancer ou reculer au moyen d'une vis le miroir de la quantité voulue jusqu'à apercevoir nettement l'image lumineuse du treillis. Le chiffre de la réglette où se réalise ce résultat indique celui de l'amétropie. Avec une myopie de 10 D, on supprime la lentille. S'il s'agit d'un degré plus élevé, on substitue à la lentille oculaire H- 10 une -+- 20 distante de 5 centimètres du point nodal de l'œil. Les 5 centimètres de la réglette subdivisée en 10 intervalles correspondent chacun à une dioptrie de myopie en plus.

La détermination de la réfraction statique par l'image renversée a

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trouvé peu d'imitateurs à cause de la difficulté d'apercevoir le point exact où vient se peindre l'image du fond de l'œil. Le procédé par Yiviage droite doit donc lui être préféré, bien qu'à son tour il mérite de céder le pas à une méthode plus simple et plus exacte dont nous sommes redevables à Cuignet.

SKIOPOSCOPIE

Une manière des plus simples pour déterminer la réfraction statique consiste dans l'étude de l'ombre perçue à travers la pupille pendant qu'on éclaire l'œil à l'ophtalmoscope.

Bovvman ' le premier a observé ce phénomène et en a tiré parti au point de vue du diagnostic du kératocùne. Mais c'est à Cuignet2 que revient l'honneur de l'avoir utilisé dans le diagnostic de l'amétropie. Il a été suivi dans cette voie par Mengin3, Forbes*, et surtout Parent5, qui nous a appris la détermination exacte des vices de réfraction, grâce à l'emploi de verres correcteurs placés au devant de l'œil exploré.

On est loin d'être d'accord sur le lieu où se produit l'ombre pupillaire; de là les dénominations diverses de kératoscopie (Cuignet), de pupilloscopie (Landolt), de rétinoscopie (auteurs anglais) et de skiascopie (Chibret). Nous proposons le terme de skioposcopie, formé de T/j.y. ombre, c-sç oculaire, comme plus exact et ne prêtant nullement à confusion.

Avant d'aborder l'étude de ce qui se passe du côté de l'œil, il nous faut envisager en quoi l'éclairement diffère suivant qu'on fait usage d'un miroir concave ou plan.

Le premier réunit au devant de lui en foyer réel, aérien et renversé, les rayons incidents à la condition que la source lumineuse soit placée au delà du foyer du miroir. C'est dire que l'image fournie devient pour l'œil exploré la source éclairante qui marche dans le même sens que les déplacements imprimés à l'ophtalmoscope.

Le second disperse les rayons incidents, et son foyer purement virtuel se trouve derrière lui et marche en sens contraire.

Voyons maintenant ce qui a lieu lorsqu'on éclaire le fond de l'œil avec le miroir plan.

L'observateur, étant placé quelque peu au delà de 1 mètre du patient,

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