‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 84 sur 547 · Pamxaud, Soc. franc, d'ophtal., 188i · texte numérisé non relu

Pamxaud, Soc. franc, d'ophtal., 188i

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quelles sont Iracés des oplotypes blancs sur fond de plus en plus noir D'après la ligne à laquelle le malade parvient à distinguer les lettres, on en déduit le chiffre comparatif de son acuité pour la lumière.

Dans le même but, on peut se servir de bandes de plus en plus grises sur fond noir, analogues à celles que l'on trouve dans l'échelle optoînélrique de Parinaud.

Comme la sensibilité lumineuse offre son maximum au niveau de la macula et qu'elle décroît vers la périphérie, il est nécessaire d'explorer ces deux régions. Pour ce qui est de la macula en particulier, il suffit de faire regarder le malade à travers le trou de l'ophtalmoscopc sur lequel on place un nombre variable de plaques de verre légèrement fumées.

Nous savons que la lumière blanche est la résultante des diverses lumières colorées dont se compose le spectre solaire, tel qu'il nous est fourni par un prisme. Les anneaux de Newton, les bulles de savon, les plaques transparentes minces superposées, ou encore l'air emprisonné entre des surfaces transparentes courbes, sont des phénomènes de la décomposition de la lumière blanche en ses éléments constitutifs.

Un autre fait non moins établi, c'est que la sensation de toute couleur perçue par l'appareil optico-rétinien résulte, non de molécules particulières émanées des corps, mais d'une succession d'ondes lumineuses, de vitesse variable, qui se propagent dans l'espace jusqu'à la rétine où se produit l'ébranlement nerveux.

Le rouge correspond aux vibrations les plus étendues et les moins nombreuses, alors que le contraire a lieu pour le violet. Les couleurs intermédiaires constituent une gamme régulièrement croissante.

A l'opposé de ce qui a lieu pour les sons, l'œil est incapable de distinguer les composantes qui concourent à la formation du blanc. C'est ainsi qu'il nous est impossible de dire si une lumière blanche dérive du mélange du rouge avec le vert, plutôt que du bleu avec le jaune.

En mélangeant les couleurs fondamentales dans des proportions variables, on obtient différents tons, dont le nombre est infini.

Grâce à l'analyse spectrale, nous savons que la réfrangibilité des composantes croît du rouge au violet. Le contraire a lieu pour le pouvoir calorifique, qui atteint son maximum vers le rouge et au delà, pour décroître à mesure que l'on se rapproche du violet ou qu'on le dépasse. De là, d'après Donders, la division du spectre en deux moitiés, l'une chaude et l'autre froide, ayant pour limite la jonction du vert avec le bleu.

Les propriétés chimiques s'accentuent du côté du violet et diminuent progressivement vers le rouge. Cette notion n'est point indifférente, vu que la rétine possède des propriétés photochimiques bien connues depuis la découverte de Boll sur le rouge rétinien.

Aucune couleur spectrale n'est absolument exempte d'un certain mélange de lumière blanche. De môme les corps les plus diaphanes absorbent toujours une partie de la lumière colorée qui les traverse. De là, une teinte grisâtre surajoutée.

La proportion des mélanges avec le blanc ou le gris donne la nuance. Il faut se garder de la confondre avec le ton. Moins la couleur se dégrade et plus elle est dite pure ou saturée.

L'intensité de l'impression colorée diminue par l'adjonction du noir et l'abaissement progressif de l'éclairage ambiant. A l'égard de ce dernier, toutes les couleurs ne se comportent pas de la même façon. D'après Chodin, c'est d'abord le violet, puis le bleu, le rouge, le vert, le jaune et finalement l'orange qui s'atténuent et disparaissent. Lorsque l'éclairage s'exagère, les couleurs les plus persistantes sont : le jaune, le bleu et le rouge.

On donne le nom de complémentaires à celles qui par leur mélange produisent la sensation du blanc. D'après cela, le bleu et le jaune, le rouge et le vert sont complémentaires. Partant du fait que toute couleur contient une proportion de lumière blanche, Ilering pense que celles que nous venons d'indiquer se neutralisent en se mélangeant et ne laissent subsister que la partie blanche surajoutée. Aussi les appelle-t-il couleurs de contraste (gegen-farben).

L'absence de vibrations lumineuses entraîne nécessairement l'obscurité. D'après cela, il est difficile d'envisager avec Hering le noir comme une couleur. Les phénomènes d'interférence ne laissent aucun doute à cet égard.

Le degré de perceptibilité des couleurs varie suivant l'état de repos ou de fatigue de la rétine. C'est ainsi que lorsque nous fixons longtemps une surface blanche, les impressions colorées s'atténuent et deviennent comme lavassées. Cette fatigue rétinienne s'annonce par la dégradation de la couleur qui se fait toujours de la périphérie au centre. Si nous y échappons, c'est que les yeux se reportent à chaque instant sur les objets environnants.

La couleur du fond exerce une action incontestable sur la perceptibilité. C'est pourquoi dans toute étude sur la physiologie des couleurs, il est nécessaire d'employer un fond blanc ou noir.

Pour qu'une image colorée soit nettement perçue, elle doit soustendre sur la rétine un angle minimum de 50". En faisant fixer des carrés de papier coloré de 2 centimètres de côté, collés sur du velours noir et suffisamment espacés pour ne pas s'influencer mutuellement,

on constate qu'à distance égale, l'acuité visuelle chromatique décroît en commençant par le blanc, puis viennent le rose, le jaune, le vert, le bleu clair, le bleu normal, l'orangé et finalement le rouge. Notons, d'après la remarque de Landolt et Cliodin, que le bleu agit plus vivement sur la rétine au bord de la tache jaune que près de la fovea.

La détermination du sens des couleurs ou chromatoptométrie comprend différents procédés. Le premier est le spectre solaire obtenu à l'aide d'un prisme de flint d'un angle de déviation de 50°. Les rayons colorés qui en sortent sont concentrés sur un écran au moyen d'une lentille achromatique. Grâce à ce dispositif, les couleurs spectrales acquièrent leur maximum de saturation, outre que les lignes obscures de Frauenhofer deviennent très nettes.

Pour tout individu dyschromatope, le spectre est rétréci à l'une de

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Fig. 81.

ses extrémités et le maximum de clarté, au lieu d'être placé dans le jaune, coïncide presque avec la bande du vert.

Si l'on veut utiliser certaines couleurs en particulier, on éclaire le prisme avec la flamme monochromatique de métaux en ignition, tels que le rubidium, le potassium et le lithium. On peut de même isoler les bandes colorées au moyen d'une glissière à fente perpendiculaire, à travers laquelle on fait regarder telle ou telle raie du spectre.

En vue de réaliser le mélange de diverses couleurs spectrales, on a construit des appareils appelés spectroscopes. Nous citerons ceux de Helmholtz, de Parinaud et Boscq1. L'altération du ton qui en résulte, sensible avant tout pour le jaune, l'est moins pour le bleu, le vert, l'indigo et surtout le rouge.

Lorsqu'on abaisse l'éclairage, l'obscurcissement débute par le violet et finit par l'orangé et le rouge. C'est ainsi que pour ce dernier, l'affaiblissement de l'éclairage doit être 15 et 16 fois supérieur à celui du violet.

1. Pakixaïïd et Boscq, Bull, de la Soc. fr. d'opht., IS85, p. 3*27.

Pour déterminer la valeur du sens chromatique on a utilisé les couleurs de polarisation.

De là les chromatoptomètres de Rose et celui de Colardeau-Izaru- Chibret. Ce dernier modèle étant le plus simple cl le plus portatif mérite d'être décrit (fig. 81).

Il se compose d'un nicol objectif polarisateur, d'une lame de quartz taillée parallèlement à l'axe et d'un analyseur biréfringent oculaire, donnant les deux images complémentaires de l'ouverture ronde située devant le polarisateur.

Des repères permettent de placer la section principale de l'analyseur parallèlement à l'axe optique de la lame et à 45° du polarisateur. Dans cette dernière position, les deux images sont entièrement blanches.

Si l'on incline alors la lame autour de son axe optique, la lumière, la rencontrant obliquement, en traverse une épaisseur qui croît avec l'inclinaison. Il résulte de là que la teinte de chaque image passe par toute la gamme des couleurs.

Étant donnée une position de cette lame correspondant à deux nuances complémentaires bien définies, telles que l'orangé et le bleu vcrdâtre, il suffit de tourner l'analyseur pour que les deux images se lavent simultanément de blanc et deviennent tout à fait incolores lorsque la rotation atteint 45°.

Par le mouvement de la lame, on parvient ainsi à constater si l'individu confond les deux nuances complémentaires.

Par celui de V analyseur, on reconnaît jusqu'à quel degré de saturation cette confusion a lieu.

Enfin, si, au début, le polarisateur a été tourné de façon à faire avec l'axe optique du quartz un angle compris entre 0 et 45°, l'intensité lumineuse de l'une des deux images s'affaiblit d'une façon variable avec cet angle jusqu'à devenir nulle. Cette condition est indispensable dans certains cas où le patient pourrait accuser une différence de clarté tenant à l'éclat et non à la couleur.

Le mode d'emploi de ce chromatoptomètre est le suivant :

Ou met à 5° l'aiguille de l'échelle de saturation et à 0, autrement dit à l'orangé, celle de l'échelle des couleurs.

On écarte du diaphragme le tube de l'objectif et le sujet qui tient l'instrument vise la fenêtre en regardant dans l'oculaire pendant qu'il a son autre œil fermé.

Si l'œil exploré est normal pour les couleurs, l'individu verra deux disques différemment colorés, que l'aiguille des couleurs soit sur l'orangé, le jaune, le rouge ouïe violet. Alors seulement que l'aiguille de saturation sera ramenée de 5 à 0, le sujet déclarera voir deux ronds de même couleur.

Supposons maintenant un individu entaché d'un défaut du sens

chromatique. Avec l'orangé et pour un certain degré de saturation, il apercevra deux disques de même couleur qui en" réalité diffèrent entre eux. Comme contre-épreuve on ramènera le repère de l'oculaire au point où les deux images sont blanches et l'on tournera le polarisateur de 50 à -i0°. Si le sujet est achromatope, pour le rouge par exemple, au lieu d'une image, blanche et d'une seconde grise, il déclarera voir l'un des disques plus sombre, l'autre plus clair et coloré en vert.

Pour les besoins de la clinique, on présente au malade divers objets teintés, tels que papiers, étoiles ou solutions. Tous peuvent rendre des services à la condition de ne pas miroiter, afin d'éliminer des erreurs d'appréciation provenant du reflet lumineux. C'est pourquoi les laines et les papiers, dont on se sert dans la fabrication des fleurs artificielles, sont d'un usage courant.

Lorsqu'on fusionne des matières colorantes, on n'obtient pas la combinaison des deux, mais le produit de leur neutralisation. C'est ainsi que le mélange du bleu et du jaune ne donne pas du blanc, mais du vert, qui seul des couleurs du spectre échappe à l'absorption.

La fusion stéréoscopique de deux couleurs peut à la rigueur se faire. Pour y parvenir, il faut la parité des deux yeux comme réfraction et acuité visuelle, le choix de disques colorés d'une faible saturation et d'une intensité lumineuse peu différente. On réalise cette dernière condition en plaçant d'un côté deux verres verts superposés et de l'autre un seul verre rouge.

La question de savoir si deux couleurs complémentaires, reçues simultanément et isolément sur les points correspondants des deux rétines, puis transmises aux centres percepteurs, peuvent être fusionnées dans ces centres et donner la sensation de la couleur résultante, reste controversée. Tandis que. Foucault et Regnault répondent par l'affirmative, Helmholtz, dont l'opinion a fait autorité, pense que la fusion dans les centres n'est qu'une apparence, résultant d'une erreur de jugement pendant la lutte des deux champs visuels.

Chauveau1, après avoir longtemps partagé cette dernière manière de voir, l'a abandonnée depuis que de nouvelles recherches l'ont rapproché des idées de Regnault et Foucault.

Dans ses expériences il se sert du stéréoscope à prismes ou segments lenticulaires, mais dépourvu d'œillères afin que les yeux puissent regarder à travers l'image centrale de fusion, ainsi que les parties latérales qui la composent. Comme figure, il emploie un dessin représentant le plateau d'un escabeau carré à pieds divergents sur fond noir. Les couleurs à fusionner consistent en un lavis grossier, rouge et vert,

1. Chauveau, Comptes rendus de l'Acad. des sciences, t. CXIII.

donnant la sensation de l'orangé, ou bien jaune et Lieu, éveillant celle du violet. Deux diagonales divisent chaque figure carrée en 4 triangles isocèles. Des deux de droite l'un est peint en rouge, l'autre, en jaune; tous les autres sont : les supérieurs, rouges; les inférieurs jaunes, et, les deux de gauche, orangés. Aux couleurs dégradées il préfère celles saturées que l'on regarde avec une faible lumière. Dans ces conditions, la teinte fusionnée est très fixe.

Pour se débarrasser complètement de la lutte des champs visuels monoculaires différemment colorés, il emploie un éclairage instantané obtenu par une décharge électrique ou bien encore par la manœuvre rapide d'un opercule livrant passage, pour un temps très court, à un faisceau lumineux dans une chambre obscure.

Si les deux yeux jouissent d'une réfraction ou d'une acuité différentes, il faut dans le premier cas user de verres correcteurs et, dans le second, recouvrir l'œil le plus sensible d'une épaisseur suffisante de verres neutres.

De toutes ses expériences, Chameau conclut à la réalité de la fusion des perceptions chromatiques résultant de l'excitation indépendante de chaque rétine. Afin de s'en assurer à nouveau, il substitue aux images peintes deux verres de couleur, dont il arme son propre œil.

L'égalisation exacte de la vision des deux yeux s'obtient par un système de plaques de verre blanc superposées, de 1 millimètre d'épaisseur. En général, cinq suffisent. Un écran mobile en carton noirci est percé de deux trous correspondant à chaque prisme. En faisant jouer la plaque dans sa coulisse, il est facile de réaliser toutes les éclipses partielles destinées à assombrir la couleur des champs visuels opposés du stéréoscope.

Stilling, dans un autre ordre de recherches, a recours à la méthode dite du contraste, ou des ombres colorées.

Par un trou fait au volet d'une pièce obscure, on laisse pénétrer un rayon de lumière blanche qui tombe sur un écran de papier demitransparent. A quelques centimètres en arrière de cet écran on dispose verticalement un crayon et, à l'aide d'une lampe munie d'un verre coloré, on éclaire la face postérieure de l'écran. Dans ces conditions, toute la partie non ombrée par le crayon aura la couleur du verre, bien qu'atténuée par la clarté blanche de la lumière du jour, tandis qu'à l'endroit de l'ombre l'écran présentera la teinte complémentaire.

Une constatation curieuse de Fechner a été le point de départ d'autres méthodes. Voici en quoi elle consiste : Une surface blanche vivement éclairée est regardée pendant quelques instants à travers un verre coloré, avec un seul œil; l'autre étant fermé ou couvert d'un écran noir. Lorsque le verre est retiré, la surface éclairée apparaît avec la teinte complémentaire de celle du verre, selon la loi des

images consécutives. Mais si le premier œil est fermé et l'autre ouvert à son tour, la surface est vue teintée de la même couleur que celle du verre.

Weber a tiré parti de la méthode du contraste simultané pour opérer en plein jour. Lorsqu'on recouvre avec une feuille de papier de soie une surface fortement colorée, on aperçoit la couleur telle qu'elle est, bien qu'atténuée. Mais si l'on interpose une étroite bande de papier gris translucide, celle-ci présente la couleur complémentaire de la surface colorée. Ce phénomène n'apparaît que pour un œil normal; en cas de dyschroinatopsie, le sujet verra la bande dans sa nuance grise.

Chauveau reprenant ces expériences a utilisé le procédé du contraste.

Après avoir exposé un seul œil, le. gauche, à l'action d'une vive lumière ronge, jusqu'à ce que la rétine se fatigue, il regarde dans le stéréoscope les deux images blanches carrées. Dans ces conditions il aperçoit l'image gauche en vert, la droite en rose, et au milieu une partie blanche se détachant nettement en relief.

Cette partie blanche est si bien, dit-il, le résultat de la fusion des couleurs des images latérales, qu'il est extrêmement facile de faire apparaître le rouge ou le vert dans l'une ou l'autre des moitiés latérales en y supprimant l'autre couleur composante. Il suffit pour cela de pousser un écran au-devant de l'un des prismes.

L'auteur termine en concluant que l'excitation d'une rétine par de la lumière colorée influence non seulement les centres percepteurs qui y correspondent, mais encore ceux du côté opposé, en leur donnant l'aptitude de distinguer dans le blanc la couleur excitatrice, tandis que la rétine ne voit que la complémentaire.

L'acuité chromatique varie suivant diverses conditions individuelles tant acquises qu'héréditaires. Si la perception des couleurs n'est qu'affaiblie, il y a dyschromatopsie ; si au contraire elle est complètement absente, cela constitue l'achromatopsie. Ces deux variétés se distinguent à leur tour en partielle et en totale.

La dyschromatopsie et l'achromatopsie partielles sont les plus fréquentes. On peut les mesurer au moyen de l'angle visuel minima sous lequel les différentes couleurs du spectre sont différenciées. Pour cela, on fait varier la distance D de carrés colorés de même

grandeur C et l'on obtient ainsi V = T; si l'on adopte une dislance

fixe de 5 mètres, la formule se simplifie et l'on a V= C. On arrive à déterminer le degré d'ouverture, en se servant d'un diaphragme composé de deux moitiés rectangulaires mobiles, comme celui des photoptomètres. En agissant de la sorte sur fond blanc ou noir et avec un éclairage invariable, un œil normal emmétrope voit nettement le rouge

à travers un orifice de 5 millimètres, le vert à travers un de 2 millimètres, le jaune avec une ouverture de 2mm,5 et le bleu avec une de 8 millimètres.

D'après Landolt, on obtient le même résultat avec le disque de Maxwell pourvu d'un secteur coloré que l'on peut allonger ou raccourcir à volonté. Le disque étant mis en mouvement rapide, on développe le secteur jusqu'au point où la couleur choisie, masquée par le mélange du noir et du blanc, commence à devenir apparente. Le nombre de degrés qu'il faut ajouter au secteur indique précisément l'acuité chromatique de l'individu en expérience pour une couleur donnée. Ce procédé porte le nom àeméthode des intensités minima.

Suivant Landolt, tout œil qui ne demande pour discerner la nuance sur fond blanc que 18° de rouge, 8° de vert clair et 26° de bleu, et sur fond noir 5° de rouge, 1° de vert clairet 5° de bleu, doit être envisagé comme possédant toute son acuité chromatique.

Le même auteur s'est également servi de Yepiskotister de Talbot- Auber, double disque tournant, grâce auquel on diminue à volonté l'intensité de l'éclairage pendant qu'on regarde à travers la couleur choisie. On parvient à déterminer ainsi le minimum d'éclairage nécessaire pour que l'œil l'aperçoive.

Pour bien comprendre en quoi consiste l'achromatopsie, on doit savoir que l'œil vicié ne cesse pas pour cela d'être impressionné par les couleurs, mais qu'il les voit autrement qu'un œil normal.

La dyschromatopsie la plus commune est celle pour le rouge, que le malade confond avec le jaune. C'est là Yanérythropsie, qui le plus ordinairement s'accompagne de la confusion du vert avec lejcmne. Un œil ainsi constitué voit le spectre dicliromalique, jaune dans toute sa partie chaude et bleu dans l'autre, état qui a été désigné par Mauthner sous le nom de xantho-cyanopie.

La cécité pour les couleurs froides qui ne laissent subsister dans le spectre qu'une moitié rouqe et une moitié verte constitue une rareté. Mauthner l'appelle érythro-chloropie. Le seul exemple que nous possédions est celui rapporté par Stilling. Chez l'individu dont il s'agit, la plupart des mélanges colorés lui apparaissaient gris, nuancés plus ou moins de vert et de rouge d'après la proportion des deux composantes.

Pour Yanérythropsie, le meilleur moyen pratique consiste à présenter au malade une série de teintes pourpre-lilacées et bleu-verdâtres, qu'il confond invariablement avec du gris plus ou moins saturé. Cela résulte de ce que dans les deux cas il y a mélange de bleu avec le jaune de substitution du rouge et du vert, ce qui lui donne la sensation du gris.

Chez les achromatopes ou les dyschromatopes, il faut bien se garder

Planche de Holmgreen pour la cécité des couleurs.

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