‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 66 sur 547 · Xcel, Arch. cTophtal., t. XI, 1801, p · texte numérisé non relu

Xcel, Arch. cTophtal., t. XI, 1801, p

cher de son insertion an disque oplique. On s'est fondé entre autres sur les expériences de Hensen et Yœlkers1. En électrisant ce muscle, ces auteurs disent avoir constaté le mouvement de translation de la choroïde en avant. Mais F. Hocquard2, en répétant l'expérience sur des yeux humains absolument frais, a pu s'assurer que la partie postérieure de cette membrane ne subissait aucune traction; fait qu'il explique par l'adhérence intime des procès ciliaires à la zonule jouant le rôle d'un cran d'arrêt.

Pour savoir de quel côté était la vérité, nous avons procédé à notre tour de la façon suivante :

Sur un œil humain fraîchement énucléé et à tension normale, nous pratiquâmes une fenêtre à la sclérotique mettant à découvert une partie de la circonférence du muscle ciliaire. Cinq épingles à insectes, enfoncées perpendiculairement dans le globe le long du méridien correspondant, faisaient l'office de leviers indicateurs.

En attirant alors en avant le muscle ciliaire mis à nu, avec des pinces mousses et fines et en regardant ce qui se passait, nous vimes à chaque traction les trois épingles antérieures décrire un mouvement d'arc de cercle d'avant en arrière qui allait en décroissant de la première à la troisième. Quant à la quatrième et à la cinquième, fichées entre l'équateur et le nerf optique, elles restaient immobiles quel que fût le degré de traction.

Ce qui devenait démonstratif dans cette expérience, doit l'être bien plus chez le vivant, si l'on songe au peu de force comparative développée par la contraction du muscle ciliaire au moment de l'accommodation.

Le défaut de glissement du segment postérieur de la choroïde dépend des tractus de la lamina fusca qui relient cette membrane à la face interne de la sclérotique. Ils sont d'autant plus serrés et dépourvus d'élasticité, qu'on se rapproche du point de pénétration du nerf optique. A cela s'ajoute l'adhérence des nombreux troncs nerveux et vasculaires, qui pénètrent au niveau du pôle postérieur, sans compter la part qui revient dans la région de l'équateur aux troncs des veines vorticineuses. Ce sont ces particularités anatomiques qui nous expliquent la facilité avec laquelle on détache de la sclérotique la moitié antérieure de la choroïde, et que sur des yeux macérés dans un mélange d'eau et d'alcool, il est fréquent de voir se produire un décollement de tout le segment antérieur, alors que le postérieur reste fortement adhérent.

G. Martin, de Bordeaux3, se fondant sur la corrélation qui existe

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