‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 33 sur 146 · ANÂTOMIK ET PHYSIOLOGIE DE LÀ RÉTINE · texte numérisé non relu

ANÂTOMIK ET PHYSIOLOGIE DE LÀ RÉTINE

donnent naissance aux deux membranes limitantes interne et externe.

Tache jaune. — Au centre de la rétine, qui correspond exactement à Textrémité du diamètre antéro-postérieur de Toeil, se trouve une petite tache ovale {tache jaune), à grand diamètre horizontal d'une étendue de 2 millimètres environ. Au centre de cette tache 86 trouve une petite dépression (fovea centralis). Dans cette région la rétine subit des modifications remarquables : entre les éléments de toutes les couches, sauf la granuleuse et celle des cônes et des bâtonnets, se dépose une substance amorphe, jaunâtre, graisseuse, qui donne à cette zone sa coloration caractéristique ; la limitante interne devient relativement mince et la couche des illffes nerveuses fait complètement défaut. A partir du bord de la fossette, les cellules ganglionnaires diminuent graduellement de nombre et de volume et disparaissent complètement dans le fond, les couches granulée interne, granuleuse interne et granulée externe sont également réduites à quelques vestiges. Quant à la membrane de Jacob, dans toute retendue de la macula, elle ne renferme que des cônes.

PHYSI0L0Gr£.

Jadis on se préoccupait peu de la marche de la lumière dans la rWne, on se contentait de dire que les images des objets extérieurs venaient se peindre sur la surface rétinienne comme sur on écran. Desmoulins, étudiant le iapts des animaux, eut le preniier Tidée que la lumière, après avoir traversé la rétine, devait w réfléchir sur la choroïde. Rouget, après avoir fait remarquer qne chez les invertébrés les éléments oculaires analogues aux Utomiets ont leurs surfaces terminales dirigées vers l'extérieur, wrive à cette conclusion : « que les rayons directs, qui traversent sans les impressionner les tubes nerveux superposés dans les couches internes de la rétine, arrivent jusqu'à la surface de contact des bâtonnets et de la choroïde; là ils sont réfléchis, et le centre optique coïncidant sensiblement avec le centre de courbure de la f^ne, la réflexion a lieu sensiblement dans la direction de Taxe des bâtonnets, qui constituent, pour la terminaison des nerfs optiques, l'appareil spécial destiné à recevoir l'ébranlement des ondulions lumineuses. »

Cette théorie a été adoptée depuis par tous les physiologistes.

Nous avons vu que Schulize a démontré que le segment txU des bâtonnets se compose de disques superposés; ceux-ci, raison de leur structure et de leurs propriétés optiques, ne se raient qu'à modifier les ondulations de Téther. D'après la lumière, après sa réflexion sur la surface choroïdienne, suU en traversant ces lamelles une sorte de polarisation y et les mo menis lumineux se transformeraient en mouvements nerveux; Yi tation se transmettrait ensuite à travers les autres couches qu aux fibres nerveuses et aux centres nerveux.

Le nerf optique n'est sensible à la lumière que lorsque cell a été préalablement modiflée par son passage dans les cône les bâtonnets , de sorte que toute perception lumineuse e d'être possible, quand la couche externe de la rétine renfeni ces éléments a été détruite soit mécaniquement, soit par une lé pathologique.

Il est facile de démontrer que l'impression lumineuse se réellement sur les cônes et les bâtonnets en se servant de ron portée des vaisseaux rétiniens. Ces vaisseaux sont compris ( la couche des fibres nerveuses ; placés en avant des éléments soriels de la rétine, ils projettent sur eux une ombre jh qui passe inaperçue dans les conditions ordinaires, parce qu se trouve constamment sur les mêmes régions de la rétine lumière entrant toujours dans l'œil à travers la pupille. Il qu'on vienne à diriger sur la sclérotique un fort faisceau lumin< l'ombre portée correspondant aux vaisseaux rétiniens se trov déplacée et portée sur des points qu'elle n'impressionne pas d bitude, le sujet n'en fera plus abstraction et percevra l'image toptique de ses vaisseaux.

En variant les conditions de ce phénomène, on peut arriva calculer la distance qui sépare la surface d'impression des li{ qui y projettent leur ombre ; et on trouve qu'elle est précisés égale à l'épaisseur des couches qui séparent les vaisseaux d rétine du segment interne des bâtonnets (H. Millier).

Ces faits ont leur importance au point de vue clinique, exemple dans Tanesthésie de la rétine, où la vision est abolie, I qu'il n'y ait aucune altération visible à l'ophthalmoscope, l*c tence de phosphènes obtenus en comprimant mécauiquemei globe de l'œil est une preuve certaine que la transmission simplement interrompue entre les éléments sensoriels (côn< bâtonnets) et les éléments conducteurs (fibres nerveuses).

Pour expliquer rcxcitabilité de la rétine par les diverses ( leurs, Thomas Young a émis le premier une hypothèse ingénia

Page 1