‹ Traité des maladies des yeuxChapitre 99 sur 547 · Adlek, ib., n · texte numérisé non relu

Adlek, ib., n

G. Fœrster et Grœnouw, Arch. f. Aug., XXI, p. 281. 1891.

KÉRATITE VESICULAIRE. — HERPÈS DE LA CORNEE. 235

Pour Fuchs, ce n'est que deux ou trois jours après le début d'une inflammation conjonctivale qu'apparaît l'éruption punctiforme sous la membrane de Bowman. La durée eu est longue, niais la résolution la règle. L'auteur la rattache à une affection catarrhale, ce qui parait d'autant plus probable que Rosenzweig1 en cite deux cas survenus dans le cours de l'influenza.

Sous le nom de kératite dendritique exulcérante et mycotique, Enimert2 signale six cas analogues à ceux rapportés par Hanscn-Grut, dans sa deuxième communication au congrès de Copenhague (l. c).

La maladie débute par une conjonctivite légère, puis il se montre une excoriation périphérique de l'épithélium cornéen. Au bout de quelques jours, une infiltration superficielle gagne de proche en proche et revêt la forme rameuse; la saturation est surtout accentuée à la périphérie et sur les bords de chaque rayon. Après plusieurs semaines, la résorption a lieu, mais en laissant subsister longtemps une nébulosité. Quant à la cause, elle serait de nature mycotique; jamais l'auteur n'a rencontré de conjonctivite, ni de dacryocystite préexistantes. Des attouchements avec une solution de nitrate d'argent à 2 pour 100 ont semblé abréger la maladie.

Trois cas analogues ont été relatés par Hock3. Gillet de Grandmont* décrit à son tour celle kératite qu'il appelle ulcéreuse en sillons étoiles et considère comme le premier stade de la kératite dendritique d'Emmert et Hanscn-Grut. L'observation de Makrocki5 rentre dans la même catégorie.

En analysant ces faits quelque peu disparates, on arrive à reconnaître deux formes, l'une aiguë, accompagnée de photophobie, de larmoiement abondant et d'injection conjonctivale vive avec gonflement des paupières; l'autre chronique, avec peu de réaction. Dans les deux, le tractus uvéal est plus ou moins intéressé.

En ce qui concerne le traitement, Emmert et Makrocki conseillent les lotions de sublimé à -~^ et la pommade à l'ésérine.

L'étiologie est encore obscure. Millingeri6 et J. Kipp7 accusent le paludisme ; on a également incriminé la syphilis. Dans le premier cas, le sulfate de quinine est indiqué; dans le second, le traitement spécifique.

Bien des causes de la kératite herpétique en général nous échappent. Ce que nous savons de plus certain concerne l'âge. Presque toujours

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