‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 64 sur 547 · Chibret, Arcli d'ophl · texte numérisé non relu

Chibret, Arcli d'ophl

Que l'astigmatisme se rencontre dans 6,5 pour 100 des individus explorés ;

Que les indications de l'ophtalmométrie sont souvent inférieures aux chiffres donnés par la skioposcopie, la différence pouvant aller jusqu'à une et deux dioptries. Cette différence tiendrait, d'aprës lui, à ce que la mesure ophtalmométrique est prise 1 millimètre en dehors du point d'intersection de la ligne visuelle avec la cornée ;

Que dans l'As, suivant la règle, qui représente les f des cas, l'ophtalmomètre l'indique assez exactement. La fraction qui lui échappe et que dévoile la skioposcopie se trouve souvent corrigée par les contractions astigmatiques du cristallin, surtout chez les jeunes sujets ;

Que l'As, inverse, souvent indépendant de la cornée et atteignant par exception 2D, peut être évalué avec la skioposcopie à {de D près;

Qu'enfin la correction pratique, généralement intermédiaire aux indications de l' ophtalmomètre et à celles de la skioposcopie, se rapproche de la première méthode en cas d'As, conforme à la règle, et de la seconde, lors d'As, inverse.

La conclusion de cet auteur est que la skioposcopie, qui égale en précision le procédé de l'image droite pour la réfraction sphérique, dépasse de heaucoup ce dernier dans la détermination de l'astigmatisme.

En définitive, en possession de la skioposcopie, de l'ophtalmomètre de Javal et de l'exploration par l'image droite, il nous est permis actuellement de découvrir les moindres degrés d'astigmatisme. C'est là un résultat inconnu de nos devanciers qui ne disposaient que des méthodes subjectives.

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