‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 8 sur 547 · RÉTINE · texte numérisé non relu

RÉTINE

Ainsi appelée par les anciens qui l'avaient comparée à un filet ài;.ç(6X-/;cTpsv (Hérophyle) , la rétine constitue la membrane la plus interne de l'œil. Formée, comme nous le verrons au chapitre de l'embryogénie, par une expansion du cerveau primitif, elle représente la partie fondamentale de l'organe visuel.

On lui distingue une face externe qui s'applique exactement sur la face concave de la limitante interne de la choroïde ; une face interne qui se moule sur la convexité du corps hyaloïde; une extrémité postérieure circonscrivant le point de pénétration des fibres optiques dans l'œil; enfin une extrémité antérieure qui peut être poursuivie jusqu'à l'orifice pupillaire.

Sur le vivant ou de suite après la mort, la rétine est transparente et laisse voir nettement la choroïde surtout dans les yeux peu pigmentés. Seul le centre correspondant à la ligne visuelle offre une coloration brunâtre. Cette portion foncée, qui mesure 2 millimètres de diamètre environ, porte le nom de macula ou de tacite jaune. A son centre, se trouve un enfoncement appelé trou borgne ou fovea centralis.

A côté et en dedans de la tache jaune, on observe un disque de lmm,6 de diamètre qui n'est autre que la terminaison du nerf optique. Par suite de sa couleur d'un blanc rosé, il semble faire saillie sur la rétine, alors qu'en réalité il se trouve, surtout au centre, légèrement déprimé. Le nom de papille optique ne correspond donc qu'à une apparence due au contraste de la couleur blanche avec le fond rouge sombre de la choroïde.

Quelque temps après la mort, la rétine perd sa transparence, devient grisâtre et de plus en plus opaque. En même temps elle se plisse, principalement dans le sens du méridien maculaire.

Chez l'homme, les fibres optiques qui se rendent à la rétine se dépouillent au niveau de la lame criblée de leur gaine myélinique; de là, la transparence parfaite de cette couche. Il arrive cependant qu'un ou deux faisceaux conservent cette gaine. L'on voit alors partir de la papille des traînées blanches en forme de gerbe.

La surface de la rétine est parcourue par des vaisseaux artériels et veineux qui viennent du centre du nerf ou qui s'y rendent. De là le nom de vaisseaux centraux sous lequel on les désigne. Leurs bifurcations occupent principalement le plan vertical.

Envisagée au point de vue de ses éléments et de son fonctionnement en tant qu'organe visuel, la rétine se termine à l'ora serrata. Là, elle s'amincit brusquement et adhère aux parties sous-jacentes aussi bien à la zone ciliaire qu'à la face postérieure de l'iris. D'après les mensurations de IL Mùller, elle offre :

Au niveau de la partie la plus épaissie de la macula. 0mm,50 d'épaisseur.

A 0""°, 5 de la papille 0™",4

A lm°. 0»»,55

A 2mm. 0mm,27 —

On voit d'après cela que la moyenne de l'épaisseur est de 0mm,26 oit de { de millimètre environ.

Histologiquement, nous devons étudier la rétine proprement dite et sa portion ciliaire. Tandis que la première se compose de dix couches, la seconde n'en a guère que deux; encore sont-elles modifiées dans leur constitution.

Les couches de la rétine proprement dite sont de dehors en dedans ou d'arrière en avant :

1° L'épithélium pigmenté avec ses fins prolongements protoplas iniques;

2° La couche des cônes et des bâtonnets;

5° La limitante externe;

4° La couche externe des grains ;

5° Une couche grenue externe ;

6° La couche interne des grains ;

7° Une couche grenue interne ;

8° La couche des cellules ganglionnaires ;

RETINE.

9° La couche des fibres du nerf optique ;

10° La limitante interne.

Cette classification, généralement admise depuis les travaux de H. Mùller, a été modifiée par Ramier dans son traité technique d'histologie, et cela avec d'autant plus de raison que chez l'embryon, la rétine, émanation directe du névraxe, se compose de deux feuillets invaginés, l'un proximal, l'autre distal.

Le premier forme le pigment rétinien, alors que le second sert à constituer tous les autres éléments de la rétine dont les plus caractéristiques sont les cônes et les bâtonnets.

Lorsqu'on fait macérer dans une solution ebromique ou alcoolique au tiers des rétines de poissons, de batraciens et de certains mammifères, on les voit se séparer en deux couches : l'une externe, comprenant les cônes et les bâtonnets, ainsi que le stratum attenant des grains, désignée jadis sous le nom de membrane de Jacob et que Schwalbe appelle le névro-épithélium rétinien, il est toujours dépourvu de vaisseaux; l'autre interne, plus ou moins vasculaire suivant les espèces animales, doit être envisagée comme la portion cérébrale ou nerveuse proprement dite.

Le névro-épithélium est considéré par Ranvier comme constitué dans son ensemble par la réunion côte à côte d'un même élément anatomique, la cellule visuelle formée de deux parties : l'une externe, cônes ou bâtonnets; l'autre interne, représentant le corps de la /Vl- fi

Cellule pourvu d'un novail OVOÏde nucléole, ce», corps des cellules visuelles.

TT . . ... . le, limitante externe.

Une mince couche cuticulaire percée de nom- C{, corps filamenteux des cônes. breux trous sépare nettement ces deux parties. Elle est connue sous le nom de membrane limitante externe. Entre la couche névro-épithéliale et la cérébrale il existe la couche grenue externe, appelée par Ramier plexus basai. Chez le singe et dans la région de la macula chez l'homme, il s'interpose entre ce plexus et le névro-épithélium de fines fibrilles disposées en palissade et que l'on décrit sous le nom de couche de Henle. Il s'agit de filaments qui partent chacun de l'extrémité interne d'une cellule visuelle pour aller se perdre dans le plexus basai.

— pc

— cm -fo -pAn

Fig. '18. — Réline du singe.

li, limitante interne.

pfm, pieds des fibres de Millier.

fo, fibres optiques coupées.

cm, cellules multipolaires.

pc, plexus cérébral.

eu, cellules unipolaires.

cb, cellules bipolaires.

pb, plexus basai.

Sur la rétine des batraciens on y rencontre également des éléments particuliers en tête de massue signalés par Landolt. Ceux-ci semblent naître du plexus basai par un fin pédicule.

Avant d'aller plus loin, nous allons étudier la composition histologique de la portion des cellules visuelles.

Le segment externe des cônes ou des bâtonnets, qui à l'état frais est transparent et réfracte fortement la lumière, se colore en brun ou en gris par l'acide osmique, alors que le segment interne grenu est à peine influencé. Le contraire a lieu avec le picro-carmin.

D'après Schultze, cbez l'homme et le singe, à la séparation de ces deux segments, il existe une partie composée de filaments parallèles à la surface et entre-croisés dans la profondeur; Ranvier la désigne sous le nom de corps intercalaire filamenteux.

Les bâtonnets ont une épaisseur de 2 \i. et une longueur de 60 \>. qui tombe à 40 \j. vers l'ora serrata. On n'en rencontre pas dans la région maculaire. Pour les cônes, l'épaisseur est de 5 à 6 y. et leur longueur de 52 à 56 y..

Le plexus basai ou couche granulée externe est constitué par un enchevêtrement de fibrilles transparentes, avec adjonction, chez certains animaux tels que le cheval, de cellules multipolaires à noyau nucléole et à protoplasma granuleux. Pour Ranvier, il s'agirait là d'un véritable plexus nerveux. Schwalbe y voit au contraire l'intrication de fibres de soutènement. Ce qui est certain, c'est que des fibrilles provenant du prolongement externe des cellules de la couche sousjacente y pénètrent.

La couche des grains internes consiste en deux ordres d'éléments :

Les cellules bipolaires qui sont les plus nombreuses offrent tous les caractères des cellules ganglionnaires. Leur corps est ovoïde ou fusiforme et présente un gros noyau rond ou oval entouré par du protoplasma granuleux. À chacune de leur extrémité naît un fin prolongement, l'externe et l'interne. Ce dernier est le plus délié et porte souvent des renflements variqueux. Parvenu au niveau du plexus cérébral, il s'y enfonce. Le prolongement externe généralement plus court et plus gros, arrivé dans le plexus basai, se bifurque et se résout en filaments déliés.

Les cellules unipolaires reléguées à la partie la plus interne sont pourvues d'un noyau volumineux qui se colore vivement par le picrocarmin. Leur protoplasma est granuleux et donne naissance à un prolongement qui se perd dans le plexus cérébral. Ranvier les envisage comme des cellules ganglionnaires unipolaires.

Outre ces deux ordres d'éléments, la couche interne des grains

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contient la portion nucléaire des fibres de soutènement et une substance unissante amorphe.

Plexus cérébral ou couche granulée interne. — Malgré les nombreux travaux qui ont été faits sur cette couche, on est encore loin d'être complètement fixé sur sa structure. Ce qui est certain, c'est que les prolongements des cellules bipolaires et de celles que nous étudierons dans la couche sous-jacente, s'y rendent et concourent à former un plexus nerveux qui n'est visible qu'après l'action des réactifs et à l'aide de forts grossissements. De plus, il paraît exister une substance interfibrillaire se colorant en brun foncé par l'acide osmique et aussi par le chlorure d'or. Elle rappelle par ses réactions la myéline qui entoure les cylindres-axes.

Une particularité à signaler est la présence de stratifications nombreuses alternativement claires et sombres que l'on rencontre surtout chez les oiseaux et les reptiles. Cette disposition, qui chez l'homme n'a pas son analogue, reste inexpliquée.

Cellules multipolaires. — Ces cellules, appelées aussi ganglionnaires, forment une couche continue entre le plexus cérébral en dehors et les fibres du nerf optique en dedans. Dans presque toute la rétine elles sont disposées sur un seul plan. Au voisinage de la macula on en trouve deux, puis trois rangées et dans l'intérieur de la tache jaune, leur nombre se multiplie jusqu'à constituer huit et même dix couches superposées. Par contre, près du disque optique, elles sont irrégulièrement disséminées dans une étendue de 8 millimètres environ. Leur volume est variable ainsi que leur forme. Les plus petites, qui occupent la région maculaire, ne dépassent pas 10 y.. Elles sont régulièrement fusiformes et offrent un seul prolongement à chaque extrémité. Les autres atteignent en moyenne 50 y. et présentent plusieurs ramifications périphériques et une centrale.

Le prolongement interne de toutes ces cellules se distingue par sa transparence parfaite. Quelquefois il se montre variqueux, mais reste toujours indivis. Il se continue avec le cylindre-axe de la fibre optique correspondante. Par contre, les prolongements externes sont souvent granuleux et se divisent en un grand nombre de filaments qui pénètrent jusque dans le plexus cérébral.

A l'état frais, le corps cellulaire est transparent et dépourvu de grains pigmentaires. Il contient un noyau arrondi avec un nucléole très réfringent. Par l'action des réactifs, le protoplasma devient finement granuleux ; souvent aussi on y remarque des fibrilles qui se disposent concentriquement autour du noyau.

Cette couche ganglionnaire est traversée par les fibres radiées de Mùller.

Fibres du nerf optique. — Ces fibres sont de dimensions variables.

Une fois parvenues dans la lame criblée, elles se dépouillent de leur gaine de myéline pour ne plus conserver en pénétrant dans la rétine que leur cylindre-axe. Arrivées dans le disque optique, elles s'infléchissent brusquement pour s'irradier sur toute la face interne de la membrane nerveuse, principalement en haut et en bas, ainsi qu'en dedans et pas du tout en dehors. La macula n'en possède point dans son intérieur, mais tout autour elle se trouve comme encadrée par des faisceaux convergents qui forment une sorte de raphé, vestige probable de la fente fœtale primitive de la rétine. Chez le triton, Nicati a signalé leur entre-croisement. On n'observe rien de pareil chez l'homme, mais on constate au niveau de la cupule de la papille un amas de cellules névrogliques dont il sera question plus loin.

Les fibres nerveuses diminuent progressivement de nombre jusqu'à

Fig. 19.

l'ora serrata où elles disparaissent. Examinées à l'état frais, elles sont lisses et transparentes. Par suite de l'altération cadavérique et sous l'action des réactifs, elles offrent souvent des renflements granuleux, variqueux ou moniliformes qui pourraient en imposer pour des cellules ganglionnaires. Les faisceaux qu'elles constituent sont séparés par des cloisons formées par les fibres de Millier. On rencontre en outre, sur les deux faces de celte couche, surtout chez les sujets jeunes, des cellules plates disséminées ça et là, analogues à celles que l'on trouve dans le nerf optique et qui appartiennent à la névroglie.

Cellules de soutènement ou fibres de Mûller. — Toutes les couches précédemment décrites sont reliées entre elles par des éléments spéciaux qui les traversent perpendiculairement de dedans en dehors. Aux deux faces interne et externe de la rétine, ils forment les deux limitantes. H. Mûller, qui a décrit le premier ce système, le considère comme constitué de fibres de soutènement, tandis que Ranvier y voit

RETINE.

des cellules. Toujours est-il que l'origine est eclodermique, au même titre que celle des éléments nerveux sensoriels et pigmentaires de la rétine.

Les fibres de Mûller prennent naissance à la face interne de la membrane nerveuse par un renflement conoïde ou pied. Ces renflements placés côte à côte recouvrent les fibres optiques et constituent la limitante interne. Parties de là, elles s'amincissent, se dirigent du côté externe et séparent les faisceaux nerveux et les cellules multipolaires. Parvenues dans le plexus cérébral, elles le traversent après lui avoir

Gi

Fig. 20. — Macula.

L, limitante interne. — CO, cellules optiques. — GI, grains internes. — GE, grains externes.

C, cônes modifiés.

fourni de fins filaments. Dans la couche interne des grains, les fibres de soutènement présentent un noyau d'un aspect granuleux et forment des loges pour les cellules bipolaires et unipolaires. Au niveau du plexus basai, elles s'amincissent, pour fournir des gaines aux cellules visuelles. A la jonction des corps cellulaires avec leurs prolongements, ces gaines se terminent par un bord réfringent et constituent la membrane limitante externe. De la face postérieure de celle-ci, partent des cils très fins qui entourent les cônes et les bâtonnets et servent à les soutenir.

Au niveau de la macula, la structure de la rétine est considérablement modifiée. Les bâtonnets font défaut et sont remplacés par des

cônes d'autant plus minces et allongés qu'on se rapproche de la fovea. En ce point ils représentent un ménisque à convexité dirigée en dedans. Les fibres de Henle deviennent plus longues et plus obliques. Le plexus basai très réduit d'épaisseur est à peine marqué dans le fond de la fovea. 11 en est de même de la couche des cellules bipolaires et du plexus cérébral. Par contre, les cellules multipolaires acquièrent dans la portion périphérique de la macula leur maximum de développement au point de former huit couches superposées. Les fibres optiques et celles de Mùller sont également peu abondantes et disparaissent au pourtour de la fovea. Il s'ensuit donc, qu'au centre de la région maculage, la rétine se trouve réduite à deux couches : 1° les cellules visuelles ; 2° le plexus cérébral qui, quoique diminué d'épaisseur, existe manifestement et n'est séparé du corps des cellules visuelles que par les fibres de Henle.

Pour compléter l'étude de la rétine, il nous reste à parler de son feuillet pigmentaire et de la portion non visuelle de cette membrane étendue depuis l'ora serrata jusqu'à l'iris.

La couche pigmentaire qui est la plus externe a été longtemps rattachée à la choroïde. L'embryogénie a démontré depuis, qu'elle revient en entier au feuillet proximal de la vésicule oculaire secondaire d'où dérive la rétine. Nous savons d'ailleurs qu'une membrane anhyste la sépare de la choroïde.

Le stratum pigmentaire se compose d'une seule couche de cellules disposées côte à côte sous forme de mosaïque. Leur grandeur est de 12 à 18 \i. et leur épaisseur de 9 [>.. Examinée de profil, chaque cellule se montre pourvue de prolongements protoplasmatiques ciliés qui, comme autant de radicules. Fig. 2i. pénètrent entre les cônes et les bâtonnets et en-

tourent de toutes parts leur segment externe. La base de la cellule est incolore, contient un, plus rarement deux noyaux arrondis et adhère intimement à la limitante élastique de la choroïde. Toute sa partie interne ainsi que les prolongements ciliés sont au contraire fortement chargés de grains pigmentaires, sauf chez les albinos et au devant du tapis de certains animaux. Ces grains, examinés à un fort grossissement, sont allongés en bâtonnets, à extrémités anguleuses, ce qui leur donne l'aspect de cristaux.

Au niveau de la macula, les cellules pigmentaires ne mesurent plus que 9 y. de longueur, alors que leur épaisseur atteint 16 \i.. De plus, les prolongements ciliés avancent jusque près de la limitante externe, d'où adhérence plus solide des deux feuillets primitifs entre eux.

Parvenue à l'ora serrata, la rétine diminue brusquement d'épais seur et n'est plus constituée que par deux couches : une externe

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pigmentaire, continuation directe de la précédente; l'autre interne formée de cellules cylindroïdes incolores disposées côte à côte sur un seul plan.

Ces dernières mesurent 40 à 50 y. de hauteur sur 5 à 8 jj. de largeur au niveau de l'ora serrata ; mais leur diamètre décroît vers la partie antérieure des procès ciliaires. Chaque cellule possède à sa base un noyau hyalin entouré de protoplasma finement granuleux, et se colorant en rose par le picro-carmin. Du sommet de la cellule, on voit partir de fines fibrilles hyalines qui ont été envisagées comme Tune des origines de la zonule de Zinn.

Sur des préparations histologiques bien réussies, nous avons pu suivre un autre ordre de fibrilles qui, après s'être interposées aux cellules incolores et à celles pigmenlaires, vont se perdre dans une sorte de membrane cuticulaire située plus en dehors, de même nature que la limitante de la choroïde.

Les cellules pigmentaires sont aplaties et comme imbriquées. Cette couche et la précédente constituent le revêtement rétinien des procès ciliaires formés de tissu connectif, de fibres cellules appartenant au muscle ciliaire et de fibres élastiques, à quoi s'ajoutent, chez les animaux, des cellules pigmentaires anastomosées rappelant celles du stroma de la choroïde.

Après avoir tapissé les procès ciliaires, la rétine modifiée se poursuit en avant jusqu'à la face postérieure et au bord pupillaire de l'iris, avec cette différence qu'ici les deux feuillets interne et externe se chargent de pigment à la fin de la vie fœtale, pour former l'uvée.

Chez les individus âgés et même chez l'adulte, il n'est pas rare de rencontrer des vacuoles en forme d'arcades dans la région de l'ora serrata. Ces vacuoles siègent principalement dans la couche pigmentaire, sont remplies d'un liquide séreux et ont été décrites par Schultze et Iwanoff sous le nom d'altération kystique de la rétine.

Les artères et les veines rétiniennes sont la terminaison des vaisseaux centraux du nerf optique; elles forment des arcades anastomotiques de plus en plus nombreuses et fines, que l'on peut suivre jusqu'à l'ora serrata. On doit les envisager comme un système clos, ne communiquant que par des voies exiguës avec le reste de la vascularité de l'œil. Aussi suffit-il que l'artère centrale soit bouchée par un embolus pour que la rétine cesse de fonctionner.

Au sortir du disque optique, l'artère et la veine se divisent en deux branches verticales, supérieure et inférieure, qui ne tardent pas à se subdiviser toujours d'une façon dichotomique. Seule la macula est dépourvue de vaisseaux d'un certain calibre.

Du plexus artériel et veineux destiné exclusivement à la couche des fibres nerveuses, naissent de fines ramifications que l'on suit jusqu'à

PANAS. 3

la partie externe de la couche des cellules bipolaires. Dans ce trajet, elles forment deux fins réseaux superposés, situés l'un à la limite du plexus cérébral, l'autre à celle du plexus basai. Dans ce dernier, pas plus que dans les cellules visuelles et l'épithélium pigmenté, on ne rencontre de vaisseaux. Chez les animaux, tels que lapin, lièvre, cheval, la vascularité est encore moins prononcée que chez l'homme, outre que chez les oiseaux, les amphibies et les poissons, elle fait entièrement défaut. Par contre, il existe chez ces derniers de nombreux vaisseaux hyaloïdiens dans l'organe connu sous le nom de peigne.

La papille possède de fines ramifications qui proviennent des vaisseaux centraux, et vont s'anastomoser à la périphérie avec d'autres appartenant à la choroïde, ainsi que nous le verrons à propos du nerf optique. Des branches artérielles et veineuses qui encadrent la macula, on voit partir des vaisseaux fins qui, sous forme d'arcades anastomotiques, s'avancent jusqu'au pourtourde la fovea, sans y pénétrer.

Les capillaires rétiniens possèdent, comme ceux du cerveau, une gaine lymphatique qu'on peut injecter en poussant une solution colorée dans les vaisseaux principaux, ou dans la gaine piale du nerf optique. Le liquide pénètre en même temps dans les espaces inter-fasciculaires des fibres nerveuses, entre la membrane hyaloïde et la limitante interne, ainsi que dans l'espace virtuel situé entre l'épithélium pigmentaire en arrière, les cônes et les bâtonnets en avant.

Pour compléter ce qui a trait à la rétine, nous étudierons le nerf optique, dérivant comme elle d'une expansion du cerveau primitif.

Parti de l'œil, le nerf optique remonte vers le cerveau et, après avoir constitué le chiasma, atteint le pulvinar, et les tubercules quadrijumeaux par l'intermédiaire des bandelettes optiques qui contournent les pédoncules. Au niveau du pulvinar on rencontre deux saillies, l'une externe, arrondie et plus volumineuse, l'autre interne, plus petite mais proéminente. Ce sont les corps genouillés coiffés des racines de la bandelette optique, et d'où naissent deux tractus se dirigeant l'un directement, l'autre après s'être entre-croisé vers les tubercules quadrijumeaux antérieur et postérieur du même côté.

De cette disposition, il résulte que l'on peut distinguer au tractus optique deux parties principales: une antérieure comprenant la portion orbitaire du nerf et le chiasma, une postérieure formée de la bandelette optique, étendue de ce dernier aux tubercules quadrijumeaux

et au pulvinar. A cola s'ajoute une troisième terminale, qui constitue la papille.

Histologiquement, les bandelettes optiques sont formées par la réunion de fins tubes nerveux myéliniqués, dépourvus de gaine de Schwanu: une substance grenue de 30 y. d'épaisseur les entoure. Bien qu'adhérentes aux pédoncules cérébraux par la pie -mère, elles ne reçoivent de ceux-ci aucune fibre. Dans l'intérieur des corps genouillés. d'après Wagner, les tubes nerveux se réduisent aux simples cylindres-axes.

Le chiasma correspond à la gouttière du sphénoïde. Il offre une forme quadrilatère à grand diamètre transversal et à bords concaves. A ses deux angles postérieurs aboutissent les bandelettes, qui deviennent en ce point ellipsoïdes, de triangulaires qu'elles étaient. Des deux angles antérieurs partent les nerfs optiques, cordons arrondis qui. après un trajet divergent de 10 millimètres dans l'intérieur du crâne, traversent les trous optiques et pénètrent dans l'orbite.

Lorsqu'on renverse le chiasma, et que L'on examine sa face supérieure ou cérébrale, on aperçoit une lame grise faisant partie de l'espace perforé antérieur. C'est la racine grise des nerfs optiques, constituée de petites cellules fusiformes que Meynert considère comme étant de nature ganglionnaire. Aussi leur donne-t-il le nom de ganglion optique basai. Huguenin décrit, en outre, des fibres provenant du tuber cinereum, et J. Stilling en fait venir d'autres de la substance perforée antérieure.

De même que les bandelettes, le chiasma est entouré par la piemère, dont l'adhérence ne devient intime qu'à l'émergence des nerfs optiques.

Le trajet des fibres dans les bandelettes et le chiasma a été depuis Galien jusqu'à nos jours sujet à contestation. Cela tient à ce que chez l'homme la décussation chiasmatique se fait de fibre à fibre, d'une façon inextricable. 11 n'en est plus ainsi chez les poissons où il existe un entre-croisement total, par simple superposition d'un côté à l'autre.

L'opinion qui a prévalu, grâce aux recherches anatomiques de Gudden, Manz, YYoinow, Purtscher, Baumgarten, Adamûk, Hosch. Schmit-Rimpler, Treitel, Burdach et autres, c'est que l'entre-croisement des fibres n'est que partiel. Disons toutefois que Michel et Mandelstamm soutiennent encore l'entre-croisement total.

D'après la doctrine aujourd'hui classique, on admet que les fibres venues de l'hémisphère interne des deux rétines, en prenant pour centre la fovea, s'entre-croisent dans le chiasma d'un côté à l'autre, pour de là se rendre à l'hémisphère opposé. Par contre, celles provenant de l'hémisphère temporal forment un faisceau direct.

La topographie exacte des fibres optiques dans le long trajet qu'elles

parcourent n'est pas encore définitivement établie. Suivant Samelsohn, Nettleship et "Vossius, celles destinées à la macula occupent près du chiasma le centre du nerf, se rapprochent de son côté externe le long de l'orbite pour devenir tout à fait superficielles et temporales au voisinage du globe a. Là, elles affectent la forme d'un prisme triangulaire à arête tournée du côté du centre du nerf et à base périphérique.

Les bandelettes formées du faisceau direct et croisé, se rendent au corps genouillé externe, au tubercule quadrijumeali antérieur et au pulvinar. Des fibres commissurales postérieures allant d'un hémisphère à l'autre, sans passer par l'œil, concourent également à leur constitution. Par un examen attentif, on arrive à distinguer deux commissures, l'une postérieure, dite de Meynert, l'autre antérieure ou de Gudden.

La première, composée de fibres volumineuses, s'étend du noyau gris situé entre le pédoncule cérébral et la couche optique, et que Stilling appelle le corps de Luys, au même noyau du côté opposé. La seconde, placée à l'angle postérieur du chiasma, constitue la racine interne de la bandelette, se rendant au corps genouillé interne et au tubercule quadrijumeau postérieur. Ces deux commissures, ainsi que les fibres qui du ganglion basai de Meynert vont au chiasma, ne semblent pas appartenir à l'appareil visuel. Aussi restent-elles intactes, lors d'atrophie envahissant les deux faisceaux direct et croisé du chiasma et des bandelettes.

Hannover avait décrit une troisième commissure située à l'angle antérieur du chiasma et allant d'un nerf à l'autre, mais son existence n'a pas été confirmée.

La portion intra-orbitaire du nerf, étendue depuis le trou optique jusqu'au globe, forme un cordon arrondi et résistant de 4 millimètres de diamètre et de 28 à 29 de long. Dans son parcours, il décrit une légère courbe à convexité temporale et, au moment de pénétrer dans l'œil, il s'infléchit de 4 millimètres en dedans de l'axe antéro-postérieur. La gaine pie-mérienne qui lui est intimement unie, envoie dans son intérieur des cloisons nombreuses le divisant en faisceaux juxtaposés. Au niveau du trou optique, la dure-mère fortement adhérente au squelette, se sépare en deux feuillets; l'un externe se confond avec le périoste orbitaire, l'autre interne forme la gaine fibreuse du nerf et se continue avec la partie postérieure de la sclérotique. Son épaisseur est en moyenne de 0,5 de millimètre.

Entre la gaine externe dure-mérienne et V interne appartenant à la pie-mère, il existe un espace occupé par des trabécules et de fins

vaisseaux. Cet espace, désigné sous le nom de sons-vaginal, se rétrécit à mesure que l'on se rapproche du trou optique et s'oblitère en haut par l'union intime des deux gaines avec le périoste ; en bas et sur les côtés, il reste perméable, d'où la possibilité de faire passer de la cavité sous-arachnoïdienne dans l'espace sous-vaginal et inversement une injection liquide.

Chez l'homme, lors d'hydropisie sous-vaginale, et normalement chez certains animaux, tels que le mouton et le bœuf, on distingue nettement sous la gaine dure-mérienne un mince feuillet séreux qui n'est autre que la gaine arachnoï (Vienne du nerf. Le mince intervalle qui sépare ces deux membranes est appelé espace sous-dural.

Au niveau du globe, la gaine dure-mérienne tapissée du stratum de l'arachnoïde s'infléchit en dehors pour aller rejoindre une couche fibreuse détachée de la sclérotique et qui mesure les deux tiers de l'épaisseur de celte membrane. Comme la gaine pie-mérienne se dirige directement en avant, pour se confondre avec l'orifice scierai et la choroïde, il en résulte une fente angulaire qui prolonge l'espace sousarachnoïdien jusque dans la sclérotique. Lorsque cette disposition anatomique s'accentue du côté temporal, on y a vu une cause prédisposant au staphylôme postérieur myopique.

La gaine sclérale du nerf contient des fibres connectives entrecroisées suivant la longueur, sauf au voisinage de la sclérotique où il s'ajoute une couche profonde de fibres circulaires. Entre les faisceaux, on trouve des cellules fusiformes à noyau, ainsi que des cellules plates endothéliales. Ces dernières possèdent un ou deux noyaux granuleux et forment une couche à peu près continue sur la face interne de la gaine. D'après Sappey, il existerait en outre de nombreux vaisseaux capillaires et un riche plexus de fibres myéliniques provenant des nerfs ciliaires.

La gaine arachnoïdienne, très rapprochée chez l'homme de la précédente à laquelle elle adhère par des prolongements, est constituée par un réseau de fines fibrilles connectives dont les mailles sont remplies de cellules endothéliales à noyau. L'endothélium manque dans certains points, d'où communication directe entre les deux cavités sous-arachnoïdienne et sous-durale.

De la face profonde de cette gaine naissent des prolongements nombreux et résistants qui, après s'être entre-croisés, traversent l'espace arachnoïdien et vont se confondre avec la gaine piale. Tous ces prolongements sont recouverts de nombreux noyaux de nature endothéliale qui se colorent fortement par le picro-carmin.

La troisième gaine ou piale enveloppe directement le nerf. Comme la pie-mère rachidienne, elle comprend deux couches : une externe dense et fibreuse, principalement formée de fibres circulaires ; une

interne constituée par du tissu connectif fin dont les fibrilles affectent une direction longitudinale et qu'il est impossible de détacher sans provoquer des ruptures.

Les vaisseaux propres lui viennent de la gaine durale, après avoir traversé l'espace arachnoïdien. Il y a aussi des rameaux récurrents fournis par les artères ciliaires courtes, avant leur pénétration dans la sclérotique. De ce large réseau partent des ramuscules qui pénètrent dans la substance du nerf où ils s'anastomosent avec les capillaires.

Sur une coupe transversale, le tissu propre du nerf est composé de faisceaux dont le nombre atteint envivon huit cents pour une surface de 5 millimètres de diamètre. Ces faisceaux sont dépourvus d'enveloppe ou përinèvre et en contact immédiat avec le stroma connectif qui les sépare.

Suivant que la coupe porte en avant ou en arrière du point de pénétration de l'artère et de la veine propres, on constate ou non la présence d'un canal contenant les vaisseaux centraux entourés d'une gaine conjonctive.

Les cloisons situées entre les faisceaux nerveux sont formées par un tissu qui dérive en majeure partie de la gaine piale et accessoirement des enveloppes vasculaires. Les fibrilles que l'on y aperçoit affectent, pour la plupart, une direction transversale et sont pourvues de noyaux allongés qui se colorent nettement par le picro-carmin, l'hématoxyline et le bleu de gentiane. Elles rappellent, par leur consistance et leurs propriétés physico-chimiques, les éléments du ligament pectine.

Sur une coupe longitudinale, le stroma conjonctif représente des cloisons antéro-postérieures reliées entre elles par des tractus transversaux à mailles allongées. On y rencontre des capillaires dont les plus gros sont situés à l'entre-croisement des cloisons. Il n'en existe pas dans l'intérieur des faisceaux nerveux séparés du tissu connectif engainant par un petit espace qui les circonscrit.

Les fibres optiques ont une direction longitudinale, mais s'entrecroisent souvent, ce qui les rend difficiles à isoler. Elles ne possèdent pas de gaine de Schwann. Il en est d'infiniment minces, ne mesurant que 2 \>.. Les plus fortes atteignent 5 à 10 p. Toutes sont disposées pêle-mêle, aussi bien à la surface que dans la profondeur du nerf.

Chaque faisceau nerveux présente à sa superficie et dans son intérieur une substance unissante à réaction albumineuse qui, par l'alcool et l'acide chromique, se transforme en un fin réticulum. En colorant la préparation, on voit apparaître de petits noyaux ovoïdes entourés d'un mince corps cellulaire à bords festonnés. On considère ce tissu comme de la nèvroglie, identique à celle des centres. Une injection

interstitielle de bleu de Prusse colore à la fois les espaces circumfasciculaires et la substance interposée entre les fibres.

Nous devons mentionner ici un fait signalé par Fuchs, concernant la disparition des fibres nerveuses à la périphérie du nerf. Il en résulte un espace vide situé immédiatement en dedans de la gaine pie-mérienne

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Fig. 23.

A, artère centrale. — V, veine centrale. — Gp, gaine pie-mérienne. — Cl, cloisons interfasciculaires.

Fh, faisceaux nerveux.

où l'on ne rencontre plus que le réticulum névroglique isolé et des cloisons conjonctives contenant des vaisseaux.

Dans ce travail d'atrophie qui est constant, la myéline disparait d'abord et le cylindre-axe ensuite.

Comme les fibres périphériques se distribuent à la partie de la rétine qui entoure la papille, leur disparition a pour effet d'élargir la tache aveugle de Mariotte et passe dès lors inaperçue.

Quant à la cause, Fuchs est tenté de l'attribuer à une stase dans la circulation de la lymphe autour de chaque faisceau nerveux.

Ce même processus atrophique se retrouve, bien qu'à un degré moindre, près des vaisseaux centraux. Vu que ce groupe de fibres gagne la périphérie de la rétine, on comprend que le rétrécissement du champ visuel excentrique n'attire en rien l'attention.

Exceptionnellement chez l'homme, et d'une façon constante chez le chien et le chat, on aperçoit disséminées dans l'intérieur des faisceaux nerveux, particulièrement dans le chiasma, des concrétions rondes de 15 à 20 [a de diamètre. Elles se colorent en rouge par le carmin, en jaune foncé par l'iode et, sous l'action de l'acide chlorhydrique, laissent dégager des bulles gazeuses; on doit les considérer comme des agrégats organiques mêlés de carbonate de chaux.

Autour des vaisseaux, on rencontre parfois un autre ordre de concrétions plus irrégulières et plus volumineuses que les précédentes. Elles résistent à l'action du carmin et ne donnent pas d'effervescence par l'acide chlorhydrique. Tous ces caractères les rapprochent des productions verruqueuses ou hyalines de la membrane limitante de la choroïde

Sur une coupe transversale portant sur la partie du nerf qui contient les vaisseaux, on aperçoit au centre l'artère caractérisée par sa forme arrondie et la présence de fibres musculaires lisses dans ses parois. Elle mesure à son origine \ de millimètre environ et se rétrécit en se rapprochant de l'œil. A côté d'elle se montrent la veine aplatie et, autour des deux vaisseaux, le faisceau de tissu conjonctif qui les accompagne. Ce faisceau, que l'on peut considérer comme un doigt de gant dépendant de la gaine pie-mérienne, est constitué de fibrilles munies de cellules endothéliales.

Il n'est pas rare de trouver en outre la coupe d'un ou deux vaisseaux plus petits. Ce sont en général des artérioles qui marchent parallèlement au tronc principal et se résolvent en capillaires vers la partie antérieure du nerf derrière la lame criblée.

La veine centrale de 0mm,13 à 0mm,14 garde partout le même calibre. Le long de son trajet, elle reçoit de nombreuses veinules anastomotiques qui lui viennent des cloisons interfasciculaires.

A son passage à travers la sclérotique et la choroïde, le nerf optique subit des modifications importantes. C'est ainsi qu'il se rétrécit brusquement au point de ne plus mesurer au niveau de l'anneau choroïdien que lmm,5 au lieu de 5. De blanc, il devient grisâtre, ce dont on se rend compte par l'examen microscopique. Ses fibres sont réduites à des cylindres-axes dépourvus de myéline. Par contre, le stroma névroglique ne décroît en rien et paraît même plus riche en no vaux.

Comme la gaine pie-mérienne se confond presque entièrement avec la sclérotique, il en résulte qu'à ce niveau les cloisons interfasciculaires dn nerf sont formées d'un fin treillis de fibres résistantes scléroticales. C'est à cette disposition que l'on donne le nom de lame criblée.

Chez l'homme, contrairement à certains animaux, la choroïde ne prend part à la formation de la lame criblée que par de faibles tractus pigmentés. Par contre le tissu connectif accompagnant les vaisseaux

Fig. 24.

Gp, ftaine pie-mérienne. — No, nerf optique. — Ga, gaine arachnoîdienne. — Grf, gaine dure-mérienne. S. sclérotique. — CA, choroïde. — R, rétine. — Le, lame criblée. — P, papille. — 31, macula.

centraux envoie de nombreuses fibres qui vont à la rencontre de celles fournies par la sclérotique et complètent ainsi le système.

Les fibres postérieures de la lame criblée sont nettement concaves en avant, les antérieures moins.

Dans sa partie terminale, le nerf optique, outre les capillaires qui lui viennent des vaisseaux pic-mériens et centraux, reçoit des branches des artères ciliaires courtes au moment de leur passage à travers la sclérotique. En ce point, il existe un cercle artériel dit de Haller, connu encore sous le nom de couronne de Zinn. De ce cercle partent de nombreux ramuscules dont les uns pénètrent dans la lame criblée et les autres se portent en arrière vers la gaine piale où ils s'anastomosent avec le réseau propre de cette membrane.

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