‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 68 sur 547 · Fucus, Arcli. f. OphL, XXX, 4, p. 1, 1SS · texte numérisé non relu

Fucus, Arcli. f. OphL, XXX, 4, p. 1, 1SS

PANAS. I 1

Il nous resterait à parler de la pathogénie de la myopie progressive appelée encore maligne, vu qu'elle aboutit tôt ou tard à la désorganisation du globe. Mais comme il s'agit là d'un état franchement pathologique, nous y reviendrons à propos de la scléro-choroïdite postérieure.

Rien n'est plus commun dans les yeux myopes que les mouches volantes. On les distingue en physiologiques et en pathologiques. Les premières qui seules doivent être mentionnées ici, dépendent, suivant toute probabilité, de corpuscules vitréens non visibles à l'ophtalmoscope. En admettant qu'il en soit ainsi, on s'explique la sensation d'ombre par le fait que, la rétine étant située plus en arrière, ces corps demi-opaques y projettent de grands cercles de diffusion, à moins de supposer que les myopes jouissent d'une perceptibilité lumineuse supérieure.

Dans la production de la myopie bénigne ou stationnaire, l'hérédité joue, comme pour celle progressive ou maligne, un rôle prépondérant. Le plus souvent directe, son influence peut ne se faire sentir qu'après une génération et plus.

Les effets de cette prédisposition ne deviennent apparents que vers la neuvième et la douzième année; c'est dire que la myopie congénitale est rare.

En général, les peuples du nord à peau blanche et à système pileux clair, semblent plus prédisposés que ceux du midi. A cet égard, les nègres, et nous faisons allusion à ceux qui ont reçu de l'instruction, paraissent privilégiés. Le contraire s'observe pour les sémites transplantés en Europe.

En ce qui concerne la France, Nimier1 donne la statistique suivante. Sur 100 000 conscrits, ceux réformés pour plus de 6D sont répartis comme il suit :

Dans les 7 départements armorico-bretons, le minimum se trouve dans le Morbihan 107, et le maximum dans la Manche I 048. La moyenne est de 427.

Pour les 15 départements celtiques du centre : minimum, Cantal 111, maximum. Nièvre 858, moyenne 434.

Pour les 16 départements belges-normands du nord-est : minimum, Aisne 215, maximum, Oise 1 056, moyenne 614.

Enfin les 15 départements des Aquitains-Ligures comptent un minimum de 155 pour l'Ariège, et un maximum de 1 477 pour le Gard. Les Bouches-du-Rhône fournissent le chiffre de 1 108, et la Gironde celui de 1 584, moyenne 661.

Toutes les professions qui obligent à travailler de très près, et elles

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