‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 49 sur 146 · OPACITÉS DU CORPS VITRÉ. - MOUCHES VOLANTES · texte numérisé non relu

OPACITÉS DU CORPS VITRÉ. - MOUCHES VOLANTES

MVODÉSOPSIE.

Les cellules et les corpuscules renfermés normalement dans le corps vitré ne donnent naissance à aucun phénomène entoptique appréciable, mais il suffit de se placer dans certaines conditions déterminées pour rendre apparente leur ombre portée sur la rétine. Que l'on prenne une carte h jouer percée d'un trou avec la pointe dune aiguille et qu'on regarde, à travers cette petite ouverture destinée à tamiser la lumière, une surface unif<u'mément éclairée, telle qu'un mur blanc ou le ciel uniformément couvert, des points noirs mobiles apparaîtront dans le champ visuel ; ils correspondent à l'ombre, portée sur la rétine, des corpuscules mobiles du corps vitré.

Les mouches volantes qui tourmentent un si grand nombre de personnes sont occasionnées également par la présence, dans l'intérieur du globe oculaire, de ces mêmes corpuscules, dont l'ombre porlée est devenue apparente dans les conditions d'éclairage ordinaires.

Uyalieu de distinguer cliniquement deux sortes de mouches volantes, les unes subjectives et les autres objectives. Les premières "Onnent naissance à des phénomènes entoptiques, tout en restant

i98 MALADIES DU CORPS ViTRÉ.

invisibles à i'ophthalmoscope ; les autres sont formées par de» opacités dont les dimensions sont appréciables à Taide de c^^e\ instrument.

Page 1