‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 32 sur 146 · ANATOMIJ^ ET PHYSIOLOGIE DE LA RÉTINE · texte numérisé non relu

ANATOMIJ^ ET PHYSIOLOGIE DE LA RÉTINE

neU, dont elles sont considérées comme les pédicules [fibres de eùMs, de bâtonnets). Ces fibres sont relativement épaisses ; leur aspect strié longitudinalement, leur décomposition en fibrilles variqneases dans le sérum iodé permettent de les considérer comme des faisceaux de cylindres-axes.

Parmi les grains de cette couche, les uns sont en rapport avec les cônes, les autres avec les bâtonnets ; ces derniers présentent Hirlecada^Te une altération particulière signalée par Henle et à laquelle cet histologistc attache une grande importance : c*est rapparition de stn'es transversales plus ou moins nettes, formant des zones alternativement claire*^ et foncées. Dans cette couche se trouve également la terminaison des fibres de soutien, qui forment, en s'épanouissant, la membrane Imitante externe. Celle-ci est donc analogue à sa congénère du côté interne.

La couche des cônes et des bulçnnets est la plus importante, épaisse en moyenne de 0"",04 à 0°°,05; elle se compose de deux sortes d*éléments, les cônes et les bâtonnets, comparables d'une maniëre générale à de petits cylindres parallèles entre eux et placés perpendiculairement à la surface de la rétine.

Les bâtonnets ont une forme cylindrique ; ils sont serrés les uns contre les autres et séparés, de distance en distance, par des etoes; il y a trois ou quatre bâtonnets pour un cône, sauf dans la tache jaune, où les cônes forment une couche continue.

Les cônes comme les bâtonnets se divisent en deux segments : Tnn interne, l'autre externe, dont la constitution paraît être bien différente.

Le segment externe présente à sa surface de fines stries qui, d'après Schultze, sont de simples cannelures et non le résultat d'une structure fibrillaire. Hitter a décrit dans ce segment un filament central qu'il compare à un cylindre-axe ; mais leur particularité la plus remarquable est de se dissocier spontanément ^ disques circulaires fortement réfringents, comparables à une p3e de pièces de monnaie.

Le segment interne est un peu plus large que l'externe; on observe à sa surface des stries longitudinales dues, d'après Schultze, à une véritable division en fibrilles. Ritter y a décrit ftussi un filament central, que quelques auteurs considèrent comme lui prolongement de cylindre-axe.

Chez les oiseaux on trouve, à la jonction du segment interne et du segment externe des cônes, un corps ellipsoïde coloré (boule colorée), qui semble jouer un rôle important dans la perception des couleurs.

La couche pigmentaire a été longtemps considérée comme faisant partie de la choroïde; mais l'étude de son développement embryogénique, son rôle physiologique, les connexions intimes qu'elle affecte avec la couche des cônes et des bâtonnets novs obligent aujourd'hui à la considérer comme appartenant à la rétine.

La face choroïdienne des cellules dont elle est formée renferme peu de pigment ; c'est là que se trouve le noyau et que siègent chez la grenouille des granulations graisseuses d'un jaune intense. Leur face rétinienne, au contraire, est très-pigmentée; de ce côté elles sont munies de petits prolongements qui pénètrent entre les segments externes des cônes et des bâtonnets.

De la connexion des éléments nerveux répandus dans les diverses couches de la rétine résulte la fibre rétinienne proprement dite oa sensitive. On admet aujourd'hui que les cylindres-axes du nerf optique, se réfléchissant perpendiculairement à leur trajet primitif et prenant une direction radiée, s'anastomosent avec les cd* Iules de la couche ganglionnaire. De celles-ci partent des prolonge* ments qui se répandent dans la couche granulée interne, y forment un réseau inextricable, se dégagent ensuite et se rendent dans la couche granulée interne. Là, nouveau réseau où il est difficile de les suivre et de les isoler; mais au-delà de cette couche on les retrouve traversant la couche granulée externe et allant se terminer dans les cônes et les bâtonnets.

Mais, il faut bien l'avouer, cette continuité de la fibre sensitive de la rétine, depuis la couche la plus interne jusqu'à celle des cônes et des bâtonnets, est encore hypothétique, et au niveau des eonches granulées il y a une telle intrication des fibrilles conjonotivei et des fibrilles nerveuses, qu'il est impossible d'isoler ces dernières.

Quant à la charpente conjonctive de la rétine, elle se compose principdement de fibres radiées de soutien, désignées aussi sons le nom de fibres de Mûller. Au niveau des couches granulées, celles-ci fournissent un réseau plus ou moins fin, perdu dans nne substance amorphe, analogue en tous points à la névroglie dei centres nerveux. Ces fibres se distinguent par une grande résistance aux réactifs et par une apparence rugueuse et irréguliëre, qui contraste avec l'aspect lisse des fibrilles de nature nerveuse. Leur direction est perpendiculaire à la surface do la rétine ; nons avons vu que dans leur trajet on trouve des noyaux qui tantôt leur sont accolés, tantôt sont compris dans leur épaisseur même: En s'épanouissant à leur extrémité terminale, les fibres radiées

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