‹ Traité des maladies des yeux. v.2, 1876-77Chapitre 6 sur 146 · DÉTERMINATION DU CHAMP VISDEL · texte numérisé non relu

DÉTERMINATION DU CHAMP VISDEL

DÈTEKMINATIOS DD CHAMP VISUEl..

Il est important de savoir déterminer d'une Taçon approximalive l'étendue du champ visuel : car, dans un certain nombre de maladies, comme Ifiémiopie, par exemple, les modifications qu'il sobit constituent l'un des principaux sj-mptômes.

Plusieurs instruments ont éti- imaginés pour faire celte mensuration.

^ Le ciiin/iimêliv de de Wecker se compose d'un tableau nuir d'un E carré environ, monté sur un pied três-Iourd. de façon à siner de la fixité; à l'appareil. Au centi-e du tableau, qui doit se gouver k tiauleur de l'ieil du malade quand ceiui-ci est assis, B, trouve une petite croix blanche qui sert de point de fixation, t. partir de ce point central rayonnent, du centre à la périme, une série de tiges minces, rigides, supportant de petites nies blanches d'ivoire- Gr&ce à un mécanisme spécial placé iprière le tableau, ces boules peuvent être mises en mouvement

et conduites du centre vers la périphérie, et réciproquement. Le sujet à examiner étant placé en face du tableau, l'œil immobile et dirigé vers le point de fixation, on fait glisser successivement le long des diverses tiges les boules blanches dont elles sont munies, et on arrête le mouvement dès qu'elles commencent à disparaître. La ligne imaginaire qui réunit l'ensemble des points ainsi obtenus marque les limites du champ visuel.

Cet appareil est suffisant pour la pratique, mais il manque de précision quand il s*agit de faire des recherches délicates, ou de résoudre des problèmes d'optique physiologique. 11 est évident, en effet, que de cette façon l'exploration des parties périphériques de la rétine a lieu à une distance beaucoup plus grande que celle des parties centrales. Si, par exemple, le malade est situé à 2 pieds du campimèire, la projection de la macula, perpendiculaire au tableau, le rencontre à peu près à cette distance, tandis que les projections des parties périphériques de la rétine se faisant obliquement, le rencontrent en des points de plus en plus éloignés du centre. Il en résulte que l'exploration de la sensibilité rétinienne des régions correspondantes a lieu dans des conditions plus défectueuses qxie pour les parties centrales.

C'est pour remédier à cet inconvénient qu'Aubert et Porster ont imaginé de projeter les différents points de la surface rétinienne, non plus sur un plan, mais bien sur une surface sphérique concentrique au globe oculaire.

Le périmètre de Forster se compose d'un demi-cercle de 6 centimètres de largeur environ, mobile autour d'un axe horizontal. Sur ce demi-cercle se trouve placé un curseur mobile dans lequel on peut disposer de petits carrés de papier blanc ou diversement colorés, de façon à pouvoir explorer, si on le désire, la sensibilité aux différentes couleurs»

Le malade ayant le menton appuyé sur un support placé audevant de l'appareil, et qu'on peut élever ou abaisser à volonté, dirige son regard vers une petite croix blanche qui occupe le centre du demi-cercle et qui sert de point de fixation. On fait alors glisser le curseur le long du demi-cercle gradué, et on l'arrête dès qu'il cesse d'être aperçu. Le numéro correspondant de la graduation indique l'étendue du champ visuel dans ce méridien.

Veut-on répéter la même opération dans un autre méridien, on imprime un mouvement de rotation au demi-cercle autour de son axe horizontal ; celui-ci est muni d'une aiguille qui indique sur un disque circulaire l'angle de rotation, et, par^conséquent, la position du méridien dans lequel se fait la recherche.

DËTEHHINATION DU CMAUP VISUEL.

Pour rcpfêsenter le champ virih'I ainsi ubleiiu, ou se seil do figura» scbùmatiqups dont U^f rayons, cori^'ipiiiidaiit aux ditTûronlcs posilioDij du méridien, sont divisés eux-mêmes par une sérir de cercles concentriques dont chacun correspond à 5 degriïs du demicercle.

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