‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 2 sur 146 · partie des rayons lumineux seront réfléchis eu a et renvoyés hors · texte numérisé non relu

partie des rayons lumineux seront réfléchis eu a et renvoyés hors

de l'oeil.

L Or, comme ces rayons suivent, pour sorlir de l'œil, le même

■ Ofaemin que pour y entrer, l'image de ce point ira se former en A

PturTaxe optique a A. Done, tnnt qnn l'n'il de l'observateur sera

placé soit en A' soit en A", c'est-îi-dire en dehors de l'axe a A, il

ne verra pas le point n, et la pupille paraîtra noire. D'un autre

cAté, l'œil de l'observateur, ponr se pincer dans la direction i fl A,

s peut ?tre qu'en nvnni ou en arrière de A. S'il est «n avant, il

OPHTHALMOSGOPIE.

intercepte les rayons lumineux; s'il esl en arriÈre, lo lumièra. I elle-même fait obstacle à la perception de l'image rétinienne.

Pour arriver ii apercevoir le fond de l'œil, il fallait donc que, par un artifice quelconque, la pupille de l'observateur devînt elle-même une source lumineuse ; c'est ce que comprit Helmholtz et c'est c^ ■ qu'il réalisa dans la mémorable expérience suivante, où se trouVl contenue la découverte de l'ophthalmoscope tout entière.

Supposons tfig. 2) que F soit un centre lumineux et N une mines ' plaque de verre transparent inclinée obliquement et interposée entre l'œil de l'observateur et celui de l'observé. Les rayons lumineux émanés de F, en tombant sur la lama de verre, se divi^ sent en deux parties : les uns la traversent directement, les auti sont rùnéchis vers l'œl! observé et viennent, après leur réfractioD^ former foyer sur la rétine en '•.

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osée imidivi^

Co foyer devient à son tour un centre lumineux d'où partent des rayons qui sortent de l'œil en suivant en sens inverse le même trajet que pour y entrer.

Arrivés sur la plaque de verre, ceux-ci se divisent également en deux faisceaux, dont l'un est réfléchi par la lame vers la source lumineuse, j, tandis que l'autre, traversant la plaque, vient former son foyer en F', situé au-delà de M, à une distance égale à celle de F. Ces fniscpnux convergpnis pénètrent dans l'œil de l'ob-

DÉCOUVERTE DE L'OPHTHALMOSCOPE. 5

servateur A; grâce à Tinterposition sur leur trajet d'un verre concave, on peut modifier leur direction de façon à les rendre parallèles ou même divergents, selon la force du verre, et à les amener ainai à se réunir sur la rétine. Dès lors, le point e est perçu distinctement par TobseiTateur. Après avoir établi, par le raisonnement et Texpérience, qu'il était possible d^éclairer et d'examiner le fond de l'œil, Helmholtz fit construire un instrument qui i-eçut d'abord le nom à'avgenspiefjel {\mYO\v de l'œil), et plus tard celui d'ophthalmoscope.

Dans rexpériencc précédente, on n'éclairt' qu'une petite portion de la rétine, celle où se forme l'image de la source lumineuse employée. On conçoit combien, dans ces conditions, Texplo* ration du fond de l'œil présente de difficultés, aussi ce moyen de diagnostic aurait été d'un faible secours si Ton n'était aiTÎvé îi éclairer rapidement et avec une quantité de lumière suffisante une étendue assez considérable de la rétine. C'est encore à Helmholtz que revient le mérite d avoir triomphé de cette difficulté. C'est lui qui imagina, en effet, de projeter sur la suiface de la rétine un cereM dé diffusion dont la grandeur variable, avec le mode d'uiiMnent permit d'éclairer un champ rétinien plus ou moins éteddtt.

Ptar atteindre ce but, il conseilla de placer au-devant de l'œil observé une lentille biconvexe, maintenue à une distance un peu sapéarfeiire.à sa longeur focale. Les rayons éclairants, après avoir travéné cette lentille, se réunissent dans le voisinage de son foyer piindpal; pub, continuant leur marche, pénètrent dans Tœil avec une ttèa-forte divergence ; devenus ensuite parallèles après leur réftaeliOn à travers le cristallin, ils vont éclairer une grande étendue du fond de l'œil.

Cette surface ainsi éclairée envoie, à son tour, de la lumière dans toutes les directions, et les rayons lumineux émanés d'un point quelconque de ce grand cercle de diffusion rétinien iront se réunir au foyer en un point déterminé correspondant à la distance de la vision distincte de l'œil observé ; or, ce qui a lieu pour un point a également lieu pour les autres, et il en résulte qu'il se forme en avant de l'œil une image réelle renversée et agrandie de la portion éclairée de la rétine.

Pour voir nettement l'image aérienne ainsi obtenue, l'obscrvaieur doit se placer sur le trajet des rayons lumineux à une distance de cette image égale à celle de sa vision distincte; mais, dans ces conditions, l'image qu'on a sous les yeux étant très-agrandie est un peu vague, Helmholtz a eu l'idée de la rapprocher de l'œil

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OPHTiULMOSCOPlE.

isurvo iiu im-yoïi iluiic lonlillo ijui la lapptisse, la rend plus neU . |)liiK l'ucik' à exumiiu'i'.

DRS IMf-KKKIiNTS l'HOCÈDÈS UliXA.MLN DU tUND DE LOÎ IL. '

h-ocèdi' par l'imiigf rmivanée. — Dans ce procédé, on modi^ mage primitive u l'aide d'une lentille blcon\exe. En Jclaiil un coup d'œJI sur la flgure J. on se rend trê:>-bien compt î l'inlluenco exercée pur cette lentille. Soit ab. une portiou de 1 itinn de. l'œil observÉ êcliiii-éc par un cercle de diffusion, li yoni* lumineux qui en ômanenl se réuniraient en fuyor hors d ril eu a' A' ; mais si l'on place à une petite distance su-deTant 4 ril une lentille U. colto-oi aura pour ell'et de faire convct^er t^ lyoïiN plu» près de l'œil et de produin- une image. a°A", pla )lito cl plus nette que lu preinièiv. Celle-ci sera Mie diriincl^ enl jiar rtih»ervatour, ii Iravers V Udu du ininiir {.'..

firvtéHfMirfmast linUlê. — Dans ee pi-océdo. on modîOe, lide d'un M-rn- bicoiu-avo. lu wiai-cho des rayons lunûncus soi »t de l'ivil : la lentille iaterpu»ec et le cristallin fonnent un sy. \w ti>ul à fait cumparable h cpIuÏ de 1h luiietle de Galilée. 5^ i une poriion de la r«tiiic Mtàrte par un rervle de diffastOiL^ • foniie. eHUiuic «n ^il, mah\ une ima^ r^llc. rrn\-er*é«, ;raudit> de eelte stii-tacc. Si l'on pJjice ciilrv- l'ivil oWoé eted »«lge uue lonlille Woonouvtf c\\ dont le fo>er principal se Itobt 1 d^hlan* do «i'*'. lo» «vwn» luniiucus. de ciMixiri^nts qu'il «iottl rerr u'tt. .U-viciincnl divfrgeuls, et au lien àc l'îioagea* im» ubtv«..n« t iin«)ii> n'A' vlrt«»He rrdiT*M* «-l agtmndie. D

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DES DIFFÉRKNTS OPHTHALUOSCOPES. 7

Fmëme que dans la liinplte de Galilée, il faul, pour que l'image se forme nettement : 1° nuo le t'oycr de la lentille biconcave selrouvc cn dedans de riinagc a'b' ; 2° que la position do la lentille biconcave soit telle que l'image virtuelle a'b' se forme à la distance ^de la vision distincte de l'observateur.

On peut encore examiner le fond de l'œil & l'image droite en se f servant du cristallin ciitiiine d'une loupe: mais il faut, pour cela,

s l'œil possède une sirueture spéciale, qu'il soit liyperniûlrope.

FBsl-è-^îre que la rétine ^oit située entre le crietatlin et son foyer

^pal. Nous veritiiis, à propus des anomalies de la réfraction,

B'inverKemeiil, quand ou peut apercevoir le fond de l'teîl â l'image

Mlle sans verre concave, et en ae servant du cristallin comme

Q'ane loupe, ou peut en nonclure que l'œil esl hypermélropo.

UES lilFKtKEMS UI'HT».XLMUSr;ui'ES,

Depuis la dcLOuvcrte d'HcIniholtn, on a imagini^' tin nombre considérable d'ophthalmoacopes. Chaque ophthalmologistc a voulu pour ainsi dire avoir le sien ; noue ne citerons ici que les plus usités. OphthalmosiKpe d' Helmkotli. — Cet instrument n'est plus employa aujourd'hui dans la pratique; nous en donnerons néanmoins lu description, car il nous semble sinon utile, du moins intéressant de connaître le premier instrument a laide duquel on a pu explorer le fond do l'œil.

n se compose d'un petit cube métallique noirci à l'Intérieur; l'nne des extrémités, coupée obliquement, supporte trois plaques "b verre rectangulaires à suifaces parallèles et inclinées â 58 deré»; l'autre eslrémiféestmnnie d'un diaphragme et peut recevoir

6 OPHTUÂLMOSCOPIE.

des verres concaves. Cet appareil est monté sur un manche que Ton tient à la main.

Pour s'en servir, on dirige les plaques de verre du côté de la flamme d'une lampe placée près du malade et au niveau de son œil; une partie des rayons réfléchis par les plaques de verre pénètrent dans l'œil observé ; ils sont une deuxième fois réfléchis par les membranes profondes et, suivant le même trajet rétrograde, viennent traverser les lames de verre pour arriver à l'œil de l'observateur. Celui-ci, grâce à lïnterposition d'une lentille biconvexe, aperçoit distinctement la portion de surface rétinienne éclairée par l'image lumineuse de la flamme.

Vopkthabnoscope de Jœger présente une grande analogie avec celui d'Helmholtz, avec cette difiTérence que du côté dirigé vers l'œil observé se trouvent disposées deux coulisses qui permettent d'adapter à 1- instrument différents réflecteurs. Ce sont, soit un anneau muni de trois plaques de verre, comme le réflecteur d'Helmholtz, soit un anneau miïlii d'un miroir concave. Enfin, on peut également adapter à l'appareil un petit tube contenant deux lentilles convexes disposées comme dans la loupe de Brûcke ; l'instrument (dnsi modifié peut alors servir pour l'éclairage oblique.

L'ophthalmoscope de Jœger est encore utilisé dans la pratique lorsqu'on veut explorer le fond de l'œil avec un faible éclairage ; c'est cdnsi que dans les atrophies du nerf optique, la décoloration caractéristique et l'aspect tendineux de la papille se distinguent plus nettement et plus facilement quand on se sert des plaques do verre que lorsqu^on fait usage de miroirs concaves plus éclairants.

Ophthalmoscope de Cocctus. — Coccius a eu le mérite d'employer le premier un miroir plan percé d'un trou à son centre. Ce miroir métallique ou en verre étamé, de forme circulaire, a un diamètre d'environ 4 centimètres; il s'articule avec une lentille convexe qui jouit d'une assez grande mobilité, de telle sorte qu'on peut faire varier sa distance entre la flamme et le miroir, et au besoin même la mettre complètement de côté. Le tout est monté sur un petit manche que l'on tient à la main.

Ruete s'est servi le premier de réflecteurs concaves. Son miroir a un foyer de 7 pouces ; il est en acier poli ou en verre étamé ; il a environ 2 ou 3 centimètres de rayon et est percé au centre d'un trou de 2 à 3 millimètres de diamètre. Il est adapté à un petit manche, de façon à pouvoir être facilement tenu à la main. C'est l'ophthalmoscope le plus employé actuellement, avec celui de Coccius.

Stellwag de Canon a fait disposer derrière le miroir un petit

DES DIFFERENTS OPHTHALMOSCOPiiS. 9

disque circulaii-e mobile, dans lequel sont enchâssés des verres concaves OQ convexes destinés à corriger les anomalies de réfraction de l'observateur. Par une rotation du disque, ces verres peuvent être amenés successivement en face du trou du miroir.

Les Pphthalmoscopes de Goccius t

et de Ruete, très-faciles à manier, sont ceax qu'on emploie communément. On en a ima^né d'autres un peu plus compliqués dont on peut se ' servir, soit pour pratiquer un examen plna minutieux etplu:i prolongé.

lorsqu'on veut, par exemple, prendre le dessm du fond de l'œil, soit dans les cours, pour faire des démonstrations aux élèves. On les désigne sous le nom d'ophlhalmoscopes fixes.

Ils ont l'avantage de donner une image très-ëclatantc et de faire voir nettement le fond de l'œil aux;plus inexpérimentés. Par contre, ils onl l'inconvénient de fatiguer les malades en faisant porter l'examen plus K.g. i.O|.i,ii..imo«oi«aïC«ti.... longtemps sur la même partie du fond de l'iBil, et d'exiger une grande immobilité du patient; de plus, ils ne permettent que difSoilement l'exploration successive de toute l'étendue de la rétine.

Ophthabnoscope fixe de Liel>reich. — Liebreicb a placé le verre convexe et le miroir aux extrémités de deux tubes métalliques noircis à l'inlériour et pouvant rentrer l'un dans l'autre. A son extrémité libre, tournée du câté de l'observateur, le tube externe est coupé obliquement, de façon à livrer passage aux rayons lumineux ; il est muni d'un miioir concave de 7 pouces de foyer, mobile autour d'uD de ses axes. Le tube interne porte à son extrémité, dirigée vers l'œil observé, une lentille convexe de 2 pouces et demi de foyer.

Ces tubes engainants sont adaptés sur un support qui peut se fixer sur une table au moyen d'une vis de pression. Ce support est lui-même formé d'une tige mobile qui peut, au moyen d'une crémaillère, s'élever ou s'abaisser ù volonté.

A l'autre extrémité de l'instrument se trouve. uu autre support destiné à fixer la tête du malade.

Enfin, sur le tube de l'opbtbalmoscope se trouve une petite tige

0(jkthalmQK0iie de Galezowski. — Cet iustninieiit âe compose de deux lubcs rentiants, comme celui de Liebreich. Vcxtrémité libre dti tube, pourvu de la lenlille, esl garni d'un bourrelet élastique, ce qui permet de l'adnpter exactement sur !e pourtour de l'orbite til de former ainsi unu petite chambre noire autour de l'œil. Cet instrument a l'avantage de rendre possible l'exploration du fond de l'œil en plein jour, ce qui est très-avantageux dans les services hospitaliers, où les malades, placés dans une salle commune, ne peuvent pas se lever.

Opkthalmoscope binoculaire de Giraud-Teu(on> — En regardant l'image rétinienne avec un seul œil, on ne peut acquérir la notion du iTlicf ou de la prafondiMir qu'au prix d'exercices rrp^^li^s et d'une

DES DIFFÉRENTS OPHTHALMO^COPtS.

k d'éducation de la vkiuii inuiiûculaiic. Avec les deux yeux, fiontraii'e. on apprécie aisiSmcut les trois dimensions des élôlite du Tond de l'œil ellon peut reconnaître les saillies ou les exptïons qui siègent à la surface du nerf optiiiuo ou de la rétine. KiringénieusecombinaisonquiapermisàGitaud-Teulundcfuii-e Vrimage ophthaliuuscopique avec le» deux yeux tt lei fui^.

I^nldeux rliûud>iièdre3 de verre MNPtJ, M'XPg' réuiiiB par un Ifenrs angles eu N derrière le iniroîi' de l'ophtlialmoscopc. Con- Iftona un point A. <|ui fait partie de limage du fond de l'œil, ab,

e par la lentille biconvexe c.

I point lumineux A envoie sur la surface NP du rliomboîidro I un rnyon lumineux AB, Arrivé sur lii ^urfiiee NP. re rayon

I i OPHTHALMOSCOPIE

lumûxmx subit lu réflexion totale et arrive aur la surface MQ- l-À, en raison de l'inclinaison de cette surface, il subit de nouveau une seconde réflexion totale et sort du ihomboêdre dans la direction CD. Pal' conséquent, l'œil de l'obsei-valfjur, placé en D, verra le point A en A'; de même, avec l'œil gauche, il verrait le point .\eB A". Il s'agit maintenant de fusionner ces deux images en une seule ; pour cela, il sul'fit de placer sur le trajet de chacun des rayons CD et CD' un prisme à base externe ; le rayon CD subii'a, en traversant ce prisme, une déviation qui le rapprochera du sommet du prisme, et il prendra la direction DE, et l'œil placé en Ë veiTa le point A ituivant le prolongement de la ligne DE, c'est-à-dire en A. La même chose ayant lieu du cùle opposé, l'observateur rapporte les deux images A' et A* au point A d'intersection des lignes ED,

E'D', c'est-à-dire au point A

Pour l'examen avec l'ophtlialmoscope binoculaire, la lampe doit être placée à. environ 10 centimètres au-dessus de lu tète du malade et Pn face de ^ l'obsercaCew, car Ic^ mouvements du miroir se font 1 seulement autour de l'axe horizontal.

Une des difflcultés d'application de cet instrument consistait dans la différence d'écartemenl des suivant les individus. Le procédé employé pour i-emédier à cet inconvénient est des plus simples ; il consiste à faire varier d'une façon correspondante la distance qui sépare les deux rhomboèdi-es. Le rhomboèdre MSPQ est divise en deux moitiés qui peuvent s'écart«r au moyen d'une vis. Dans ce mouvement, le prisme D suit la moitié externe du rhomboèdre. On éloigne ainsi les deux prismes l'un de l'autie. Jusqu'à ce que leur écortomeot soit exactement égal à celui des deux yeux.

DES DIFFÉRENTS OPHTHALMOSCOPES. i:i

Opht/iahnotcope pour deux observateurs de Laui-enee. — Cet iniatrumeot n'est autre chose qu'un ophthalmoscope ordinaire, auquel I en ajoute une lame de verre à faces plane» el parallèles, inolinôe ma A5 degrés, et placée sur le trajet de? rayons renvoyés par l'œil |i^ervé.

Lea faisceRux lumineux, en arrivant à la !iitrface de cette plaque

le verre, se divisent: les uns continuent leur trajet direct et la tra-

[terseot. les autres sont réfléchis et arrivent à l'œil d'un observa-

iir placé latéralement. 11 est ùvidont que ces deux images étant ■lormëes l'une et l'autre par une quantité moindre de rayons lumi- Ineux que l'image unique de l'ophllialmoscopc ordinaire, ont né- B eessairement moins d'éclat.

De Wecker, Sichel.ont imaginé des instrumenta analogues dans Ftesquels la plaque de verre est remplacée par un cube de verre P eoupé en deux, suivant une diagonale; la théorie et le maniement f sont les mêmes que dans l'ophthalmoacope de Laurence.

Tous ces instruments, dont il serait facile de varier les disposil'tïons. réalisent d'ingénieuses combinaisons d'optique, mais n'ont ^a^ une grande utilité pratique.

\Ul(KïpbULAlm<fSCOpi' I

Aulo-op/uJiatmoscope. — Coccius a imaginé un appareil ingénieux

qui permet à l'observateur de voir sa propre rétine. Il se compose

d'un petit lube de lorgnette ordinaire de 5 pouces de longueur

Lsnvîron. muni ù l'une de ses extrémités d'une lentille biconvexe

* 4 OPHTHALMOSCOPIE.

de 4 pouces de longueur focale. Celle-ci est noircie sur la partie de sa surface qui paraît ombrée dans la figure. A Tautre extrémité du tube se trouve un miroir plan percé à son centre d'une petite ouverture de 2 à 3 millimètres de diamètre.

Supposons maintenant que l'œil de Tobservateur se trouve placé au-devant du miroir; soit A, la source lumineuse, Tun des rayons émanés de A pénètre dans l'œil et, après sa réfraction à travers le cristallin, vient frapper la rétine enp ; mais le point p éclairé devenant un foyer lumineux, réfléchit des rayons dont Tun vient frapper le miroir au voisinage du trou en p' par exemple. Celui-ci, réfléchi encore une fois, traverse de nouveau les milieux de Toeil et vient impressionner la rétine en m; il se fait donc en ce point une image du point/?, que Tobservateur verra dans la direction mp% passant par le centre optique. En déplaçant^raduellement son œil, il pourra apercevoir ainsi successivement les difiTerents points de sa rétine.

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