‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 67 sur 547 · Hexsex et Vœlkers, Arch. f. Ophlh · texte numérisé non relu

Hexsex et Vœlkers, Arch. f. Ophlh

2. Hocqïïard, Dans Mém. d'ophtalmomélrit de Javal, p. 501, 1891. 5. Martin, Bull, de la Soc. franc, d'opht., 1887-1888.

entre remplacement habituellement horizontal du croissant myopique, et la fréquence de l'As, conforme à la règle (584 fois sur 415 cas), conclut que les contractions asligmatiques, autrement dit partielles, du muscle ciliaire, sont la cause du staphylome. Ce qui, d'après lui, le confirme, c'est que dans l'As, inverse, beaucoup plus rare, le croissant myopique est situé en sens opposé. Ce que nous avons exposé plus haut nous semble ne pas justifier une pareille déduction.

La part qui revient aux muscles extrinsèques, plus particulièrement à ceux de la convergence, ne saurait être niée.

Tous ceux qui se sont livrés à la tonométrie savent que chaque fois que ces muscles se contractent, l'œil, de mou qu'il était, devient momentanément dur et comme glaucomateux, preuve qu'ils exercent une compression sur le contenu du globe.

Lors d'une convergence prononcée, la boutonnière des obliques tend à se resserrer, en même temps que le droit externe fortement distendu, et le droit interne raccourci et augmenté de volume par sa contraction, pressent sur le globe latéralement. Dans cette attitude, celui-ci se trouve comprimé de tous côtés dans le sens de son éqnateur sans qu'il s'ensuive, ainsi qu'on l'avait prétendu jadis pour les besoins de l'accommodation, l'allongement de l'axe antéro-poslérieur.

En dehors de cette exagération de tension sous l'action des muscles, il faut faire intervenir les tiraillements exercés par les tendons des obliques sur la partie postéro-externe de la sclérotique que d'autre part fixe solidement au squelette la gaine fibreuse du nerf optique. Plus le pôle postérieur se porte en dehors, comme cela a lieu dans la forte adduction, plus la distension de la sclérotique augmente, pouvant aller jusqu'au dédoublement de la gaine dure-mérienne. On conçoit qu'un grand écartement des yeux en exagérant la convergence, et que l'aplatissement vertical de l'orbite comme le veut Stilling1, en rendant la sangle des obliques plus étroite, puissent contribuer à accroître ce fâcheux résultat. L'astigmatisme et l'amblyopie, en obligeant l'individu à fixer de très près, agissent dans le même sens.

Fuchs2 fait intervenir la stase choroïdienne qui résulte de ce que les deux veines vorticineuses externes supérieure et inférieure, placées qu'elles sont sous les tendons des deux obliques, se trouveraient comprimées pendant la convergence des lignes visuelles dans le travail de près.

La part prépondérante qui revient aux muscles extrinsèques est démontrée parce fait que, chez les horlogers qui travaillent à la loupe et accommodent sans cesse, la myopie est rare. Tel est également le cas des borgnes et des strabiques fixes.

1. Stilliîsg, Untersuch. u. die Entsiehung der Kurzsich., 1887.

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