ROTATION ET INCLINAISON DR LA TÊTE
La diplopie occasionne une gêne et une fatigue très-pémUes» aussi les malades font-ils tous leurs efforts pour 8*en dél»^ rasser. Quand elle est très-accusée, ils ne peuvent y réussir qu'en contractant énergiquement le muscle orbiculaire, et en fermant ainsi Toeil malade.
D'autres fois, quand les deux images ne sont pas irès-écartées Tune de l'autre, la rotation de la tête faite de façon à éviter la contraction du muscle parétique sufOt pour ramener la vision simple. Dans une paralysie du droit externe de Toeil gauche, par exemple, le malade, au lieu de chercher à diriger les yeux vers la gauche, mouvement qui provoquerait de la diplopie, tourne la tète de ce côté, et peut alors fixer sans voir double.
En général le malade tournera la tète,|du côté du muscle paralysé, afin de suppléer au défaut de déplacement de l'œil dans ce sens. Ainsi il tiendra la tête haute ou abaissée, suivant que le? muscles élévateurs ou abaisseurs seront pris.
Ces positions vicieuses de la tète, lorsqu'elles durent un certain temps, peuvent déterminer une contracture permanente des idd^ clés du cou; elles sont alors assez caractéristiques pourqu'àpre^ mière vue on puisse reconnaître Taffection dont le malade est atteint.