‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 55 sur 146 · CYSTICERQUE DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

CYSTICERQUE DU CORPS VITRÉ

^^ Grœfe (I) le premier diagnostiqua, au moyen de l'ophthal- '^o^cope, la présence d'un cysticeniue dans le corps vitré. Cette

(<) ^9'chiv fur Ophik., l. I, l'« partio, p. ^37. **Ai>iB. Mal. des yeux, t. ii. i^

affection est du reste beaucoup plus commune en Allemagne qu'en France, où Ton n'en trouve que quelques rares observations dues h Desmarres, Siebel fils, Poncet et de Wecker.

Le cysticerque peut prendre naissance primitivement dans le corps vitré, mais le plus habituellement c'est après s'être développé sous la rétine, après avoir soulevé et perforé cette membrane, qu'il envahit les milieux de l'œil.

A rophthalmoscope, ce parasite apparaît sous forme d'une vétt cule bleuâtre demi-transparente, jouissant d'une mobilité parfaite et se déplaçant au moindre mouvement de l'œil. En le surveillant pendant quelque temps, on arrive quelquefois à apercevoir son cou et sa tête, dont l'extrémité, munie d'une double couronne de crochets et de quatre ventouses, est animée de mouvements propres.

Malgré son extrême rareté, lés caractères ophthalmoscopiqoes de cette affection sont tellement nets, que le diagnostic en est généralement facile ; c'est à peine si l'on pourrait songer à we luxation du cristallin; mais, dans ce dernier cas, le champ pup3laire est libre et les trois images de Purkinje ne sont plus visibles; de plus, la forme lenticulaire de la masse flottante, sa situation à la partie déclive et l'absence complète de mouvements spontanis rendront toute erreur impossible.

La coloration bleuâtre de la vésicule renfermant le cysticerque ofTre bien quelque analogie avec celle du décollement rélùm» Mais, ici encore, les mouvements propres de l'animal, qui sontTisibles à l'ophthalmoscope, lèveront tous les doutes. On invitera le malade à regarder en bas, dans une direction fixe ; la vésicule, ecdant alors à l'action de la pesanteur, se place à la partie déclive du globe oculaire, et une partie de sa surface apparaît nettement du» le champ pupillaire. En observant pendant quelques instants cette surface sphérique bleuâtre qui se détache nettement sur le fonl rouge de l'ouverture pupillaire, on la verra animée de mouvements vo^culaires , ondulés, comparables aux mouvements péristaltiques.

Mais les difficultés du diagnostic deviennent considérables lors^ qu'il y a simultanément décollement de la rétine, ou que les mi' lieux (le l'œil sont devenus tellement troubles que toute exploration est désormais impossible. On peut alors, en procédant par exclusion, avoir quelques présomptions ; mais chez nous, où l^ cysticerque est extrêmement rare, il ne faudra pas être trop affirmât if dans ces cas douteux.

La présence du cysticerque au sein du corps vitré entraîna ' presque toujours fatalement la perte de l'œil. L'animal p^**'

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