‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 120 sur 146 · IX XOBIUTE DU GLOBE OCULAIRE · texte numérisé non relu

IX XOBIUTE DU GLOBE OCULAIRE

4f 11 wkohaUé du globe oculaire, dans le s^mis dti

moscle janly^f. est on symptôme également propre à toutes les

kl

Pocra^gne» Ci? défaut de mobilité, pendant qu'un œil crt fiTmé iTr^U ram •» engage le malade à fixer axec Tautre un rloigt que r-:<o jfoiKiie dam les diverses parties du champ visuel.

Sar sa «il normal, dans Textreme abduction, le bord externe de la Oj«ée dûît an moins atteindre la commissure (ixteruf; des panp^êre^ et, dan^ l'adduction forcée, son bord interne rioit être reoi-STéfTt par la caroncule lacrymale. Enfin, dans les mouvement-^ enhaat et en bas, la moitié de la cornée environ doit être cachée par la paapîêre supérieure ou inférieure.

CHaaiMi la paralysie sera assez accusée, Taffaiblissement du museli; (K-crra être ainsi directement apprécié par la comparaison de Taïuplitade de» mouTements des deux yeux. Mais, s'il n'y a qu'une âe, elle peut échapper h l'observation la plus minue. et il est alors indispensable do recourir à la recherche des imazeâ dooMes. ^

n fr¥t encore un autre moyen de mettre <;n évidence une [mralr*ie commençante, qui semble, au premier abord, nr se maiiifefter par aucun s}Tnptômc appréciable. On carlie avrc la main, •:« mieux sons un verre dépoli, Taûl supposé malade et on fait fixer lextrêmîté du doigt avec rœil sain. On supprime ainsi la vision

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surtout quand les mouvements exigent une certaine précision, comme pour descendre un escalier. Ainsi qu'il était facile de le prévoir, cette sensation disparaît dès que l'œil malade est fermé, tandis qu'elle persiste, au contraire, si c'est l'œil sain qui est exclu de la vision.

Nous ferons remarquer que la disparition du vertige, dès que l'œil malade est fermé, sera un signe précieux pour différencier ce vertige d'origine purement oculaire, du vertige qui pourrait être occasionné par une lésion cérébrale. Ce dernier persistera quand même, quel que soit l'œil qui cesse de fonctionner.

DIPLOPIE.

Presque tous les malades atteints de paralysie d'un des muscles de l'œil accusent très-nettement de la diplopie binoculaire; quand leurs deux yeux sont ouverts, ils voient les objets doubles. Nous allons examiner en détail ce symptôme fondamental des perturbations fonctionnelles des muscles extrinsèques des yeux.

Tout d'abord il est facile de comprendre pourquoi et comment la paralysie d'un muscle de l'œil provoque nécessairement de la diplopie binoculaire. Quand le système musculaire des deux côtés est intact, les lignes visuelles sont constamment dirigées de telle sorte qu'elles s'entre-croisent sur l'objet fixé; par conséquent, sur chacun des deux yeux l'image de cet objet vient se peindre sur la macula; c'est là la condition essentielle pour que la vision soit simple. Tant qu'elle est remplie, la vision binoculaire nous procure l'avantage d'une sensation plus nette du relief des objets à trois dimensions, en même temps qu'elle nous donne une notion plus exacte de leurs positions respectives dans l'espace.

Mais que, par une cause ou une autre, l'image d'uii objet se foiTOe d'un côté sur la macula et de l'autre sur une région différente de la rétine, aussitôt l'objet sera vu double.

Or, quand un muscle de l'œil se trouve paralysé et que le sujet essaye en vain de le contracter pour amener la ligne visuelle dans une direction déterminée, qu'arrive-t-il? L'œil sain exécute le mouvement voulu, il entre en fixation et l'image de l'objet fixé se peint sur la macula. Mais, l'autre œil restant immobile, ou ne se déplaçant que d'une façon incomplète, sa ligne visuelle n'est plus dirigée vers l'objet ; l'image ne se fait donc plus sur la macula, mais sur un point plus ou moins voisin de la rétine, et il survient aussitôt de la diplopie. Si la ligne visuelle est très-peu déviée

en rapport avec sa conti'action, il entraine l^œil en dedans et produit une déviation plus grande que celle de son congénère.

La différence sensible qui existe entre la déviation primitive et la déviation secondaire a une haut« importance. Elle permet de distinguer la déviation due au strabisme paralfiifue de celle qu'on obser>'e dans le strabisme vulgaire^ oecasionné non plus par la parésie, mais bien par la rétraction d'un des muscles de l'œil.

bans le strabisme vrai, en effet, quoique Tun des muscles soit rétracté, tous sont en état de se contracter avec la même énergie, et de produire, par conséquent, les mêmes déplacements des globes oculaires; dès lors, que ce soit Tœil strabique ou Tœil sain qui entre en fixation, la déviation angulaire des lignes visuelles e*t la même d'un côté ou de Tautre.

HtnriCULTÉ DE LORIENTATION, PHÉNOMÈNES DE LA FAUSSE PBOJEGTION.

La paralysie d'un des muscles de l'œil entraîne toujours une certaine difficulté dans la démarche, qui s'accompagne de vertige oculaire. Dans les conditions normales nous arrivons à nous orienter, à nous rendre compte de la position respective des obstacles qui nous entourent, par le déplacement du globe oculaire, nécessaire pour les apercevoir; un objet est-il situé à une certaine distance sur notre droite, nous jugeons de sa position exacte par retendue de Tare que doit parcourir notre ligne visuelle pour se transporter sur ce point. La conscience que nous avons du déplacement de notre œil pour atteindre Tobjet nous rend compte de sa situation.

Or, supposons que, le muscle droit externe de Tœil droit étant paralysé, nous voulions fixer un objet situé à notre droite; pour amener la ligne visuelle de Tœil droit sur cet objet, nous serons obligés de faire Un effort musculaire beaucoup plus considérable que si ce muscle avait sa puissance normale. Il nous semblera « par conséquent, que le globe oculaire s'est porlé fort loin vers la droite, et nous croirons l'objet trës-éloigné de ce côté. Si nous voulons le saisir brusquement^ sans nous donner le temps d'analyser la valeur de cette fausse sensation, nous porterons instinctivement la main au-delà de l'objet vers la droite. C'est ce phénomène qui est connu sous le nom de fausse projection. 11 nous fait comprendre comment la paralysie d'un muscle de l'œil nous empêche de reconnaître la véritable position du sol et des obstacles qui nous entourent; de là Tincertitude do la démarche et l'apparition du vertige,

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surtout quand les mouvements exigent une certaine précision, comme pour descendre un escalier. Ainsi qu'il était facile de le prévoir, cette sensation disparaît dès que l'œil malade est fermé, tandis qu'elle persiste, au contraire, si c'est l'œil sain qui est excli de la vision.

Nous ferons remarquer que la disparition du vertige, dès qae l'œil malade est fermé, sera un signe précieux pour différencier ce vertige d'origine purement oculaire, du vertige qui pourrait être occasionné par une lésion cérébrale. Ce dernier persistera quand même, quel que soit l*œil qui cesse de fonctionner.

DIPLOPIE.

Presque tous les malades atteints de paralysie d'un des mudes de l'œil accusent très-nettement de la diplopie binoculaire; quand leurs deux yeux sont ouverts, ils voient les objets doubles. Nous allons examiner en détail ce symptôme fondamental des perturbations fonctionnelles des muscles extrinsèques des yeux.

Tout d'abord il est facile de comprendre pourquoi et comment la paralysie d'un muscle de l'œil provoque nécessairement de la diplopie binoculaire. Quand le système musculaire des deux côléâ est intact, les lignes visuelles sont constamment dirigées de telle sorte qu'elles s'entre-croisent sur l'objet fixé; par conséquent, sur chacun des deux yeux l'image de cet objet vient se peindre sur la macula; c'est là la condition essentielle pour que la vision soit simple. Tant qu'elle est remplie, la vision binoculaire nous procure l'avantage d'une sensation plus nette du relief des objets à trois dimensions, en même temps qu'elle nous donne une ooUon plus exacte de leurs positions respectives dans l'espace.

Mais que, par une cause ou une autre, l'image d'un objet se forme d'un côté sur la macula et de l'autre sur une région différente de la rétine, aussitôt l'objet sera vu double.

Or, quand un muscle de l'œil se trouve paralysé et que le sujet essaye en vain de le contracter pour amener la ligne visuelle dans une direction déterminée, qu'arrive-t-il? L'œil sain exécute 1? mouvement voulu, il entre en fixation et l'image de l'objet fix« se peint sur la macula. Mais, l'autre œil restant immobile, ou ne se déplaçant que d'une façon incomplète, sa ligne visuelle n'est plus dirigée vers l'objet ; l'image ne se fait donc plus sur la ma* cula, mais sur un point plus ou moins voisin de la rétine, et il su^ vient aussitôt de la diplopie. Si la ligne visuelle est très-peu déviée

de la position normale qu'elle devrait occuper, la fausse image rétinienne sera Irès-près de la macula et les deux images de Tobjel, la fausse et la vraie, paraîtront très-peu écartées Tune de l'autre ; si, au contraire, la fausse image rétinienne est très-éloignée de la macula, la fausse image de l'objet sera de plus en plus écartée de la vraie. Quand l'objet se déplace du côté où le muscle paralysé est sollicité à agir, la fausse image rétinienne vient se peindre sur une région de plus en plus excentrique de la rétine ; et, par suite, la fausse image de l'objet semble s'écarter de plus en plus de la vraie. Réciproquement, quand il y a diplopie, la fausse image, c'est-à-dire celle qui semble s'écarter quand on déplace l'objet appartient à l'œil dont un des muscles est paralysé ; de plus, cette image, se faisant sur une région de la rétine moins sensible que la macula, est toujours moins nette que l'image donnée par l'œil sain.

Pour reconnaître plus facilement la position des images doubles et la fausse de la vraie, ce qui est très-important pour diagnostiquer quel est celui des six muscles de Tœil qui est paralysé, on place le malade dans une chambre obscure, en lui mettant devant un œil un verre coloré en rouge et en l'invitant à regarder avec les deux yeux un objet lumineux, la flamme d'une bougie, par exemple. Si la diplopie existe, deux flammes apparaissent aussitôt, Tune avec son apparence naturelle, l'autre colorée en rouge, la première appartient évidemment à l'œil laissé libre, Ja seconde à l'œil muni du verre coloré ; le verre coloré diminuant toujours un peu l'acuïté visuelle, on aura soin, quand on procédera à cet examen, de le placer devant l'œil le meilleur, de façon à ce que les deux flammes soient vues bien nettement et avec le même éclat.

Quand la paralysie est très-légère {parésie), les deux images de l'objet sont tellement rapprochées l'une de l'autre, qu'elles se touchent presque, la diplopie cesse d'être aussi nette. Les malades accusent alors simplement un trouble de la vision, dont ils se rendent difficilement compte, et qui leur paraît avoir un caractère

bixarre.

Tantôt, en effet, si c'est un des muscles abducteurs qui est devenu parétique, ils se plaignent que la vision est confuse au loin, dans les mouvements associés des yeux, tandis que de près, pendant les mouvements açcommodatifs où les adducteurs seuls fonctionnent, elle redevient nette. Quelquefois la * disparaît complètement quand ils donnent à la tête une 'inaison, ou qu'ils placent l'objet fixé dans une posi< ^e façon à éviter la contraction du muscle affaibli. Abidib* Mal. dis yeux, t. li.

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Dans ces divers cas la diplopie est pour ainsi dire latente, mais il suffît pour la mettre en évidence de Tartiflce que nous avons indiqué plus haut : si Ton place le malade dans une chambre obscure, la tète maintenue immobile et un verre coloré devant un œil, en promenant une bougie dans toute l'étendue du champ visuel û arrive un moment où les deux images apparaissent.

En terminant, nous ferons cette remarque importante, que toM ces troubles de la vision, sans exception, cessent complètement dès que Tœil dont le jeu musculaire est défectueux se trooTv caché et cesse de prendre part à Tacte de la vision binoculaire. Si c^est Toeil sain qui est exclu, la vision reprend sa netteté, et It diplopie disparaît également. Mais les vertiges, Tincertitudedeli démarche, dus, comme nous Tavons vu, à la difQculté de rorientation, persistent.

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