PARALYSIE DE L'ACCOMMODATION
le pronostic devient plus favorable. Sous l'influence des toniques, fer, quinquina, etc., et d'un bon régime bientôt le muscle ciliaire recouvrera sa puissance.
Le traitement dirigé contre Tétat générai ne doit pas faire négliger remploi de moyens locaux dont TefQcacité est souvent trèsréelle. Jadis on accordait un grand crédit aux frictions stimulantes ou irritantes péri-orbitaires, faites soit avec des pommades ammo- . niacales, soit avec des liniments à base de strychnine. Aujourd'hui on leur ppéfère ajuste titre Télectricité. Le pôle positif d'un appareil à courants continus sera appliqué sur le front ou à l'apophyse mastoïde, le pôle négatif sur le globe oculaire, les paupières étant fermées. Les séances faites journellement dureront cinq minutes, l'intensité du courant étant toujours supportable.
L'ésérine possédant la propriété de faire contracter le muscle accommodateur et le sphincter de la pupille, son emploi était naturellement indiqué dans la paralysie de ce muscle. On instillera trois fois par jour quelques gouttes de la solution suivante :
Sulfate d'ésérihe OOMO
Eau distillée 20k,00
Sous rinfluence de ce médicament, la pupille se contracte, devient extrêmement petite, et les malades sont très-satisfaits de voir leur vision de près redevenir nette, cette amélioration tient surtout à la diminution de grandeur des cercles de diffusion, conséquence du rétrécissement de la pupille. Malheureusement déjà au bout de quelques heures l'action de ce myotique s'épuise, et il faut de* nouveau en instiller quelques gouttes. L'excitation du muscle ciliaire déterminée par l'ésérine, ne suffit pas pour amener la guérison, mais elle est toujours favorable.
Qniuid la maladie aura résisté à tous les moyens qui viennent d'être énnmérés, ce qui n'est pas rare, on cherchera à atténuer ses fâcheux effets en donnant des verres convexes qui seront déterminés par le tâtonnement, et qui rendront la vision distincte à la distance habituelle. Si un seul œil est atteint, on ne donnera, bien entendu, qu'un de ces verres, et du côté opposé on placera un verre plan.
Les verres convexes peuvent encore être utilisés pour faire faire de la gymnastique à l'œil malade. Dans ce cas, le verre prescrit doit être un peu plus faible que celui qui compenserait complètement l'aplatissement du cristallin, afin que quand le sujet veut fixer, il soit obligé de faire encore un certain effort pour voir nettement.