Bull, C. R. de la Soc. franc, d'ophlalm
.. ASTIGMATISME. — AS. 169
Sulzer', voulant se rendre compte des différences trouvées dans le degré de l'astigmatisme manifeste et total de Donders après instillation d'atropine, s'est livré à des éludes ophtalmométriques avant et après l'action de cet agent. Les résultats auxquels il est arrivé se résument ainsi :
1° Les parties périphériques des cornées dépourvues d'As, au centre présentent un As. inverse.
2° Il en est souvent de même de celles à As. direct faible au centre.
5" Les parties périphériques des cornées à As. central inverse sont plus astigmatiques dans le même sens que les parties centrales.
4" Enfin les parties périphériques des cornées à As. central direct moyen ou fort sont plus astigmates dans le même sens que les parties centrales.
En présence de ces constatations, l'auteur se demande si les écarts trouvés entre les mesures ophtalmométriques et la détermination par les verres ne méritent pas d'être rattachés à la forme de la cornée plutôt qu'à un astigmatisme statique du cristallin. La même explication serait applicable aux différences constatées après atropinisation.
Pour élucider ce dernier point, Sulzer s'est attaché à déterminer l'aire cornéenne qui pour un diamètre pupillaire donné participe à la vision.
11 est parvenu ainsi à établir que le centre de la pupille est situé en moyenne à 5 degrés en dehors du point d'intersection de la ligne visuelle avec la cornée, tantôt sur le même plan horizontal, tantôt plus haut ou plus bas. De cetle situation, il résulte que l'aire cherchée ne coïncide pas avec la zone annulaire de la cornée concentrique par rapport à la ligne visuelle qui fournit les mesures ophtalmométriques. Dès lors, l'écart existant entre ces deux aires cornéennes pourrait suffire à expliquer les différences si communes que l'on rencontre entre les mesures ophtalmométriques et l'As, subjectif, sans faire appel au cristallin.
Une dernière conséquence de cetle asymétrie est l'impossibilité de corriger complètement l'As, par les verres. Sulzer croit que l'amblyopie des astigmates signalée pour la première fois par le commandant Gaulier et que l'on a cru devoir rattacher à une anomalie des éléments rétiniens, s'explique bien mieux par là.
Ce qui ne manque pas de compliquer la question, c'est la constatation nouvellement faite par Tscherning au sujet de la courbure de la face postérieure de la cornée qui diffère sensiblement de celle de la face antérieure dirigée dans un sens diamétralement opposé.
Du débat qui précède, on doit conclure que la part attribuée jus-