‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 80 sur 547 · Suscipi, Ami. d'ocul.,X- LV, p. 107. 186C · texte numérisé non relu

Suscipi, Ami. d'ocul.,X- LV, p. 107. 186C

ô. Harlak, Trans. of tke Amer. ophl. Soc, 1885, p. 90.

t'ait. Tel est également l'avis de Pflùger1, qui en fait usage depuis un an. Tous deux assurent que le champ de la vision distincte quand les yeux se déplacent derrière les lunettes est notablement plus grand qu'avec les sphéro-cylindriques correspondants. C'est qu'en effet on voit à peu près aussi bien à travers les bords que par le centre.

Les verres hyperboliques et coniques n'ont été employés que dans la correction du kcratocùne.

Raehlmann s'est adressé à ceux hyperboliques, mais les résultats n'ont pas été satisfaisants, à cause sans doute delà grande irrégularité de la surface cornéennne et de la difficulté de fabrication.

De Wecker et Masselon ont pensé mieux faire en proposant des verres composés de plusieurs zones concentriques dont la concavité augmente progressivement vers le centre. Ici encore les succès ont été peu encourageants; ce qui se conçoit si l'on réfléchit que dans la cornée conique la réfraction varie d'un méridien à un autre et souvent dans les différentes parties d'un même méridien.

Pour les cornées fortement décentrées, Galezowski a proposé des verres découpés sur les parties latérales d'un tronc de cône. Us ont la forme de cylindres plans convexes dont le rayon diminue d'une extrémité à l'autre. C'est à la pratique de juger du service qu'ils peuvent rendre.

Les conserves dont le seul but est de protéger l'œil contre la lumière vive, se composent de la monture et de verres teintés à surfaces parallèles, plans ou creux sous forme de coquilles. La nuance varie. Celle neutre en noir gris ou jaunâtre mérite la préférence, en ce sens qu'elle atténue la lumière blanche sans la décomposer. Certaines personnes préfèrent toutefois le bleu ou le jaune, à cause de leur plus grande clarté. Pour indiquer le degré de saturation, on se sert des lettres A, B, C, D, qui représentent la série des verres du moins au plus teinté. Autant que possible, il faut éviter les conserves par trop sombres, afin de préserver l'œil de la photophobie qui en résulte dès que l'individu les quitte. En outre, dans les pays chauds, plus les verres sont foncés, plus ils s'échauffent et exposent ainsi l'organe à l'action du calorique.

Les conserves ordinaires en forme de coquilles sont faites en verre soufflé. Elles présentent toujours des défauts de matière et des irrégularités de courbure. Aussi agissent-elles comme des ménisques en général concaves dont l'action ne mesure pas moins de { à 1 dioptrie.

Les coquilles travaillées faites de verre à vitre de première qualité bombé au four, et achevées à l'outil, sont irréprochables. On en trouve de toutes les couleurs.

Page 1